Flamanville : comment EDF espère échapper au remplacement du couvercle demandé par l'ASN

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L'ASN exige le remplacement du couvercle d'ici fin 2024 au plus tard
L'ASN exige le remplacement du couvercle d'ici fin 2024 au plus tard (Crédits : Benoit Tessier)
L’autorité de sûreté nucléaire autorise le démarrage de l’EPR sous réserve de contrôles de la cuve lors des visites décennales, et du changement du couvercle au plus tard fin 2024. Mais l’exploitant s’emploie à trouver dans les deux ans un moyen de procéder à des inspections en service du couvercle, qui n’existe pas aujourd'hui, afin d'éviter cette opération dont le coût est estimé à 100 millions d’euros.

« C'est une très bonne nouvelle pour Flamanville 3 », s'est félicité dans une conférence téléphonique ce mercredi 29 juin en fin de journée Laurent Thieffry, directeur du projet, qui s'est empressé de confirmer le planning actuel, à savoir une entrée en service fin 2018.

Plus tôt dans l'après-midi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait rendu publiques « sa position et les orientations qu'elle envisage de retenir pour la cuve de l'EPR ». Le fond de cuve est déclaré apte au service, sous réserve de contrôles effectués lors des visites décennales d'ores et déjà prévues. Le couvercle en revanche, qui présente les mêmes dépassements de teneur en carbone susceptibles de favoriser la propagation de fissures en cas d'accident, devra être changé, faute de moyen existant à ce jour d'en assurer un contrôle après la mise en service de l'EPR. Contrairement aux générations précédentes, le fond de cuve est constitué d'un seul bloc d'acier sans soudure, tandis que le couvercle présente désormais 107 traversées (contre 78 auparavant), ainsi que des soudures et des irrégularités, qui rendent impossible la réalisation d'inspections hors démontage complet, inenvisageable une fois l'EPR en service.

L'ASN exige le remplacement du couvercle d'ici à fin 2024

Aussi, tout en validant la possibilité d'un fonctionnement du couvercle existant «pendant quelques années», une durée qu'il n'a pas précisée, le président de l'ASN Pierre-Franck Chevet s'est montré très ferme : celui-ci devra être changé « au plus tôt » au regard de la faisabilité industrielle. Le temps de fabrication, d'introduction et d'installation d'un nouveau couvercle correspond à 7 ans, ce qui amène à compter d'aujourd'hui à la fin 2024.

"Il s'agit bien là d'une date butoir ferme et non d'une durée d'exploitation", qui s'entend donc indifféremment de la date effective d'entrée en service de Flamanville, a-t-il insisté.

Pierre-Franck Chevet a souligné que le remplacement d'un couvercle était une opération qui a déjà été réalisée à plusieurs reprises sur une partie du parc existant, suite à la découverte de problèmes de corrosion au début des années 1990.

Anticipant cette décision, EDF avait dès le mois d'avril commandé, par l'intermédiaire d'AREVA NP, un « forgé », ce bloc d'acier à partir duquel est ensuite fabriqué le couvercle. Cette pré-commande a été passée auprès d'un aciériste japonais, Japan Steel Works, « précisément pour s'affranchir du problème de ségrégation carbone » découvert sur les composants fabriqués dans l'usine Areva du Creusot, a précisé Laurent Thieffry.

Deux ans pour trouver une solution alternative

Mais l'exploitant ne renonce pas à "relever le défi" d'être en mesure sous deux ans de prouver à l'ASN sa capacité à développer un moyen de procéder à des inspections de contrôle en service sur le couvercle. Cela lui permettrait d'éviter de finaliser la fabrication du couvercle (qui présente la plus forte valeur ajoutée et doit être menée à bien par Areva NP) et, bien sûr, de procéder à son remplacement.

Comment ? En lançant un large appel à compétences internationales bien au-delà du monde du nucléaire, en s'ouvrant à des startups de tous horizons, comme il le fait déjà dans le cadre du programme d'innovation rapide de son chantier « CAP 2030 ».

