Énergie : le gouvernement travaille sur 50% d'électricité nucléaire en 2035

 |   |  461  mots
La loi de transition énergétique de 2015 prévoyait que cette part du nucléaire soit ramenée à 50% à l'horizon 2025. Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy , avait abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise.
La loi de transition énergétique de 2015 prévoyait que cette part du nucléaire soit ramenée à 50% "à l'horizon 2025". Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy , avait abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise. (Crédits : Reuters)
Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a confirmé dimanche un horizon évoqué en septembre par le Premier ministre. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui définira la stratégie de la France sur dix ans, doit être publiée avant la fin du mois.

Le gouvernement travaille à ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% d'ici à 2035, a déclaré dimanche le ministre de la Transition écologique François de Rugy, confirmant un horizon évoqué en septembre par le Premier ministre.

Interrogé lors du Grand rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos au sujet de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui définira la stratégie de la France sur dix ans et doit être publiée avant la fin du mois, François de Rugy a répondu que 2035 était "l'échéance sur laquelle nous travaillons".

"On est obligé de faire une opération vérité"

La loi de transition énergétique de 2015 prévoyait que cette part du nucléaire soit ramenée à 50% "à l'horizon 2025". Mais Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy qui a démissionné fin août, avait abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise, mais en évoquant un horizon entre 2030 et 2035.

"On est dans ces échéances-là, on est obligé de faire une opération vérité", a précisé le ministre. "La loi de 2015 faisait référence à une promesse de 2012, et entre 2015 et 2017 il ne s'est pas passé grand-chose. Donc on a perdu du temps, et donc on va refixer le cap".

Actuellement, le nucléaire représente plus de 70% de la production d'électricité française, contre une part inférieure à 30% en moyenne en Europe.

L'avenir de la filière française "pas garanti"

Début septembre, le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué simplement "l'horizon 2035", et Matignon avait précisé que l'arbitrage sur la date précise serait tranché dans la PPE. Quand François de Rugy était candidat à la primaire de la gauche de 2017, il prônait une sortie du nucléaire à l'horizon 2040 et l'objectif de 100% d'électricité d'origine renouvelable en 2050.

"Mais je suis dans un gouvernement, nommé par Emmanuel Macron (...) Son programme c'était 50/50, donc on est dans ce cadre-là", a-t-il dit dimanche.

"Notre stratégie n'est pas en train d'étouffer la filière nucléaire française, mais son avenir n'est pas garanti", a-t-il ajouté, avant de mentionner la faillite d'Areva et les incertitudes qui entourent les nouveaux réacteurs EPR, en termes de "fiabilité, sécurité et compétitivité".

Un rapport commandé par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et le prédécesseur de François de Rugy, Nicolas Hulot, prônait la construction de six EPR à compter de 2025, rapportaient Les Echos en août.

"Je ne vois pas comment on pourrait décider aujourd'hui de commander de nouveaux EPR alors que la fiabilité technologique n'est pas démontrée et la compétitivité économique non plus", a commenté François de Rugy.

(Avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/11/2018 à 19:33 :
Quand l'on sait avec quoi est fait les panneaux solaires (matériaux rare) et que la plupart des "gros pollueur" ne sont pas inquiété ni ne participer aux efforts y'a de quoi ce marrer. Ce mec vous enfume à plein nez et vous tombez dedans ...
a écrit le 19/11/2018 à 16:59 :
J'ai demandé un devis pour des panneaux solaires (autoconsommation) à Edf.Enr.
La somme demandée pour 3kw est amortissable en 35 ans,dans mon cas! Sans compter la maintenance (onduleur ). Donc,c'est non.
Pourtant ,ça m'intéresse.J'ai vu qu'en Allemagne,plus de 20% des maisons sont équipées.Alors? C'est moins cher?plus performant?
a écrit le 19/11/2018 à 13:07 :
La solution pour arriver à 50% de nuke et donc plus d'EnR en 2035 est connu : liberaliser les EnR et cesser de les etouffer par de reglementations soi-disant faites pour les reglementer, en realité destinées à les freiner : refus des ABF, limite de 100 kW par projet solaire, freins à l'auto-consommation .....
a écrit le 19/11/2018 à 12:56 :
Je vous engage à regarder ce site :
https://www.electricitymap.org qui montre l'intensité carbone par pays.
on y voit clairement la répartition des sources d'énergies, en temps réel et par pays.
L'Allemagne est ce matin à 12% de nucléaire, mais 30% de charbon et 48% d'éolien (303g)
L'Espagne est à 14% de nucléaire,19% de charbon,37% de gaz, 17% d'hydro,3% d'éolien (369g)
La FRance est à 61% de nucléaire,8% d'éolien,7% d'hydro (110g)
La Pologne 663g ! 75% de Charbon!
Que veut-on pour nos enfant? Moins de carbone?
a écrit le 19/11/2018 à 12:47 :
Au moment où le gouvernement pousse a l'automobile tout éléctrique fermer les centrales nucléaires est un non sens.
Comme d'habitude le loby écolo n'est pas a une connerie près....ce F. de Rugy est
plus que kon!
Réponse de le 20/11/2018 à 7:43 :
Conclusion, il ne faut jamais mettre une écologiste au ministère de l'écologie c'est un non sens. Mais quand tout aura été sabordé par le dogme du CO2 on viendra pleurer.
a écrit le 19/11/2018 à 12:40 :
Pourquoi 50% de nucléaire en 2035 ?


