Accor : éviction imminente du PDG ?

 |   |  324  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Un conseil d'administration doit se tenir aujourd'hui et décider du sort de Denis Hennequin, patron du groupe Accor depuis fin 2010.

Denis Hennequin sur un siège éjectable? D'après le journal Les Echos, le patron du groupe hôtelier Accor pourrait être évincé dans la journée de mardi à l'issue d'un conseil d'administration alors que se tient dans deux jours l'assemblée générale des actionnaires.

Arrivé à la tête du groupe Accor en décembre 2010 (DG, puis PDG depuis janvier 2011), Denis Hennequin, ex-patron de Mac Donald's Europe, paierait pour une stratégie qui n'a pas su convaincre les marchés. L'action Accor est, certes, monté de 7,81% en un an, mais elle n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant crise (-25% en cinq ans). Pis! Le titre Accor est de nouveau en chute depuis quelques semaines avec une perte de 8,54% depuis trois mois...

Une stratégie de long terme

La stratégie de Denis Hennequin avait pourtant établi un horizon plus lointain. Il visait à instaurer une marge opérationnelle de 15% en 2016, contre 9,3% l'année dernière. Pour ce faire, il a engagé une réorganisation du groupe en privilégiant les franchises et les contrats de managements. Il a fixé des objectifs de développement accéléré dans les pays émergents afin que ceux-ci atteignent 50% du résultat opérationnel en 2016 contre 23% actuellement.

Le problème d'Accor réside en réalité davantage sur des problématiques de court terme que de long terme. Mi-avril, Crédit Suisse avait décidé de sanctionner son action en passant sa recommandation de surperformance à sous-performance. La banque suisse avait justifié sa décision par la dépendance du groupe hôtelier au marché européen qui subit de plein fouet la stagnation économique. L'Europe représente 42% du chiffre d'affaires d'Accor, contre seulement 15% pour les pays émergents

En novembre 2010, le prédécesseur de Denis Hennequin, Gilles Pélisson, avait également été évincé en raison de divergences stratégiques avec les fonds d'investissements Eurazeo et Colony Capital qui pèsent pour près de 27% du capital.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/04/2013 à 19:00 :
On ne passe pas "du coq à l?âne"....Vendre des chambres c'est pas tout à fait pareil que du sandwich, un peu de sérieux !
a écrit le 23/04/2013 à 9:58 :
Denis HENNEQUIN est une personne de talent car il a porté McDonald's Europe au niveau de la BU la plus performante, mais pour cela il lui a fallut 10 ans.
Un fond de pension n'a pas cette patience.
Il est vrai aussi qu'on ne quitte pas aussi facilement, une entreprise où l'on a grandi !
a écrit le 23/04/2013 à 9:04 :
Normal: beaucoup de publicité pour peu d'avantages. Des cartes de fidélité qui ne servent rigoureusement à rien car les clients finissent par abandonner les hôtels Accor, dans la mesure où ils sont nettement trop cher, y compris dans les pays émergents. Enfin, un cours de bourse qui laisse à désirer. Les gens incompétents doivent être virés, c'est normal! Dans les pays émergents les groupes Accor et Carrefour sont d'une nullité affligeante et ne sont même pas à la portée des populations, j'en ai été sidéré!
Réponse de le 23/04/2013 à 15:14 :
Non seulement les gens incompétents vont être virés mais également les gens compétents! L'argent est roi! Derrière le groupe ACCOR, il y a des milliers de salariés qui aujourd'hui sont très inquiets! Alors ce genre de commentaire......

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :