Après les Sephora, les magasins Monoprix interdits d'ouverture après 21heures

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A 21h, tous les rideaux des Monoprix seront désormais abaissés. La CGT vient en effet de mettre son Veto sur le travail de nuit, soit entre 21h et 6h du matin. Le syndicat vient de bloquer un accord négocié avec la direction sur les horaires nocturnes. "La CGT a exercé son droit d'opposition, rendant ainsi l'accord inapplicable", a indiqué mardi soir la direction de Monoprix (groupe Casino) dans un communiqué.
Cet accord, discuté après l'invalidation en avril par la Cour d'appel de Versailles de celui datant de 2006, prévoyait notamment de 25% à 35% de majoration de salaire pour le travail en soirée. Les salariés des 94 magasins qui jusque là fermaient au-delà de cet horaire - sur les 300 que compte l'enseigne à travers la France-, ne pourront donc pas en bénéficier.
"Le travail de nuit nuit (…), on a un refus de travailler de nuit exprimé majoritairement par les salariés", a insisté Stéphane Fustec, de la CGT Commerce. Ce à quoi la direction du distributeur répond que l'accord avait été "signé par trois syndicats, approuvé par le Comité Central d'Entreprise ainsi que par 81% des CHSCT (Comités d'hygiène et de sécurité) des magasins fermant après 21h".
Le magasin Monoprix des Champs Élysée, qui fermait jusque là à minuit, ne pourra en tous cas plus accueillir les visiteurs nocturnes de la célèbre avenue parisienne jusqu'à nouvel ordre. L'annonce de cette fermeture forcée s'ajoute à celle du magasin Sephora voisin, interdit d'ouverture nocturne par la Cour d'appel de Paris il y a une semaine.
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En revanche, il est à noter que les enseignes de moindre taille : Monop', Monop' Daily, Monop' Beauty, Monop' Station (en gares) et Naturalia (magasins bio), ne sont pas concernés.
La direction de Monoprix - qui précise avoir formé un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d'appel de Versailles - compte désormais "examiner, magasin par magasin, les réponses à apporter et étudier la situation des collaborateurs concernés".
Depuis une semaine, la polémique enfle sur le travail de nuit, et sur le travail dominical, puisque trois jours après "l'arrêt Sephora", les enseignes de bricolage Castorama et Leroy Merlin se voyaient, elles, contraintes par la justice de cesser d'ouvrir leurs magasins franciliens le dimanche.
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