Suez et Schneider veulent créer un leader de la gestion numérique de l'eau
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Cette « joint-venture » apportera de nombreux avantages parmi lesquels la « réduction des fuites, la performance des réseaux, des économies d'énergie, une augmentation de la durée de vie des installations, la préservation des milieux naturels », selon...
STEPHANE MAHE
Les groupes Suez et Schneider Electric ont annoncé jeudi la création d'une coentreprise, afin de proposer des solutions logicielles dans le domaine de l’eau.
Créer un « leader du digital water ». C'est l'ambition de Suez et Schneider Electric, qui ont annoncé ce jeudi 25 mars leur intention de constituer une coentreprise spécialisée dans les solutions numériques innovantes pour la gestion de l'eau.
Celle-ci accompagnera à la fois les opérateurs municipaux de l'eau et les les industriels, « en mettant à leur disposition un ensemble de solutions logicielles uniques sur le marché pour la planification, l'exploitation, la maintenance et l'optimisation des infrastructures de traitement de l'eau », précisent les deux groupes dans un communiqué.
Cette « joint-venture» apportera de nombreux avantages, assurent-ils, parmi lesquels la « réduction des fuites, la performance des réseaux, des économies d'énergie, une augmentation de la durée de vie des installations, la préservation des milieux naturels » ou encore une « amélioration de l'empreinte environnementale des systèmes d'eau ».
Suez toujours menacé par une OPA
La nouvelle entité naîtra quand « les autorités de concurrences compétentes » auront donné leur aval, est-il précisé. Elle fournira l'accès aux clients à une banque de logiciels, de manière à « optimiser et rendre leurs installations et leurs réseaux plus performants, résilients et durables », promettent le géant de l'eau et des déchets et le spécialiste des équipements électriques.
L'annonce intervient alors que Suez use de tous les recours pour échapper à une offre publique d'achat (OPA) de son concurrent Veolia. En octobre dernier, celui-ci avait acquis auprès d'Engie 29,9% du capital de Suez, avant de se lancer à l'assaut du reste, via une OPA à 18 euros par action.