A quoi correspond ce délai de deux ans ? Pas à des considérations économiques à en croire Laurent Thieffry, et il n'existerait pas de clause contractuelle permettant d'annuler purement et simplement la commande à Japan Steel Works. Mais ce délai figure dans le rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) également rendu public ce jour. « C'est un délai réaliste, précise le directeur de projet. Si nous n'y parvenons pas dans les deux ans, nous n'y parviendrons jamais », affirme-t-il.

En revanche, le mandat de l'actuel président de l'ASN s'achevant en novembre 2018, le prochain pourrait se montrer plus réceptif aux solutions proposées par EDF.

Quelle décision de l'autorité de sûreté chinoise pour Taishan ?

L'exploitant s'octroie en tout état de cause ainsi un délai supplémentaire avant de se résigner au remplacement du couvercle. Mais quelles conséquences aura l'avis de l'ASN (qui ne sera définitif qu'en octobre prochain après une période de consultation publique) sur les partenaires d'EDF, à commencer par le chinois CGN ? En effet, les composants des deux réacteurs en construction à Taishan ont également été fabriqués dans l'usine du Creusot et présentent donc les mêmes anomalies. Les homologues chinois de l'ASN ayant été associés aux travaux des deux dernières années (depuis la découverte par l'ASN des anomalies à Flamanville),  tout comme les Finlandais et les Britanniques, l'autorité de sûreté chinoise dispose de toutes les informations pour prendre sa décision. Quant à l'éventuel remplacement de leurs couvercles, EDF rappelle qu'il n'est pas l'exploitant de ces EPR et qu'il revient à CGN d'en décider au vu de la position adoptée par l'autorité de sûreté.

Les milliers de tests menés ces deux dernières années à la demande de l'ASN et de l'IRSN pour motiver leur décision ont été largement financés par Areva NP,  et au-delà, Laurent Thieffry précise que l'impact financier  global de la ségrégation carbone sera traité au sein du contrat qui lie les deux entreprises dans le cadre de la reprise par EDF d'Areva NP.

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Commentaires
a écrit le 01/07/2017 à 11:50 :
@ BACHOUBOUZOUC BONJOUR : Malgré votre très bon plaidoyer pour le nucléaire je continue à penser et à dire que cette centrale est un véritable danger pour la population quant aux travailleurs employés dans cette centrale ..... POURQUOI DISTRIBU T ON DES CACHETS DE CE NE SAIS PLUS QUOI AUX HABITANTS PROCHE DE CETTE CENTRALE POURQUOI il arrive que le lait récolté près de cette centrale soit jeté ? trop de mensonges sur le nucléaire !
a écrit le 29/06/2017 à 19:16 :
Un chantier de cette importance, retardé plusieurs fois, sans maitrise du coût final, c'est déjà une catastrophe nationale, avec (encore) Areva aux commandes. Des alertes avaient été lancées il y a 3 ans sur la ségrégation du carbone dans la plus grosse pièce métallique, forgée chez Creusot Forge. Pour la non conformité avec le cahier des charges, le terme "falsification" a été prononcé par le président de l'ASN .
La dilution des responsabilités dans la chaine de commande fait craindre le pire . Avec un nouveau délai, on remet simplement le couvercle sur la marmite, c'est le cas de le dire ! Voir le dossier dans le journal de l'environnement : Creusot Forge : le plus gros incident générique du nucléaire français .
a écrit le 29/06/2017 à 17:55 :
Si le couvercle est remis en cause...il faut y joindre le fond de cuve qui doit présenter les mêmes caractéristiques eh...la c' est une autre histoire ce qui me fait penser qu'on est dans la pompe à fric, loin de la notion de sécurité...
Réponse de le 29/06/2017 à 19:20 :
Même si l'acier était exactement le même pour ces deux pièces, ce qui n'est pas le cas, ces deux pièces sont différentes par leur forme, par les traversées qui équipent le couvercle et qui compliquent son inspection. D'où la différence de traitement.

Si vraiment quelqu'un avait la volonté de cacher ce dossier auquel personne, en dehors des experts, ne comprend rien, à commencer par les journalistes, alors pourquoi l'avoir révélé au grand public en premier lieu ?

