Forte baisse des résultats pour Kingfisher

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Pour son exercice clos fin janvier, le groupe de distribution britannique, présent en France avec les magasins Castorama, accuse un repli de 24,3% de son bénéfice net. Kingfisher fait face notamment à de grosses difficultés en Chine.

La crise n'épargne par le groupe de magasins de bricolage britannique kingfisher, propriétaire de Castorama en France. Pour l'exercice 2008-2009 achevé au 31 janvier, le bénéfice net a chuté de 24,3% à 206 millions de livres (221 millions d'euros), et ce malgré un élément favorable lié la faiblesse de la livre. Le bénéfice avant impôt chute beaucoup plus encore, cédant 75,4% à 90 millions de livres.

De son côté, le chiffre d'affaires a augmenté de 10,8% à 10,026 milliards de livres, mais n'augmente que de 1,2% à change constant. De même, le bénéfice d'exploitation augmente de 7,2% à 503 millions de livres, mais baisse de 4,6% à change constant.

Dans le détail, les ventes ont augmenté de 3,1% en France à change constant, où Kingfisher possède Castorama et Brico Dépôt. Au Royaume-Uni, où c'est l'enseigne B&Q qui prévaut, le chiffre d'affaires est en baisse de 2,6% à 4,3 milliards de livres, pour un bénéfice d'exploitation de 129 millions de livres.

Sur les autres marchés internationaux, les facturations sont en hausse de 7% à 1,8 milliard de livres, pour un bénéfice d'exploitation de 91 millions de livres. Mais le groupe connaît de grosses difficultés en Chine où il est présent avec ses enseignes B&Q.  Les ventes de Kingfisher y ont ainsi baissé de 24%  et le résultat d'exploitation accuse une perte de 52 millions de livres.

Du coup, le groupe va lancer un repositionnement complet en fermant plusieurs de ses magasins, pour revenir de 63 à 41. Kingfisher a provisionné une charge comptable de 107 millions de livres pour ce projet, qui doit lui coûter environ 30 millions de livres net. Déjà pour l'exercice écoulé, le groupe a inscrit une charge exceptionnelle de 160 millions de livres, la majeure partie pour des dépréciations d'actifs notamment en Chine.

Pour l'avenir, les perspectives restent moroses. Selon le directeur général Ian Cheshire, "l'année prochaine continuera à être très difficile". Dans ces temps perturbés, Kingfisher va aussi changer de président à partir de juin. C'est l'ex-PDG du groupe de distribution Carrefour, Daniel Bernard, qui siégeait jusqu'ici au conseil d'administration comme vice-président non exécutif depuis mai 2006,  qui va reprendre les rênes de l'entreprise.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Juste une toute petite question !?!?!?
Il mle semble que le départ de D. Bernard a suscité pas mal de réactions au vu del'important parachute doré avec lequel il s'est retiré de Carrefour !
Est-il amené à restituer les quelques millions d'Euros déjà encaissés et à renoncer aux quelques autres qui faisaient l'objet de sa retraite tout aussi dorée ?

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