Nucléaire: le gouvernement annoncerait la fermeture de réacteurs d'ici 2028
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Centrale nucléaire
CC / Pixabay
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L'exécutif va annoncer fin novembre entre 0 et 6 fermetures de réacteurs nucléaires d'ici 2028 dans le cadre de la future programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), hors celles déjà actées des deux réacteurs de Fessenheim qui seront les seules du quinquennat, selon un document gouvernemental obtenu par l'AFP.
Le document recense trois scénarios :
L'objectif de 50% d'électricité nucléaire est atteint en 2035 dans les deux premiers, mais attend 2040 dans celui de Bercy. Les scénarios prévoient une part de 40% d'électricité renouvelable, atteinte en 2030, 2032 ou 2034 suivant les trois cas.
Sollicité par l'AFP sur ces informations, Matignon n'a pas fait de commentaires "sur des scénarios préparatoires à une décision". Très attendus, les arbitrages finaux d'Edouard Philippe et d'Emmanuel Macron sont désormais imminents: "des annonces seront faites la semaine prochaine", a confirmé Matignon.
Interrogé dimanche dernier lors du Grand rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Échos au sujet de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui définira la stratégie de la France sur dix ans et doit être publiée avant la fin du mois, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a répondu que 2035 était "l'échéance sur laquelle nous travaillons".
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La loi de transition énergétique de 2015 prévoyait que cette part du nucléaire soit ramenée à 50% "à l'horizon 2025". Mais Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy qui a démissionné fin août, avait abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise, mais en évoquant un horizon entre 2030 et 2035.
Actuellement, le nucléaire représente plus de 70% de la production d'électricité française, contre une part inférieure à 30% en moyenne en Europe.
Quand François de Rugy était candidat à la primaire de la gauche de 2017, il prônait une sortie du nucléaire à l'horizon 2040 et l'objectif de 100% d'électricité d'origine renouvelable en 2050.
"Notre stratégie n'est pas en train d'étouffer la filière nucléaire française, mais son avenir n'est pas garanti", a-t-il ajouté, avant de mentionner la faillite d'Areva et les incertitudes qui entourent les nouveaux réacteurs EPR, en termes de "fiabilité, sécurité et compétitivité".
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Un rapport commandé par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire et le prédécesseur de François de Rugy, Nicolas Hulot, prônait la construction de six EPR à compter de 2025, rapportaient Les Échos en août.
(avec agences)
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