Nucléaire : pourquoi la reconversion de la centrale Fessenheim n'a toujours pas vu le jour
Olivier Mirguet
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La centrale de Fessenheim est à l'arrêt depuis le 30 juin 2020.
Reuters
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La centrale de Fessenheim est à l'arrêt depuis le 30 juin 2020.
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Novarhena, c'est déjà fini et l'avenir du territoire de Fessenheim apparaît de plus en plus flou. La société d'économie mixte (SEM) voulue par les collectivités territoriales françaises et allemandes et soutenue par la Caisse des Dépôts « sera dissoute le 14 octobre », a annoncé sa présidente Lara Million. Sans avoir porté aucun fruit. Créée en avril 2021, Novarhena devait « apporter une réponse à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim », comme l'avait annoncé Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d'Alsace. La SEM avait vocation à soutenir le redéploiement économique de ce territoire du sud de l'Alsace, affecté par la perte de 2.000 emplois directs et indirects.
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Mise en service en 1977, la plus ancienne centrale nucléaire de France a été déconnectée du réseau le 30 juin 2020. Elle était devenue le moteur de l'économie de la commune de Fessenheim (2.300 habitants) et de son bassin d'emploi. La promesse par EDF de créer un « technocentre » (150 emplois) pour recycler à Fessenheim ses déchets nucléaires n'a pas été confirmée. Le dossier de démantèlement déposé à l'ASN n'aboutira pas avant 2025 à un décret autorisant le début des travaux.
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