Cemi ou la nouvelle vie du casque

Frédéric Thual, à Nantes

Frédéric Thual, à Nantes
Durant vingt-neuf ans, il a fourni les secteurs de l'automobile, du jouet, de l'éclairage, de l'électricité...
Avec la crise de 2009, le chiffre d'affaires plonge de 40 %. Intenable. Jusqu'à ce que ses enfants, de retour d'un stage de scooter, laissent traîner leurs casques trempés au milieu du salon.
L'idée du ZEF, porte-casque séchant, désodorisant et parfumant, est partie de là. Ce sera le point de départ d'une nouvelle vie pour cette modeste PME jusque-là brinquebalée au gré des aléas de la sous-traitance. La trouvaille de Thierry Bonneau rencontre son public.
Présenté, en 2013, au Salon international des inventions de Genève, le ZEF reçoit la médaille d'or et le diplôme du salon dans le domaine sport et loisirs. Les distributeurs (Cdiscount, Tecnoglobe, Dafy moto, etc.) le référencent.
Le virage n'a cependant pas été facile à prendre.
La région des Pays de la Loire, Bpifrance et la CCI le soutiennent. Il bénéficie d'aides remboursables (125 000 euros) et intègre plusieurs dispositifs d'accompagnement (Déclic, Dinamic Entreprises, Atlantique Initiatives Développement...) pour structurer, valider et professionnaliser la démarche.
Depuis, Cemi multiplie les inventions. La dernière en date s'appelle Proled : une lampe à LED intelligente et orientable dont l'intensité varie en fonction de la luminosité, capable de détecter une présence et donc d'économiser l'énergie, connectable à un ordinateur ou à un smartphone.
Pensée pour l'univers avicole, elle est déclinée pour une utilisation de bureau. L'orientation vers les produits propres génère aujourd'hui 30% de l'activité de Cemi et devrait atteindre 50% en fin d'année. Du coup, l'entreprise vient de lancer son propre site d'e-commerce, baptisé Lanouveauté.fr, et cherche à financer le développement d'un vélo pliable, compact, tout en plastique. Inédit.
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À l'équilibre en 2013, le CA devrait atteindre 1,40 millions d'euros en 2014 et permettre de dégager des profits, l'objectif étant d'atteindre 1,70 millions d'euros en 2015 et 3 millions d'euros en 2017.
Cerise sur le gâteau, de grands groupes industriels sollicitent la PME pour ses capacités d'innovation.
Frédéric Thual, à Nantes