Le biogaz, une ambition franco-allemande
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Biogaz
Noxmox - Fotolia.com
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Plateforme d'information experte en matière d'énergies renouvelables, l'office franco-allemand pour la transition énergétique (Ofate) s'efforce depuis 2006 d'aider les deux nations phares de l'Union européenne à s'inscrire sur la voie des énergies bas carbone, en facilitant l'échange d'informations entre les différents acteurs de part et d'autre du Rhin. Chaque année, la plateforme organise une conférence binationale sur un thème particulier. L'édition 2019, qui se tiendra ce jeudi 4 avril dans les locaux du ministère de la Transition écologique solidaire à Paris-La Défense, s'intéressera ainsi au biogaz, domaine de compétences de Lena Müller-Lhose, chargée de mission bioénergies de l'Ofate.
Lena Müller-Lhose : C'est un combustible produit par la fermentation de matières organiques en l'absence d'oxygène. Il peut être utilisé comme carburant pour les moteurs thermiques ou être injecté dans le réseau de gaz pour le chauffage ou les usages ménagers.
L.M.-L. : Il est issu de matières premières renouvelables : les végétaux, les déchets ménagers organiques, les résidus agricoles... alors que le gaz naturel est d'origine fossile. Brûler du biogaz permet aussi de limiter l'effet de serre puisque le biogaz est principalement composé de méthane, l'un des gaz dont l'effet de serre est le plus puissant, et qu'en brûlant il se transforme en CO², un gaz à effet de serre mais beaucoup moins puissant.
L.M.-L. : Non, l'Allemagne a développé sa filière biogaz plus tôt que la France, mais ses choix techniques sont différents. Une bonne partie du biogaz allemand est produit à partir de maïs cultivé et il est ensuite brûlé dans des générateurs pour produire de l'électricité. En France, on utilise surtout les déchets et les résidus agricoles pour produire du gaz que l'on va en priorité injecter dans le réseau de distribution. Outre ces différences techniques, l'Allemagne et la France n'ont pas le même régime d'aides et de tarifs garantis pour les producteurs de biogaz.
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L.M.-L. : Ses coûts de production restent supérieurs au cours actuel du gaz naturel d'origine fossile ; il n'est donc pas compétitif sur le marché s'il n'est pas aidé par les pouvoirs publics. Mais ces derniers ont des ambitions élevées. En France, par exemple, il est prévu que la gaz issu de sources renouvelables représente au moins 10% de la consommation gazière du pays en 2030, alors que cette part n'est que de 0,15% actuellement.
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L.M.-L. : Oui. L'idée, c'est de partager les expériences conduites dans les deux pays pour envisager les meilleures voies d'avenir et identifier les meilleures pratiques chez les uns et chez les autres.
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