Accor passe à l'offensive contre Booking.com. Le géant hôtelier a déposé lundi une plainte contre le site de réservation hôtelière auprès de l'autorité de la concurrence.
Booking.com s'était s'engagé à la mi-décembre à supprimer une clause qu'il impose aux hôteliers. Il risquait de se faire condamner pour entrave à la concurrence dans plusieurs pays européens, dont la France. Accor, qui s'était auparavant associé à la plainte des syndicats hôteliers (Umih), n'a pas été convaincu par les tests effectués par Booking.com. Il a donc décidé de saisir l'Autorité de la concurrence en son nom propre, a déclaré lundi 23 février une porte-parole du groupe hôtelier, confirmant une information du figaro.fr.
Accor dénonce un abus de position dominante du site de réservation en ligne. Les "clauses de parité" figurant dans les contrats conclus entre Booking.com, filiale de l'américain Priceline Group , et les hôtels obligent ces derniers à proposer leurs chambres sur le site de réservation à un prix au moins aussi avantageux que celui proposé sur d'autres réseaux de distribution.
Un porte-parole de Booking.com n'a pas souhaité faire de commentaire sur la décision d'Accor, réaffirmant que le site attendait les conclusions de l'Autorité de la concurrence.
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Au total, sept pays de l'Union européenne ont ouvert des enquêtes sur les plates-formes de réservation hôtelière. L'Allemagne, l'Autriche, l'Irlande et le Royaume-Uni notamment se penchent aussi sur les pratiques dans le secteur. La Commission européenne coordonne ces différentes enquêtes nationales sans mener sa propre enquête.
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