Cityscoot déploie sa feuille de route pour devenir "leader absolu" en Europe

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Cityscoot vise une flotte de 10.000 scooters fin 2019 contre 1.650 aujourd'hui et envisage de se déployer en région mais aussi à l'étranger (à Milan et Genève tout d'abord).
Cityscoot vise une flotte de 10.000 scooters fin 2019 contre 1.650 aujourd'hui et envisage de se déployer en région mais aussi à l'étranger (à Milan et Genève tout d'abord). (Crédits : DR)
Bertrand Fleurose va installer son service de scooters électriques partagés dans 4 villes françaises et européennes cette année, et vise 4 villes supplémentaires en 2019. Cityscoot espère également enregistrer une exploitation positive à Paris dès la fin 2018.

C'était début février, Cityscoot annonçait une levée de fonds conséquente de 40 millions d'euros ! La startup parisienne vient de préciser sa feuille de route des deux prochaines années qui doit la conduire à creuser l'écart avec la concurrence et se placer en position de « leader absolu ».

Pour Bertrand Fleurose, président fondateur de Cityscoot, le premier acte de ce plan de déploiement sera de consolider ses positions à Paris où il espère enregistrer une exploitation positive à la fin de l'année. Il va ainsi doubler la taille de sa flotte 100% électrique passant de 1.650 scooters  à 3.400 avant la fin de l'année. Cet élargissement s'accompagnera d'une extension de l'aire d'opération en petite couronne. Cityscoot va probablement élargir l'arc où il est déjà présent dans l'ouest parisien (Levallois, Issy-les-Moulineaux...) vers le sud (Vanves, Malakoff) et vers le nord (Clichy).

Pas de "Grand Paris"...

Bertrand Fleurose a précisé qu'il resterait cantonné aux villes limitrophes de Paris :

« Il n'y aura pas de Grand Paris pour nous. »

Le fondateur de Cityscoot a également exclu de s'installer dans des villes qui appliqueront un stationnement payant pour les deux-roues comme Charenton-le-Pont ou Vincennes, ce qu'il justifie en ces termes :

« Verbaliser les deux-roues électriques, cela ne va pas dans le sens de l'histoire » (...) « Nous avons dissuadé des gens à acheter un scooter thermique, et d'autres ont revendu le leur pour passer à Cityscoot », a-t-il aussi rappelé.

... mais déploiement en région (Nice) et à l'étranger (Milan, Genève...)

Mais la stratégie de développement de la société de scooters en libre-service repose sur un déploiement ailleurs en France mais également à l'étranger. Bertrand Fleurose a ainsi annoncé qu'après une période expérimentale, le service allait démarrer à Nice début juin avec une flotte de 500 scooters.

A l'automne, les scooters électriques de la startup seront également déployés à Milan et à Genève. Dans la capitale économique italienne, le fondateur a évoqué un projet de flotte de « plusieurs milliers de scooters ». Une quatrième ville française sera également équipée cette année, mais Bertrand Fleurose n'était pas encore en mesure de divulguer son nom.

En 2019, Cityscoot espère s'implanter dans 4 villes également françaises et européennes. Le patron n'a pas donné davantage de précisions sur les villes qu'il souhaite attaquer en 2019, il a toutefois indiqué que son objectif était de disposer d'une flotte de 10.000 scooters en circulation à fin 2019.

Des scooters plus puissants et une appli offrant de nouveaux services

En attendant, Cityscoot travaille à l'amélioration de son expérience client. La startup va se parer début juin d'une nouvelle application. Celle-ci offrira de nouvelles fonctionnalités : multi-ville, multilangue, moteur plus rapide permettant un rafraîchissement plus rapide de la flotte disponible, une estimation du temps pour rejoindre à pied un scooter, des alertes pour savoir quand et où se libère un scooter... Cityscoot proposera également un programme de fidélité.

Cityscoot va également s'équiper d'une nouvelle génération de scooters électriques. Ceux-ci auront une nouvelle transmission à double courroie qui offrira plus de puissance au démarrage. Bertrand Fleurose voulait répondre aux remarques de clients qui trouvaient les démarrages trop mous. La nouvelle génération de scooters proposera trois niveaux de démarrage, mais le plus puissant sera réservé aux usagers qui auront acquis le plus d'expérience.

Les avanies du vélo partagé sont un atout et... une leçon

Bertrand Fleurose met donc les bouchées doubles pour propulser Cityscoot dans une position de leader européen. La très grande fragilisation des systèmes de free-floating de vélos donne du grain à moudre sur la pertinence et la solidité de son modèle économique. La série noire qui frappe les services de vélo partagés depuis le début de l'année (fiasco Velib à Paris, retrait de Gobee Bikes, pagaille sur les trottoirs...) a largement échaudé les collectivités locales. Du coup, pour Bertrand Fleurose, la question de la responsabilisation des usagers Cityscoot est centrale.

D'ailleurs, l'entreprise est prête à sanctionner les utilisateurs indélicats et récidivistes. Au final, il s'avère que le taux d'accidentologie de Cityscoot est très inférieur à la moyenne, d'après un bilan tiré avec l'assureur dédié. Cityscoot pourrait dès lors faire de son retour d'expérience un véritable avantage comparatif dans son approche avec les collectivités locales sans lesquelles, il ne pourrait que très difficilement installer son service. Courtiser les collectivités reste donc un passage obligé y compris pour Cityscoot !

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Commentaires
a écrit le 29/04/2018 à 11:16 :
Il me semble que c'est dans l'intermédiaire entre vélos et voitures que l'on trouvera une solution pour les déplacements et contre la pollution, le scooter électrique étant quand même un bon compromis entre la vitesse et l'encombrement.

Pour les grandes villes bien entendu.
a écrit le 28/04/2018 à 17:20 :
A partir de combien de CBmacadam@gmail.comscooter vandalisés ou volés Fleurose met-il la clé sous la porte ?
a écrit le 28/04/2018 à 16:36 :
le père fondateur de cityscoot est ... Hollande !!! Siège social rue du cirque .

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