Il faudrait pour cela commencer par résoudre les gros problèmes techniques et financiers liées au vieillissement des aciers des cuves des réacteurs.

Mais la part du nucléaire pourrait davantage être réduite, avec de nouvelles solutions materiaux ( que l'on a commencé à exploiter industriellement surtout en Asie et que visiblement on a pas l'ait de connaitre encore au CEA) qui permettraient de produire nettement moins cher ( nettement moins cher que le nucléaire) certaines des énergies renouvelables ( Voir publication récente
dans MATERIALS TODAY Proceedings Vol.5 (2018 13816-13826).

Les mêmes materiaux permettraient d'augmenter la fiabilité et la longévité des réacteurs nucléaires. Sans vouloir entrer ici dans les polémiques sur le problème des approvisionnement en uranium, et sur le retraitement et le stockage des déchets nucléaires.
a écrit le 19/11/2018 à 11:15 :
Besoin d'un nucléaire plus propre, moins producteurs de produits de fission, de plutonium pour le cycle aval du combustible. Le reacteur EPR N°3 de Flamanville devrait permettre celà en France et en Europe. Mais l'objectif des 50% de la part du nucléaire dans le parc electronucléaire français devrait s'établir pour l'année 2035 soit dans 2 générations. En 2035, j'aurais plus que 1 an de travail avant d'avoir une retraite pleine commencé en 1996 a 22 ans. 2035 c'est dans 17 ans donc on doit pouvoir prévoir les effets du changement climatique sur deux générations. Mais oui nous devons avoir un nucléaire plus sur et plus propre. Contrairement à ce qu'on pensait le monde du nucléaire n'est pas mort en France même si l'on ferme Fessenheim , mise en service en 1977 d'ici 2021. Le monde continuera à produire de l'electricité d'origine nucléaire et en même temps protégé l'environnement face aux aléas climatiques.
Donc oui d'ici 2035, il faudra penser à repenser notre modèle de production electronucléaire et d'ici là faire que les plus vieilles centrales puissent peut-être durer jusqu'à ce qui serait une sorte de defi sans concession du monde du nucléaire.
a écrit le 19/11/2018 à 10:20 :
Dualité, complémentarité, ou changement complet ?
Le problème est double et on voit en ce moment les contradictions, non pas spécialement des décisions, mais des exigences des populations. Puisqu’il s’agit aussi d’énergie dans les manifestations de mécontentements actuels, pourtant les prix des carburants sont historiquement bas. Il est vrai que le contexte permet de raconter n'importe quoi et de manifester son mécontentement à tout propos. Une forme de cacophonie qui sonne faux, tant les exigences de "moins de taxes" et de "plus de dépenses" sont antinomiques ou anachroniques. Certes les taxes ne vont pas toutes à l’écologie, mais elles vont indirectement à des infrastructures, au financement des services publics, à la SNCF ou à d’autres groupes qu’il faut renflouer, services dont tout le monde profite y compris les mécontents. Passons.

Si l’avenir n’est pas garanti dans le nucléaire, changeons de technologie. Pas du jour au lendemain, mais il faut bien commencer un jour.

