Pétrole : Shell met fin à ses forages controversés au large de l'Alaska

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Des activistes de l'ONG Greenpeace protestent contre les forages au large de l'Alaska (Prague, 2012).
Des activistes de l'ONG Greenpeace protestent contre les forages au large de l'Alaska (Prague, 2012). (Crédits : REUTERS/David W Cerny)
Le groupe pétrolier anglo-néerlandais arrête ses prospections pétrolières dans les eaux de la mer de Tchouktches. Les coûts trop élevés, alors que les prix du pétrole ont été divisés par près de deux sur un an, et un environnement réglementaire incertain rendent l'exploration peu rentable. Les écologistes de Greenpeace avaient dénoncé les forages et organisé des actions au cours de l'été.

Royal Dutch Shell a annoncé, lundi 28 septembre, l'arrêt de toute exploration dans les eaux au large de l'Alaska. Le géant pétrolier précise son intention de passer une provision de 4,1 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros).

Pas assez de pétrole découvert

De fait, le groupe anglo-néerlandais n'a pas trouvé assez de pétrole et de gaz dans le puits Burger J, situé dans la mer des Tchouktches, pour pouvoir poursuivre l'exploration.

Surtout, la décision d'arrêter toute exploration est la conséquence, à la fois, des coûts élevés du projet et d'un environnement réglementaire incertain, précise Shell dans un communiqué.

Poussé par la baisse du pétrole du pétrole, dont le prix a été divisé par près de deux sur un an, le pétrolier avait déjà annoncé en janvier réduire de 15 milliards de dollars sur trois ans ses investissements.

Les mouvements écologistes s'opposaient à la prospection de forages

Le groupe avait reçu l'accord du ministre de l'Intérieur américain pour effectuer ces forages dans la mer des Tchouktches, en mai. Pour l'administration, ces opérations n'ont pas d'impact environnemental majeur.

Les écologistes craignaient, pourtant, que les probables fuites pétrolières causent un  désastre écologique. Fin juillet, des militants de l'organisation Greenpeace avaient, notamment, bloqué un brise-glace en partance pour des explorations dans la région. Sur Twitter, l'ONG a qualifié la décision de Shell "d'immense victoire".

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Selon l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), l'Alaska contenait 9% des réserves de pétrole brut américaines en 2013, prés de 2.9 milliards de barils. La région possédait, également, 2% des réserves de gaz naturel du pays, soit 7,3 milliards de m3.

(Avec Reuters)

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