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Quels enjeux climatiques pour la Cop 23 ?

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Lors de la COP 23, les chefs d'états devront finaliser les règles d'application de l'Accord de Paris.
Lors de la COP 23, les chefs d'états devront finaliser les règles d'application de l'Accord de Paris. (Crédits : Pexels com - Pixabay)
Moins médiatisée que la COP 21 de Paris, la COP 23 qui se déroule à Bonn, en Allemagne, du 6 au 17 novembre, est pourtant tout autant décisif pour l’avenir de la planète. Les Etats côtiers et insulaires sont notamment en première ligne face au changement climatique et à la montée des océans.

Présidée par les Iles Fidji et annoncée comme une réunion plutôt technique visant à mettre en actes les ratifications historiques arrachées il y a deux ans pour sauver le climat, la COP 23 n'en demeure pas moins assortie d'enjeux majeurs dont l'ambition ultime sera de finaliser les règles d'application de l'Accord de Paris.

En effet, c'est en 2018, au cours de la COP 24 en Pologne, que doit être réalisé le premier pré-bilan qui permettra d'évaluer les actions de chaque pays et ce qu'il leur reste pour faire respecter l'objectif de contenir l'augmentation moyenne de la température de la planète en-dessous de 2 degrés Celsius. Des enjeux qui ont d'ailleurs pris une dimension particulière après l'annonce du président américain, Donald Trump, de faire sortir son pays de cet accord, ce qui avait provoqué une véritable onde de choc dans le monde.

S'il s'agira donc de veiller à ce que cette défection, qui ne pourra prendre effet qu'à partir de 2019, ne fasse effet boule de neige entraînant dans son sillage d'autres pays comme l'Australie ou la Russie - qui n'a toujours pas ratifié l'Accord de Paris -, les participants les plus investis ne pourront que se féliciter de la position de l'Inde et de la Chine. Ces deux géants, qui totalisent par ailleurs la moitié des morts liés à la pollution dans le monde, ont d'ores et déjà réaffirmé leurs engagements qui leur permettront de lutter contre la pollution de l'air et de réduire leur facture pétrolière.

« Zéro émission » à l'horizon 2050

Du côté européen, les eurodéputés ont appelé l'UE à présenter une stratégie « zéro émission » à l'horizon 2050 en soulignant notamment l'importance de financements supplémentaires pour les investissements visant à réduire les émissions.

Troisième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine et les États-Unis, l'Union européenne a promis de réduire ses émissions de 40 % à l'horizon 2030 par rapport à leur niveau de 1990 pour l'industrie et de 30 % sous les niveaux de 2005 pour les secteurs des transports, de l'agriculture, du bâtiment et de la gestion des déchets.

C'est à Bonn en définitive que devront se concrétiser le renforcement des politiques nationales d'ici à 2020 et que devra s'élaborer la réponse aux questions de vulnérabilité et d'adaptation aux changements climatiques.

Particulièrement exposés aux conséquences du changement climatique comme la hausse du niveau des océans, les petits Etats insulaires devraient pouvoir compter sur le rôle central du Premier ministre des Iles Fidji, Frank Bainimarama, qui présidera la COP 23. C'est en effet la première fois qu'un Etat insulaire endossera ce rôle dans une conférence sur le climat.

Loin du faste parisien, la COP 23 pourrait enfin remettre au cœur des enjeux et des préoccupations les populations qui sont les premières victimes du réchauffement climatique. L'occasion unique de rappeler à tous la nécessité absolue de limiter le réchauffement de la planète à 1,5° C - ce qui est l'objectif réel des scientifiques - pour éviter aux îles et littoraux les plus menacés d'être purement et simplement rayés de la carte.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2017 à 14:27 :
Pauvreté accrue de l'humidité sur les continents à CORRIGER vite fait, comparée à l'évaporation océanique (Not enough sea water is going through continents, to avoid humid managments of lands and vegetation more and more !)
- http://sciencepost.fr/2017/11/volume-deau-contenu-atmosphere/ …
- https://greenjillaroo.wordpress.com
a écrit le 06/11/2017 à 20:13 :
Climato désespérés.

Nous sommes en 2030 et les chefs d’Etats se réunissent à l’occasion de la COP 36.
Cette fois ci plus d’hésitations, puisque la situation est grave ! Le niveau des mers est monté de 1 m et les températures ont en moyenne augmente de 5 °.
Une parenthèse : de ce fait, les entreprises des iles abritant des Paradise Papers ont été transférées depuis 5 ans à bord de Mega-Yachts (qui naviguent en permanence sur des eaux envahissantes), reliés entre eux par des liaisons satellites interstellaires et les transactions s’effectuent en espace-temps négatif, puisque les contraintes de la relativité restreinte ont pu être surmontées (pas physiquement ou mathématiquement, mais c'est un autre sujet).

L’Inde et la Chine sont prêtes à faire un effort de réduction de consommation de charbon et de pétrole, à condition que l’Europe et les USA fassent le premier pas. Cette fois ci les négociations sont bien avancées, malgré les incidents techniques et les contraintes posées par l’usage obligatoire de caisson hyperbare ou de masques à oxygène purifié.
Bonne s nouvelles : on compte beaucoup sur le passage par l’arctique pour réduire les trajets et économiser aussi du carburant, du fait que les forages les plus importants se trouvent sur le chemin.
Il serait aussi question de laisser libre accès à l’Antarctique, une entreprise ayant mis au point un système de refroidissement glaciaire hautement performant et qui permettrait de revenir aux niveaux de températures de 2017 en à peine 2 siècles. Malheureusement cette technologie fonctionne avec du pétrole et nécessite donc quelques forages préalables…

Il y a circonstances et des jours ou il vaut mieux en rire qu’en pleurer.
a écrit le 06/11/2017 à 17:17 :
Quel enjeu ? Laisser un lourd bilan carbone, comme à paris. Interdire l'usage de véhicule ce qui revient à limiter la liberté au delà de ce qui existait auparavant, le pet du cheval étant autrement plus nocif pour l'effet de serre que le CO2, voire même que l'eau, qui n'est même pas modélisée...

Vous faites d'ailleurs un amalgame malsain entre CO2, sans quoi la vie n'existe pas et autres particules, qui seraient à l'origine de morts prématurés.

Cependant on peut s'interroger sur le nombre de morts que l'existence de ces particules a permis d'éviter. Car sans particule, pas de progrès et sans progrès, pas de médecine...
a écrit le 06/11/2017 à 12:36 :
Et tout ceci éclairé par les centrales à charbon allemandes.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

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