C'est drôle, ce dossier a été communiqué à la presse par soucis de transparence, et EDF en ressort suspect tout ça parce que les experts n'ont pas fourni la conclusion qu'une bande de gens totalement ignares du sujet espéraient.
Réponse de le 30/06/2017 à 10:56 :
On est totalement dans une démarche rationnelle, qui n'exclut pas la prise en compte des aspects économiques.
En effet, le fond de la cuve n'est par percé de traversées d'instrumentation, ce qui a deux avantages : d'une part, on est capable de le contrôler par divers procédés et donc de prévenir une éventuelle dégradation. D'autre part, il n'y a aucun point faible, contrairement au couvercle où les traversées sont soudées, donc peuvent fragiliser le métal de base.
Réponse de le 30/06/2017 à 15:25 :
Lisez le rapport, documentez vous sur la mécanique des matériaux (la problématique de la concentraion de carbone est vieille comme la lune), comprenez que derrière ces conclusions il ya des gens très qualifiés et pointus qui ont bossé 1 an.
Et arrêtez de voir le mal partout, tout projet a des risques, l'essentiel est de les mesurer et de mettre en place les procédures correctives ad hoc.
a écrit le 29/06/2017 à 17:43 :
@ BONJOUR : Je demeure à environs 50km de cette centrale nucléaire je n'ai aucune confiance à tous les baratins que les experts débitent à longueur de journée ! COMBIEN DES DECIDEURS DEMEURENT PRES DE CE TOMBEAU ? il y a de nombreux cancers de la tyroïde je n'irai pas jusqu'à dire que nous battons tous els records dans les départements proches du notre la MANCHE mais il y a quand même de quoi s'inquiéter !
Réponse de le 29/06/2017 à 19:24 :
La probabilité d'occurence de cancers et de leucémies à proximité des centrales est un sujet bien étudié, notamment par l'IRSN. Il n'a jamais été découvert quoi que ce soit d'alarmant.

Je vous rappelle que les premiers exposés aux risques à proximité d'une centrale nucléaire, s'il y en a, sont les salariés de cette centrale ! Qui y vivent avec leurs familles.
Réponse de le 30/06/2017 à 15:32 :
Inquiétez vous plutôt des automobiles (1.3 M de mort /an dans le monde, 4 à 5 000 en france), la cigarette (j'ai pas le chiffre précis, mais c'est dans les 10 fois plus), l'absence de sport, etc....
Et dites vous que si ce stress horible vous conduit à déménager, la probabilité que vous vous blessiez en déplaçant vos cartons est infiniment supérieure à celle de contracter une maladie liée à l'exploitation d'une centrale.
Réponse de le 20/09/2017 à 16:02 :
J'ai vécu 25 ans à côté de la centrale du Bugey. Je n'ai jamais rencontré personne n'ayant eu un proche avec la leucémie ou le cancer de la tyroïde.

Des tas d'hommes politiques habitent dans les rayons d'action des centrales (dans les bouches du Rhone par exemple). Et ils font comme tout le monde : ils passent à côté sans crainte ni appréhention.
Perso, je flippe beaucoup plus quand je passe à côté d'une usine Vico, le roi de la chips, avec les odeurs ignobles qui s'en dégagent.
a écrit le 29/06/2017 à 15:10 :
Et le principe de précaution face à une pièce majeure (le couvercle de la marmite ) pas parfaite pour une nouvelle génération de centrale nucléaire ... si une fissure suivie d'une fuite voire pire apparaît avant 2024 que dit Mr Hulot sur le sujet il est plus facile de taxer les automobilistes que d'affronter la puissance des décideurs du nucléaire!
Réponse de le 29/06/2017 à 19:27 :
Aucune pièce n'est parfaite parce que c'est physiquement impossible. Tout ce qu'on peut se demander, c'est si ses imperfections permettent ou non de répondre au besoin. Et ici les experts ont répondu à peu près oui.

