Shell veut coûte que coûte maintenir le dividende de ses actionnaires

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En juillet, Shell a annoncé la suppression de 6.500 postes, cette année.
En juillet, Shell a annoncé la suppression de 6.500 postes, cette année. (Crédits : © Stefan Wermuth / Reuters)
Question : comment ne pas toucher aux dividendes alors que les cours du pétrole n'en finissent pas de chuter? Réponse : réduire drastiquement les investissements et les coûts d'exploitation. Et achever la fusion à 65 milliards d'euros avec l'ex-British Gas.

Royal Dutch Shell continue sa cure d'amaigrissement. Mardi 22 décembre, le groupe britannique a annoncé une réduction de ses projets d'investissements pour 2016, de 2 milliards de dollars, à 33 milliards de dollars (30 milliards d'euros),

Le groupe souffre de la chute des cours de l'or noir. Mardi 22 décembre, le prix du baril de Brent a lui baissé à Londres de 24 cents à 36,11 dollars et atteint son plus bas niveau depuis 2004 en fin de séance. Le 30 juin 2015, il atteignait encore 63,22 dollars.

Shell veut boucler la fusion avec BG pour épargner ses actionnaires

Le géant pétrolier anglo-néerlandais a par ailleurs évoqué sa fusion avec le groupe gazier BG Group (ex-British Gaz), qu'il compte finaliser le 15 février. Il assure que cela lui permettrait de réaliser pour 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts et de maintenir ainsi son dividende à 1,88 dollar par action en dépit de la baisse des prix du pétrole.

"Le conseil d'administration a la conviction que la situation financière du groupe sortira renforcée de cette transaction", a déclaré le président Chad Holliday dans un communiqué à l'occasion de la publication des prospectus pour les assemblées générales de Shell et de BG qui auront à approuver la fusion.

Pour rappel, le projet de fusion annoncé en avril et d'un montant de 47 milliards de livres (soit 65 milliards d'euros) a déjà reçu l'aval des différentes autorités nationales concernées. Fin janvier, les actionnaires des deux groupes se seront prononcés sur le projet de fusion.

Réduction des coûts d'exploitation

Enfin, Shell va réduire ses coûts d'exploitation de 3 milliards d'euros, annonce également le groupe. Ce chiffre ne prend pas en compte la fusion avec BG. Une décision dans la continuité de celle prise pour 2015 où les coûts d'exploitation du géant pétrolier avaient été réduits de 4 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 23/12/2015 à 18:35 :
Shell va licencier 50000 personnes pour engraisser ses actionnaires. Tout pour le court-terme et la finance. C'est pain bénit pour tous les partis antisystèmes.
a écrit le 23/12/2015 à 14:21 :
Avec la baisse des prix du pétrole, les intermédiaires "utilities" plus ou moins actifs ne peuvent survivre. Ils se regroupent ou se vendent comme en UK ou pillent leurs petits actionnaires comme Edf en France. Actuellement le marché des fusions est tellement important et nécessaire dans chaque pays que nous pourrions bien avoir un déclenchement brusque, chacun faisant son affaire sans compensation internationale comme il est normalement d'usage. Ainsi Total pourrait absorber Edf en ne compensant que Gdf-Engie, ou Shell fusionner BP dans un mixte déjà existant anglo-hollandais, ou Exxon reprendre Chevron aux USA ou Eni l'italien avec Repsol l'espagnol. Des trillions de valorisation. De même pour les para-pétrolières. Ce serait un effet rassurant pour l'économie puisque le risque systémique s'en trouverait quelque peu amorti tandis que la baisse des prix arrive à son terme que je prévois à 17/25 le baril. pertes connues, fusions faites, nous passerions enfin à autre chose.

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