Parmi les points positifs, il y a la volonté de chiffrer, avant de faire des choix et pour le moment est-on capables de faire l’addition de l'indispensable besoin de sécurisation du nucléaire, du traitement des déchets et autres interrogations sur l’évolution de la technologie ?
Si le coût devient disproportionné, que faire ? Confier nos centrales à des grandes puissances ou à des sous traitants, ou dépenser des fortunes pour les maintenir ?
Dans les deux cas il est peu probable que l'on maîtrise par la suite notre indépendance énergétique et économique.
Et si des irresponsables belliqueux, ou des gens sans scrupules arrivaient au pouvoir, leur confierait-on les clefs du nucléaire ?
Nos alliés ou voisins nous laisseraient ils faire n’importe quoi ? et autres incertitudes…

Nous sommes dans des phases de mutations profondes, géopolitiques, environnementales, climatiques, économiques, ce qui fut n'est plus, y compris et surtout les phases de croissance débridée. Y compris le faux semblant de puissance illimitée et à bas prix que procurait le nucléaire, sauf en termes de dissuasion peut être.
La puissance est dans l’union, dans l’agilité, dans l’adaptation, dans les technologies, dans l’économie, dans la maitrise de l’économie.
Fondamentalement, les ressources sont limitées, épuisables, comme celles des budgets, mieux vaut donc miser sur celles qui ne le seront jamais. L’intelligence, le progrès durable, le renouvelable, le solidaire.
S’il faut raisonner à la fois au niveau mondial, que local, vouloir contenter tout le monde sans changer ou ajuster aucune variable, l’équation est impossible. Voire irrationnelle et si nous devenons irrationnels, mieux vaut sécuriser et restreindre certaines technologies.
a écrit le 19/11/2018 à 10:00 :
on arrete le nucleaire, on coule les centrales, on vote des taxes qui mettent l edf au tas, puis finalement on change d'avis, on refait du nucleaire, on demande a edf d'investir, puis on rechange d'avis, on revote une loi avec une taxe, en demandant de fermer les centrales pas encore ouverte mais deja en travaux, avec une loi une taxe, puis on ressort une autre loi avec une autre taxe qui oblige edf a investir, puis............
voila, votre pays
a écrit le 19/11/2018 à 8:45 :
""Je ne vois pas comment on pourrait décider aujourd'hui de commander de nouveaux EPR alors que la fiabilité technologique n'est pas démontrée et la compétitivité économique non plus","

Hé oui, une horloge même cassée donne deux fois la bonne heure par jour.

Le nucléaire a été un des plus beau gâchis de l'histoire française parce que comme d'habitude on l'a confié à des gens qui ne pensent qu'à la centralisation des pouvoirs à savoir contrôler tout et tout le monde.

Du coup, bêtement, criminellement nous avons mit en place des mégas réacteurs d'un mètre cube de combustible que nous ne sommes pas capables de contrôler, cf Fukushima et Tchernobyl alors que si nous avions parié sur des petits réacteurs à l'échelle d'un département ou d'une ville on aurait pu vendre cette technologie beaucoup plus sûr car on sait neutraliser un petit réacteur, bien plus rapidement et de cette rentrée d'argent investir vers des réacteurs plus efficaces et les vendre à des villes ou des régions dans le monde.

Mais non, moi le général je veux tout contrôler et au final j'ai généré une innovation interessante au demeurant mais dont la logique de la suprématie du pouvoir à tout faire foirer.
a écrit le 19/11/2018 à 8:42 :
La logique, et donc la sagesse, est de commencer à renouveler notre parc de centrales, car les voeux pieux ne seront pas satisfaits. Il reste simplement à déterminer sur quels taux de renouvellement de centrales on se positionne, sans introduire de religion.
Réponse de le 19/11/2018 à 9:40 :
Si c'est pour les remplacer par des trucs à 15 milliards l'unité, bourrés de malfaçons parce que construit par des polonais payés au lance pierre, on peu en faire l"économie.

Sans introduire de religion, le nucléaire produit des déchets toxiques pour des centaines de milliers d'année et qu'on ne sait actuellement pas neutraliser.