Je vous rappelle que les ailes de l'avion qui vous transportent, les pièces de la ceinture de sécurité qui vous maintient dans votre voiture, ou encore la Cocotte-Minute qui peut vous exploser à la figure dans votre cuisine présentent aussi des fissures !
Réponse de le 30/06/2017 à 15:34 :
Le principe de précaution est parfaitement appliqué, car justement le changement d'ici 2024 est de la précaution. Il est probable que ce couvercle puisse tenir 50 ou 100 ans, mais par précaution on va le changer (ou vérifier qu'il ne se dégrade pas).
a écrit le 29/06/2017 à 14:19 :
après toutes les magouilles politiciennes et les désastres de centrale pourquoi ne pas recuperer la pièce sur le réacteur superphenix (qui fut aussi un désastre) en cours de demantellement
Réponse de le 30/06/2017 à 15:35 :
Heureusement que les ingénieurs du nucléaire sont plus sérieux que vous !!
Vous êtes du genre à mettre un pare brise de R25 sur une Renault Espace ?
a écrit le 29/06/2017 à 14:15 :
après toutes les magouilles politiciennes et les désastres de centrale pourquoi ne pas recouper la pièce sur le réacteur superphenix (qui fut aussi un désastre) en cours de demantellement
a écrit le 29/06/2017 à 13:54 :
Le nucléaire, une immense magouille d'Etat entre decideurs publiques qui se croient impuni et au-dessus des lois.
Magouille sur le non-provisionnement du demantelement, magouille sur l'assurance Responsabilité Civile quasi-inexistante (700 million € / reacteur de couverture), magouille sur le cout de poubelle nucléaire de Bure, magouille sur la fermeture de Fessenheim (accorde-moi l'EPR sinon je ne ferme pas Fessenheim), magouille maintenant avec l'Etat sur le remplacement du couvercle.
Le probleme c'est qu'on peut magouiller avec l'Etat francais car les petits copains de promo sont aux manettes et que les Francais sont des veaux, mais avec les Finlandais, les Anglais et les Chinois, on ne magouille pas.

Sur, ce vais changer de fournisseur pour un autre, en EnR.
Réponse de le 29/06/2017 à 20:26 :
Sur les provisions pour le démantèlement et les déchets, après vous l'avoir dit pas plus tard qu'avant-hie, je vous rappelle qu'EDF avait déjà provisionné de mémoire 28 milliards d'euros sur les 62 milliards qu'il juge nécessaire au final (voir le rapport de la Cours des Comptes de janvier 2012, à la page que je vous ai cité dans mon précédent commentaire). Vous pouvez juger ce montant insuffisant, mais aucun expert ou comptable qui a étudié sérieusement la question à Paris ou à Bruxelles n'a rien trouvé à y redire.

Concernant l'assurance du nucléaire, vous savez aussi bien que moi que la convention de Paris qui régie tout ça est en cours d'amendement. Par ailleurs, ça ne pose pas vraiment problème, ce coût d'assurance étant assez négligeable par rapport aux coûts complets du parc.

Quant à l'"arnaque" de Fessenheim, je vous rappelle que le problème vient du gouvernement, qui exige la fermeture de cette centrale sans raison rationnelle.

