Le monde du sport touché par la crise

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La tempête financière n'a pas épargné le monde du sport, à l'image des clubs de football et de rugby anglais, du championnat du monde de Formule 1 ou encore de l'organisation des Jeux Olympiques de Londres en 2012.

A l'heure où l'ensemble des activités économiques dans le monde s'enfonçe dans la crise, le sport, ultra-dépendant de la générosité des sponsors et des banques prêteuses, n'est pas épargné. Plusieurs exemples illustrent le marasme qui est en train de toucher le secteur.

La «Premier League» , célèbre championnat anglais de football, paie un lourd tribut à la crise. Le club de Manchester United, dernier vainqueur de la Ligue des Champions et où évolue Patrice Evra , voit son sponsor potentiel, l'assureur américain AIG, récemment nationalisé, revoir les accords signés avec le club pour «savoir lesquels sont essentiels». Liverpool, détenu depuis 2007 par les américains George Gillett et Tom Hicks , a abandonné le projet de construction du Stanley Park Stadium. Ce stade d'un investissement de l'ordre de 400 millions d'euros devait prendre la place du site d'Anfield, le stade historique des Reds. Quant à Whest Ham United, il s'est vu privé de sponsor depuis la faillite du tour opérateur britannique XL Leisure Group. D'ores et déjà il a annoncé qu'il ne recrutera pas cet hiver lors du mercato. Le grand club de Londres, Chelsea, détenu par le milliardaire russe Roman Abramovitch, qui a vu sa fortune fondre avec la chute des cours du pétrole et des marchés financiers, sera également absent du marché hivernal des transferts. 

Coté ballon ovale cette fois et toujours de l'autre côté de la Manche, les clubs de rugby envisagent de baisser le montant maximum du salaire des joueurs.


En Formule 1, sport très gourmand de capitaux, la crise financière a laissé beaucoup de traces. L'impact est tel que certaines écuries, comme la firme japonaise Honda, sont obligées de se retirer. Si la firme Honda n'est pas remplacée, la saison prochaine se déroulera avec seulement 18 voitures, soit deux monoplaces de plus que «le seuil critique». Du coup, afin d'attirer de nouvelles écuries, les coûts de la Formule1 vont être réduits de manière significative en 2009: les équipes indépendantes paieraient 50% moins cher pour leurs moteurs. Pour le moment ce sont les japonais qui se retirent les premiers des compétitions de sport automobile. Deux autres firmes nippones, Suzuki et Subaru, ont annoncé en effet leur retrait du Championnat du Monde des rallyes à cause de la crise financière. 

Retour à Londres, en Angleterre, où plusieurs déclarations semblent montrer que le gouvernement regrette la sélection de Londres par le Comité International Olympique (CIO) pour les Jeux  Olympiques de 2012. La ministre Tessa Jowell, secrétaire d'Etat aux Jeux Olympiques, a récemment déclaré à la presse «si nous avions su ce que nous savons maintenant, aurions-nous postulé? Certainement non». Les fonds d'urgence ont d'ailleurs été entamés après que la capitale anglaise a perdu quatre de ses sponsors: Kodak, Manulife (compagnie d'assurance vie), Lenovo (le fabricateur d'ordinateurs chinois), et le dernier en date, Johnson & Johnson, un des plus importants groupes pharmaceutiques, qui a refusé de prolonger son contract de parrainage d'une centaine de millions deuros avec le CIO. Il est vrai que le budget prévisionnel de la manifestation est passé de 2, 4 milliards de livres à 9,35 milliards. Pour limiter les dépenses, la ville compte utiliser les infrastructures déjà existantes : Wembley fera office de Stade Olympique. Le village olympique est revenu d'une capacité d'acceuil de 4.200 à 2.700 appartements. Il a aussi été évoqué que le parc olympique, qui devait être initialement financé par des fonds privés, pourrait être nationalisé.
 

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