Guerre de tranchées pour Carrefour et Casino au Brésil

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Casino indique avoir reçu des assurances de la la Banque nationale brésilienne de développement (BNDES).Quant aux actionnaires de la holding Wilkes, qui contrôle le brésilien Grupo Pão de Açúcar (GPA), ils se réuniront le 2 août pour évoquer le projet de fusion avec Carrefour.

La guerre entre Carrefour et Casino continue de plus belle au Brésil. Un porte-parole de Casino a déclaré ce mardi que la Banque nationale brésilienne de développement (BNDES) lui a indiqué qu'elle ne soutiendrait pas une opération hostile sur sa filiale brésilienne Grupo Pao de Açucar (GPA).

Un  peu plus tôt, un communiqué annonçait que les actionnaires de la holding Wilkes, qui contrôle le brésilien Grupo Pão de Açúcar (GPA), se réuniront le 2 août pour évoquer le projet de fusion avec Carrefour. Wilkes est contrôlé par Casino, actuel partenaire de GPA et farouche opposant au rapprochement de ce dernier et de son concurrent français Carrefour, et par la famille de l'investisseur Abilio Diniz. Selon le communiqué, la date du 2 août a été choisie afin de donner suffisamment de temps à Wilkes d'étudier la proposition.

Casino défendrait son droit d'augmenter sa participation dans Pao De Açucar en juin 2012, selon la presse brésilienne. Le groupe de distribution accuse son associé Diniz d'avoir négocié en secret une fusion avec Carrefour. Casino a également annoncé avoir saisi le 1er juillet la Chambre de commerce internationale d'une seconde procédure d'arbitrage contre le groupe Diniz afin de faire respecter le pacte d'actionnaires conclu entre les deux groupes.

Par ailleurs, Jean-Charles Naouri, patron de Casino, a développé lundi sa contre-offensive contre son Carrefour en faisant un voyage éclair à Rio de Janeiro. Le complexe montage devant permettre à Carrefour de s'emparer de Pao de Açucar, enjeu stratégique pour les deux groupes, semble menacé par la forte résistance de Casino et la volte-face des pouvoirs publics brésiliens.

De son côté, l'Autorité des Marchés financiers a, pour sa part, déclaré qu'elle suit "de près la communication financière des émetteurs concernés". L'autorité répond ainsi à la lettre de Deminor (société européenne spécialisée dans l'assistance d'investisseurs de sociétés cotées et non cotées) relative à une information jugée insuffisante autour des projets de Carrefour au Brésil.

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