Plafonnement du prix du gaz : l'UE se donne quelques jours pour trouver un impossible consensus
Juliette Raynal
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DADO RUVIC
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Des discussions « longues », « intenses », « difficiles »... Ce mardi 13 décembre, les ministres européens de l'Énergie se sont rencontrés une énième fois pour tenter de se mettre d'accord sur un plafonnement du prix du gaz. En vain. « Nous ne sommes pas parvenus au consensus », a reconnu vers 20h00 Jozef Síkela, le ministre de l'Industrie tchèque, lors d'une conférence de presse, initialement programmée à la mi-journée.
La question du prix à partir duquel le mécanisme de correction de marché se déclenche sera de nouveau discutée le 19 décembre prochain à l'occasion d'un autre conseil extraordinaire des ministres de l'Energie.
« J'espère que la République Tchèque va parvenir à décrocher cet accord avant Noël. Ce serait un très beau cadeau », a déclaré à la même conférence de presse Kadri Simson, la commissaire européenne à l'Énergie.
Les ministres se rencontraient ce jour pour tenter de s'accorder sur un mécanisme de correction du marché du gaz, dont la volatilité est très importante depuis l'invasion russe de l'Ukraine. Mais l'exercice s'annonçait particulièrement périlleux tant les désaccords entre les Etats membres autour de la proposition de la Commission européenne sur ce sujet sont importants.
Le 24 novembre dernier, la Commission européenne a proposé de plafonner le Title Transfert Facility (TTF), un hub virtuel majeur où les expéditeurs et les clients négocient les approvisionnements en gaz sur le Vieux Continent. Toutefois, selon la proposition de l'exécutif européen, cet outil ne pourrait être activé qu'à deux conditions cumulatives : si le prix sur le TTF dépasse 275 euros le mégawattheure (MWh) pendant deux semaines consécutives. Et, si la différence entre le prix du TTF et le prix mondial du GNL est égale ou supérieure à 58 euros. Des conditions quasiment impossibles à atteindre.
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« Bon nombre d'experts étaient unanimes pour dire que ce mécanisme ne pouvait pas être déclenché », témoigne Phuc-Vinh Nguyen, chercheur sur les politiques énergétiques française et européenne à l'Institut Jacques Delors. « Même au plus fort de la crise, fin août 2022, lorsque Vladimir Poutine faisait son chantage sur les turbines, le prix n'est pas resté au-dessus de 275 euros pendant deux semaines », souligne-t-il.
Juliette Raynal
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