Transition énergétique : les majors pétrolières contraintes de déprécier la valeur de leurs actifs

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Déjà amorcée, la transition vers les énergies renouvelables semble s'être encore renforcée au cours des derniers mois.
Déjà amorcée, la transition vers les énergies renouvelables semble s'être encore renforcée au cours des derniers mois. (Crédits : iStock)
Total et Shell ont passé pour 25 milliards de dollars de charges de dépréciation. BP doit les imiter la semaine prochaine. Le symbole d'un changement fondamental pour l'industrie pétrolière: le déclin annoncé des énergies fossiles.

Après BP et Shell, c'est au tour de Total d'annoncer une dépréciation massive de la valeur de ses actifs. D'un montant de 8,1 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros), cette charge exceptionnelle précipite le groupe pétrolier français dans le rouge. Au cours du deuxième trimestre de l'année, il a accusé une perte nette abyssale de 8,4 milliards de dollars. Sa première perte trimestrielle depuis 2015.

De son côté, Shell a officialisé une dépréciation d'actifs d'un montant de 16,8 milliards de dollars (14,2 milliards d'euros) - dans le bas de la fourchette annoncée début juillet, qui grimpait jusqu'à 22 milliards. Comme Total, la major britannique a donc affiché d'immenses pertes: 18,4...

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Commentaires
a écrit le 02/08/2020 à 10:58 :
On est loin d'avoir atteint l'oil peak, quelque soit la façon dont on définit ce dernier.

La baisse de la demande, la crise politico-économique sino-USA, le COVID, les prix bas et des réserves prouvées importantes sont conjoncturelles.

Le pire pour les majors serait que dans un laps de temps restreint (10 ans) l'humanité apprenne à se passer de 90% de la production pétrolière et laisse les pays producteurs et les les industries avec des stocks en place dont la valeur serait faible.

Il y a peu de chance que ça arrive et certaines majors comme Total ont déjà entamé leur reconversion vers les énergies renouvelables, depuis 10 ans, pendant qu'elles en ont encore les moyens.

Je suis plus inquiet pour les pays producteurs qui sont en train d'apprendre, durement, à faire sans la manne. La plupart sont en train de virer en cauchemar économique et démocratique.
a écrit le 01/08/2020 à 9:38 :
Juste une observation : si la consommation diminue alors que les stocks restent inchangés, les stocks dureront plus longtemps. Donc cette dépréciation satisfait à très court terme les financiers dans leur myopie stratégique, mais elle ne remet aucunement en cause la suprématie encore durable (!) des énergies fossiles. Bien au contraire, puisqu'elle prolonge leur période de domination et abaisse leur coût d'utilisation face aux énergies alternatives qui voient en même temps le moment où leur compétitivité s'établira repoussé d'autant...
a écrit le 31/07/2020 à 18:07 :
En pleine crise économique brutale conclue que c'est la fin du pétrole est largement prématuré puisque tant que ce sera la fin de ma croissance le pétrole sera fragile et les énergies renouvelables peu rentables.
Réponse de le 03/08/2020 à 11:44 :
Il serait judicieux de comprendre que les niveaux des potentiels resserves de pétrole ne sont plus les mêmes de nos jours comparativement aux années 50 et 70 ainsi naturellement le virement vers les énergies renouvelables est une obligation qui s'impose a tous les acteurs de la chaine anergie fossile même si l'on pense que la pensée des environnementalismes est erronée.
Aussi même s'il est vrai que le pouvoir impitoyable des majors basée sur l'asymétrie relationnelle avec les tiers reste et demeure un paramètre de nature absolue de rester dans le fossile nous devrons prendre en compte la réalité du caractère tarissable de cette source.
a écrit le 31/07/2020 à 12:35 :
C'est surtout la baisse de la consommation pétrolière couplée aux fortes capacités de production et à la guerre du pétrole lancée par l'Arabie saoudite. Rien à voir avec une quelconque transition énergétique
a écrit le 31/07/2020 à 10:37 :
Pas si sur ! C'est le déclin des shell oils mais ça c'était prévisible et prévu.

Quid des gisements offshore profonds? de l'exploitation du groenland et de l'arctique ?

Le territoire russe a toujours un potentiel énorme, et il n'y a pas d'alternative crédible au pétrole pour l'instant.

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