Est ce qu'on doit, au prétexte de résoudre une dette pour ne pas la laisser à nos enfants, leur laisser à la place des montages de déchets mutagènes?
Réponse de le 19/11/2018 à 11:48 :
15 milliards, ce n'est jamais que la moitié du budget du Ministère de la transition énergétique. On peut en supprimant tous ces coûts en construire deux par an selon vos chiffres..et pour les usines de recyclage, on sait très bien faire, on est en passe de finaliser la vente d'une usine aux chinois..
a écrit le 19/11/2018 à 3:13 :
les écolos c'est comme les trotskistes: des traîtres à la nation
a écrit le 18/11/2018 à 22:46 :
50 % de nucléaire... 0 % de nucléaire... 2025, 2035, 2040... EPR, pas EPR... Diesel en 2008, électrique en 2018... Financer le pouvoir d'achat, augmenter les taxes... Ca sent quand même les apprentis sorciers... L'Etat est-il vraiment à la hauteur ?
a écrit le 18/11/2018 à 20:07 :
Il est faux de relayer sans rien connaître au sujet le problème d'intermittence des renouvelables en Europe et au passage de prendre les scientifiques et ingénieurs du secteur de l'énergie pour des débutants. L'Europe fonctionne sur le réseau Entso-e de 41 opérateurs et déjà 39 pays. Les améliorations d'interconnexions sont en cours si on se donne la peine d'analyser les rapports semestriels d'Entso-e et ceux des différents opérateurs nationaux. On dispose de plus de 30 ans de données éoliennes très précises en Europe du Nord. En Allemagne par exemple sur de nombreuses années on a moins de 160 épisodes de 5 jours avec une production éolienne terrestre inférieure actuellement à 5 GW et chaque année un épisode de seulement 10 à 14 jours de vents faibles. Et toutes les interconnections ne sont pas encore effectuées. Ce n'est rien comparé à la fois aux progressions du réseau et surtout au potentiel de stockage excédentaire notamment P2G en Allemagne comme en France parmi d'autres pays de 6 mois et 2 mois respectivement donc très supérieurs aux besoins toutes conditions climatiques confondues.

