Sephora : les salariés pro-travail de nuit à nouveau déboutés

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Un jugement de la cour d'appel du 10 octobre oblige le Sephora des Champs-Élysées, principale vitrine de la chaîne de cosmétiques, à fermer ses portes à 21 heures.
Un jugement de la cour d'appel du 10 octobre oblige le Sephora des Champs-Élysées, principale vitrine de la chaîne de cosmétiques, à fermer ses portes à 21 heures. (Crédits : Reuters)
Les salariés de l'enseigne cosmétique du groupe LVMH qui réclamaient de pouvoir travailler après 21h sur les Champs-Elysées, ont été à nouveau déboutés lundi.

Nouvel échec pour les employés du distributeur de cosmétiques du groupe LVMH. En effet "les salariés ont été déboutés" de leur demande visant à pourvoir travailler le soir, a indiqué la direction de Sephora à l'AFP, rappelant toutefois que le groupe s'est lui-même pourvu en cassation contre le jugement le condamnant à fermer à 21h.

"La cause était jugée avant d'être entendue"

Joëlle Aknin, l'avocate des salariés, n'est pas surprise:

"Nous nous attendions à cette décision". "Nous avons pu constater le jour de l'audience que les magistrats n'étaient pas disposés à entendre le message que les salariés étaient venus délivrer. La cause était déjà jugée avant d'être entendue".

Pour rappel, Sephora avait été condamné le 23 septembre par la cour d'appel de Paris à ne plus faire travailler ses salariés jusqu'à minuit dans le magasin situé sur la célèbre avenue parisienne, après une action de l'intersyndicale du commerce parisien Clic-P (CGT, CFDT, Seci-Unsa, SUD et CFE-CGC).

Une audience "dans les prochaines semaines"

Le parfumeur avait alors décidé de se pourvoir en cassation. Mais son pourvoi n'étant pas suspensif, le magasin a dû, depuis, fermer ses portes en soirée. Ce qui peut conduire à suspendre le jugement attaqué. Une audience doit intervenir "dans les prochaines semaines", selon Joëlle Aknin.

Dans le même temps, 101 salariés de Sephora avaient assigné les syndicats, faisant valoir que le personnel volontaire pour travailler le soir en échange d'une rémunération majorée, allait subir "une atteinte immédiate au contrat de travail".

Mais en octobre, ceux-ci ont été déboutés à deux reprises de leurs demandes. Qu'à cela ne tienne, ils avaient engagé une nouvelle procédure "en tierce opposition" - elle faisait l'objet de la décision de lundi - qui consiste à attaquer une décision de justice (en l'occurrence celle du 23 septembre), dans laquelle le tiers (ici les salariés) n'étaient pas représentés. 

Pour aller plus loin: Après les Sephora, les magasins Monoprix interdits d'ouverture après 21h

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Commentaires
a écrit le 10/12/2013 à 10:05 :
Qu'on puisse dire : "La cause était jugée avant d'être entendue", est grave.
a écrit le 10/12/2013 à 10:05 :
Qu'on puisse dire : "La cause était jugée avant d'être entendue", est grave.
a écrit le 09/12/2013 à 21:03 :
Syndicats et magistrat mangent à la même soupe. Ce sont tous des rouges, pas étonnant que ce pays aille mal.
a écrit le 09/12/2013 à 20:21 :
Bravo aux syndicats qui auront obtenus le licenciement de plusieurs salariés de la boutique. Et ensuite ces même syndicalistes ont l'indécence de manifester pour l'emploi, alors qu'ils en détruisent plus que les pires actionnaires qui puissent exister.
Réponse de le 26/09/2014 à 23:30 :
N'importe quoi. Vous croyez que les actionnaires ont en quelque chose a faire de vous? Si ils peuvent dégager les gens pour gagner un centime de plus, ils le feront. Ils ne se battent pas pour vous ou pour "l'emploi".

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