Seul l'ancien PDG est candidat à la reprise de l'enseigne André, pour garder moins d'un magasin sur 4

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(Crédits : Reuters)
L'ancien président directeur général du pôle Eram (autre marque éponyme du groupe) a présenté une offre de reprise valorisée à "une quinzaine de millions d'euros." Si le projet est retenu, la moitié des 400 salariés du chausseur pourrait être sauvée.

L'ancien PDG François Feijoo est le seul candidat à la reprise de l'enseigne de chaussures André (groupe Spartoo), première entreprise de la distribution à avoir été placée en redressement judiciaire en raison de la crise du Covid-19, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

L'ancien président du pôle Eram de 2013 à 2019, qui a déjà dirigé André lorsque l'enseigne faisait encore partie du groupe Vivarte de 2005 à 2013, est le seul candidat, a affirmé Christophe Martin, délégué central CGT de l'entreprise, confirmant une information du quotidien Les Échos.

"Effectivement, une offre a été déposée pour la reprise de 47 magasins (sur environ 180 points de vente en France, NDLR) par M. Feijoo, l'ancien PDG de notre entreprise", a confirmé M. Martin.

Une reprise valorisée à 15 millions d'euros

M. Feijoo, qui a terminé début juin un deuxième mandat de président de la Fédération du commerce spécialisé Procos, a précisé dans la soirée que son projet, qu'il est en train de finaliser avec des banques et des investisseurs, devrait lui permettre de reprendre "un peu plus de 200 salariés sur environ 400".

D'autres candidats sont sur les rangs, a-t-il précisé, mais pas pour poursuivre l'activité de l'enseigne, seulement pour en récupérer certains fonds de commerce.

M. Feijoo a également affirmé à l'AFP avoir bon espoir de réunir les fonds nécessaires, qu'il estime s'élever à "une quinzaine de millions d'euros", pour une "reprise de la société mais avec un périmètre réduit: la marque, les magasins les plus performants, le siège et les entrepôts".

M. Martin a exprimé sa "satisfaction" car M. Feijoo "connaît très bien le monde de la chaussure et à l'époque (où il dirigeait André, NDLR), cela fonctionnait très bien; nous avions de bons résultats", a-t-il souligné.

M. Feijoo défendra son projet le 1er juillet lors d'une audience devant le tribunal de commerce de Grenoble, où se trouve le siège de Spartoo, avant une décision finale attendue le 24 juillet.

L'enseigne plus que centenaire avait été placée en redressement judiciaire le 1er avril après avoir dû fermer tous ses magasins et perdu près de 4 millions d'euros en quinze jours.

Lire aussi : Spartoo fait un pari "à long terme" avec André

Achetée en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, André a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros mais essuyé 10 millions de pertes. L'enseigne avait dû déposer le bilan le 23 mars.

"Nous perdons 250.000 euros par jour de chiffre d'affaires" depuis la décision gouvernementale de fermer les commerces "non essentiels", avait alors expliqué Boris Saragaglia, le PDG de Spartoo.

Le secteur du textile a fortement été impacté par la fermeture des magasins. A l'image également de la marque de prêt-à-porter masculin Celio qui a demandé son placement en procédure de sauvegarde mi-juin.

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