Par contre on oublie de préciser que le nucléaire est plus vulnérable que les renouvelables avec le réchauffement climatique comme différentes études scientifiques l'ont démontré. On a ainsi pu voir en 2003, épisode de canicule qui sera de plus en plus fréquent, que 17 de nos réacteurs ont dû être arrêtés, sans compter plusieurs autres en Europe. De même que cet été ont du être arrêtés des réacteurs entre autres en Suède, Finlande sur la mer Baltique et Allemagne. Le solaire par exemple lui a eu un rendement un peu moins bon avec la chaleur mais n'a pas failli du tout. Et le solaire thermique peut faire du chaud comme du froid avec un bien meilleur Cop qu'une pompe à chaleur et avec très peu, voire sans consommation électrique selon les procédés, et sans gaz frigorigène souvent à très haut effet de serre comme les climatiseurs qui se vendent au rythme de plus d'une dizaine par seconde dans le monde qui et vont être à l'origine d'une forte demande d'électricité mondiale estivale à l'avenir avec des risques de coupures des systèmes centralisés classiques comme c'est la cas lors des épisodes climatiques dans divers pays qui amènent les gens à se tourner vers les micro-réseaux renouvelables pour sécuriser leur énergie.
Réponse de le 18/11/2018 à 23:10 :
Vous ne me semblez pas franchement maitriser le sujet. Je vous invite à consulter le site de Jean-Marc Jancovici, qui sait de quoi il parle. Par exemple ici :
https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/
Réponse de le 20/11/2018 à 6:32 :
Pouvez-vous précisez par quels moyens arrive-t-on en Allemagne et en France à stocker respectivement 6 mois et 2 mois d'électricité? Merci d'avance
a écrit le 18/11/2018 à 17:22 :
Comme d’habitude, notre ministre ne dit que des bêtises: il n’est pas plus possible de se passer de 50% de nucléaire en 2035 qu’en 2025. Ce n’est pas une question de date mais d’intermittence. Si toute l’europe est sur du renouvelable, qui fournira l’électricité une nuit d’hiver par un anticyclone sur une semaine. Personne et ce sera un black-out complet. Maintenant, en parlant de 2035, cela ne mange pas de pain: d’ici là les allemands auront avoué ne pas pouvoir se passer de leurs centrales nucléaires, les espagnols n’auront pas fermé leurs centrales à charbon, les russes n’auront plus de gaz à nous vendre et le prix du kwh sera si haut qu’on sera bien content du prix de l’epr et les écolos bobos les premier.s.
a écrit le 18/11/2018 à 16:12 :
Les pays autour de nous qui passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 : Espagne, Portugal, Italie, Suisse, Allemagne, Danemark, Norvège, Ecosse, Irlande, Pays-Bas, Belgique, Pays Baltes, Grèce, la Suède probablement à la fin de son nucléaire. Ne reste donc que la GB avec nucléaire très partiel, idem pour la Finlande. Plus loin déjà la Californie, l'Australie, Taïwan etc. Et pourtant le charbon et le gaz reculent, le nucléaire plafonne à quelques 10% de l'électricité mondiale et va encore voir sa part se réduire au cours des prochaines décennies.
Réponse de le 18/11/2018 à 17:31 :
Pas d’accord polytech: personne ne pourra être à 100% de renouvelables. Ce sont des annonces sans aucun support théorique. On se revoit dans 10 ans quand tous ces pays pleureront leurs investissements infructueux
Réponse de le 18/11/2018 à 23:03 :
"Les pays autour de nous qui passent aux 100% renouvelables entre 2025 et 2050 " Vous vous laissez emporter par votre idéologie : votre phrase est incohérente. Vous mélangez le présent et le futur. Des pays envisagent de passer aux renouvelables entre 2025 et 2050 (ca engage à rien, les dirigeants ne seront plus là). Il est certain pour différentes raisons techniques que ça ne sera pas le cas ! D'ailleurs l'Allemagne, dont les centrales nucléaires fournissent 10 % de sa production, commence à se poser des quiestions sur l'abandon du nucléaire qu'elle avait annoncé un peu vite !!!
Réponse de le 21/11/2018 à 9:44 :
L'Allemagne 100% renouvelable! Regardez la carte en temps réel de ElectricityMap ==>
Charbon = 40% (30GW sur 46GW d'installé
Eolien = 22% 16GW sur 58GW d'installé
Solaire = 177MW sur 44GW d'installé (il y a pas de soleil aujourd'hui)
Gaz 10% 7GW sur 29GW d'installé.
Nucléaire 12% 9GW sur 9,5 GW d'installé
Il ne suffit pas d'avoir des capacités d'installées, effectivement l'Allemagne possède énormément de capacité en Eolien et solaire, mais en hiver, le solaire est très faile, et l'éolien n'est pas à 100% . Résultat , ils utilisent le charbon, et encore le nucléaire est encore là (utilisé à 100%)
a écrit le 18/11/2018 à 15:43 :
C'est bien beau de trouver que le nucléaire, c'est trop de déchets,
que les éoliennes sont des pollutions visuelles,
que le charbon et le fioul, c'est trop de CO²,
que les panneaux solaires, c'est trop de terres rares, etc etc
... mais au final, que nous laissent-ils ???
J'imagine ce que va devenir le prix de l'électricité avec moitié moins de nucléaire, surtout si, comme le gouvernement nous le demande par ailleurs (voire il veut nous y contraindre) tout le monde passe à la voiture électrique !!!
Bon, d'ici là, ils nous expliqueront qu'il faut surtaxer les batteries parce que c'est compliqué à recycler !!!
Moi, j'aimerais bien entendre une chose de la part de ces énarques : Au Final, quelle VRAIE solution propose-t-il ??? (à part ne plus se déplacer, ne plus se chauffer, ne plus s'éclairer et ne plus manger (parce que produire, ça pollue!)
Réponse de le 18/11/2018 à 16:04 :
Mais non mais non il y a des solutions ! Le lithium, cobalt etc çà se recycle très bien mais il faut surtout penser à rapporter ses piles etc dans les bornes de recyclages piles des magasins car les batteries de véhicules ont leur filière. On a l'embarras du choix entre l'éolien terrestre et offshore + le solaire PV et thermique + CSP etc + le biogaz, + la méthanation + l'hydrogène + l'hydro + le fluvial + la gazéification + les différentes formes de géothermie + l'éolien flottant + les interconnections + les stockages intersaisonniers + les bâtiments, quartiers, communes etc producteurs d'énergie, l'efficacité énergétique etc. C'est juste une question d'optimisation dans chaque situation et région et d'aspects économiques. Faut pas vous décourager, les transition çà demande du temps mais il y a de multiples évolutions en cours partout, il faut juste s'habituer à recycler au maximum et pas faire comme maintenant. Voyez combien de piles, batteries ou tél et autres produits électriques que vous avez dans vos armoires et qui devraient aller au recyclage et multipliez par le nombre de français !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :