Pétrole : le rebond de la demande en 2021 sera limité par les difficultés du secteur aérien

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Le secteur de l'aviation est confronté à une crise existentielle et sa demande en produits pétroliers restera sous pression bien au-delà de cette année même si les autres carburants devraient se reprendre à des niveaux pré-Covid-19, estime l'AIE.
"Le secteur de l'aviation est confronté à une crise existentielle" et sa demande en produits pétroliers "restera sous pression bien au-delà de cette année même si les autres carburants devraient se reprendre à des niveaux pré-Covid-19", estime l'AIE. (Crédits : POOL)
Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l'AIE anticipe certes un rebond de la demande d'hydrocarbures en 2021 par rapport à cette année, mais elle ne rattrapera pas les niveaux d'avant la crise du coronavirus.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit un fort rebond de la demande pétrolière l'an prochain, mais qui sera toutefois limité par les difficultés du secteur de l'aviation, a-t-elle estimé mardi.

Dans ses premières prévisions pour 2021, elle anticipe un bond inédit de 5,7 millions de barils par jour (mbj) de la demande mondiale par rapport à 2020, année marquée par la pandémie du Covid-19.

À 97,4 mbj, elle resterait toutefois toujours 2,4 mbj au-dessous du niveau de 2019, "essentiellement en raison de la faiblesse actuelle de la demande pour le carburéacteur et le kérosène", estime l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole.

"Crise existentielle" du secteur de l'aviation

"Le secteur de l'aviation est confronté à une crise existentielle" et sa demande en produits pétroliers "restera sous pression bien au-delà de cette année même si les autres carburants devraient se reprendre à des niveaux pré-Covid-19", estime-t-elle.

Pour 2020, l'AIE s'est montrée mardi encore un peu moins pessimiste dans son appréciation des effets de la pandémie: elle table sur une demande en chute historique de 8,1 mbj, mais c'est environ 500.000 barils par jour de mieux que lors de sa dernière estimation publiée en mai.

Elle note ainsi une reprise rapide de la demande chinoise en mars-avril et indienne en mai.

L'Opep réduit la production pour soutenir l'offre

Du côté de l'offre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés ont réduit leur production afin de soutenir les cours.

"Même si le marché du pétrole reste fragile, la récente et modeste reprise des cours suggère que le premier semestre de 2020 finit sur une note plus optimiste", relève l'AIE.

"Si les tendances récentes se maintiennent pour la production et que la demande se reprend bel et bien, le marché sera plus stable d'ici la fin du deuxième semestre. Il ne faut toutefois pas sous-estimer les énormes incertitudes", conclut-elle.

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Commentaires
a écrit le 16/06/2020 à 13:40 :
Tu perds 99%, deux mois après tu gagnes 5% et ça tu peux l’appeler un "rebond".

"Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront" Nietzsche (19ème)

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