Et enfin, sur le couvercle, je me permets de vous faire remarquer que vous ne connaissez, que je sache après avoir débattu longtemps avec vous, rien à la métallurgie, rien aux équipements sous pression, et rien aux données propres à cette cuve et ce couvercle. Mais que vous vous permettez quand même de juger les conclusions de ces experts.
Réponse de le 30/06/2017 à 15:37 :
La bonne blague sur les Chinois ! Les chinois font appel aux compétences françaises dans le nucléaire car ils savent pertinement que si ils font tout seul, ils vont se prendre une catastrophe vue les magouilles internes.
a écrit le 29/06/2017 à 12:39 :
METTRE EROUTE Un EPR DANGEREUX EN MARCHE ALORS QU IL Y A DES DOUTE SERIEUX DE SECURITE NUCLEAIRE? RIEN QUE POUR SAUVE UNE EMTREPRISE EN FALLITE EST CONPLETEMENT FOU? IL SONT DEVENUE FOU???
Réponse de le 20/09/2017 à 16:08 :
Personne ne mettra rien en route s'il y a des doutes sérieux. Personne. Jamais. L'ASN est là pour ça. Donc restez calme.
a écrit le 29/06/2017 à 11:02 :
AREVA, quel désastre ! car groupe public, ça prédispose certes, mais beaucoup de groupes privés font pareil ; lorsque l'actionnariat est défaillant, les dirigeants sont mauvais, les syndicats trop puissants, et il n'y a plus de conscience professionnelle.
a écrit le 29/06/2017 à 10:29 :
On comprend mal le titre : "Flamanville : comment EDF espère échapper au remplacement du couvercle demandé par l'ASN", alors que dans les médias on a publié que l'EDF avait déjà commandé un nouveau couvercle......
Il semble que les problèmes du remplacement du couvercle sont nettement plus compliqués en pratique qu'on pourrait le croire. Une telle opération doit dans les plans de conception et de construction avoir été prévue - Or en regardant ces derniers développement, on doit croire que ceci n'est pas le cas.
Réponse de le 29/06/2017 à 12:09 :
c'est précisément l'objet de l'article...une pièce d'acier nécessaire à la construction d'un nouveau couvercle a en effet été commandée mais la construction prend 7 ans et EDF se donne 2 ans pour chercher en parallèle des solutions pour pouvoir faire des contrôles (aujourd'hui impossibles après la mise en service) sur le couvercle et éviter ainsi de devoir le changer/
Réponse de le 20/09/2017 à 16:11 :
Je suppose qu'ils prendront un couvercle d'un autre projet... Ou alors ils assumeront le retard. L'ASN ne laissera pas bâcler le travail, de toute façon.
a écrit le 29/06/2017 à 9:29 :
Qu'il y ait des problèmes techniques ou technologiques sur de nouveaux projets, c'est presque normal. Ce qui l’est moins, c'est la manière dont cela a été corrigé, ou traité parce-que cela ne donne pas l'impression que les problèmes seront définitivement résolus.
Ce qui voudrait dire qu'il y a une (nouvelle) prise de risque, ou un changement de thermomètre ?

Un futur cas d’école pour les formations de conduite de projets. Il serait intéressant de reprendre l'historique du déroulement du projet et d'analyser les phase où ça a dysfonctionné.

Il est vrai que le secteur ne se prête pas au travail colaboratif ou aux échangés d'idées.
Réponse de le 30/06/2017 à 15:45 :
Il n'y a pas prise de risque, c'est faux.
Le couvercle devrait tenir un siècle, mais du fait des ces concentrations, il pourrait ne tenir que 20 ans (avec une très très faible probabilité). Alors on va le changer au bout de 7. (Ou bien vérifier que otut va bien dans 7 ans)

Votre moteur de voiture peut lacher à 400 000 km - le changez vous au bout de 5 000 km ? non car en le changeant vous prenez aussi des risques
a écrit le 29/06/2017 à 7:47 :
Normands du Cotentin demandons aux Bretons comment interpréter cette décision de l'ASN ?
a écrit le 29/06/2017 à 6:53 :
Et nous, ne réagissons pas!
Nous n'existons plus car nous ne sommes plus acteurs dans notre société mais spectateurs. Des spectateurs qui ne choisissent mais pas......
Des fantômes en quelque sorte....
Effrayant non?
Réponse de le 30/06/2017 à 15:41 :
On n'est pas des fantômes,on a une entité indépendante et expertée, financée par nos impots pour vérifier qu'EDF/Areva ne font pas n'importe quoi.
a écrit le 29/06/2017 à 6:02 :
Les francais devraient se souvenir que le "provisoire" en France est fait pour durer.
Comment est- il concevable apres Tchernobyl, puis Fukushima d'etre aussi leger avec le nucleaire?
Hallucinant.
Réponse de le 30/06/2017 à 15:40 :
C'est vous qui êtes bien léger en comparant Tchernobyl et Fukushima avec ce problème de micro-fissure.
Ces 2 accidents n'ont rien à voir avec la qualité du couvercle, et même avec un courvecle 100 fois plus costauds, cela n'aurait rien changer.

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