Klaxit rachète IDVroom et devient le numéro un européen du court covoiturage

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Julien Honnart (à gauche) et Cyrille Courtière ont fondé WayzUp en 2012, devenu Klaxit depuis.
Julien Honnart (à gauche) et Cyrille Courtière ont fondé WayzUp en 2012, devenu Klaxit depuis. (Crédits : Klaxit)
La start-up co-fondée par Julien Honnart en 2012 vient d'annoncer l'acquisition de la filiale de la SNCF spécialisée dans le covoiturage courte distance, et revendique le statut de numéro un en Europe, devant BlaBlaLines et Karos. Klaxit prépare une nouvelle levée de fonds pour la fin de l'année afin d'accompagner son développement en France, un marché voué à une profonde accélération avec l'adoption de la Loi d'orientation des mobilités (LOM).

Numéro un en Europe ? Klaxit a annoncé ce mercredi, le rachat de la filiale covoiturage de la SNCF IDVroom, et se présente comme étant désormais le numéro un en Europe.

Julien Honnart, qui a fondé Klaxit en 2012 (à l'époque WayzUp), se fait désormais fort d'être à la tête d'une structure de près de 1,165 million d'inscrits, dont 950.000 viennent de la base client IDVroom. Mais selon le jeune entrepreneur, si IDVroom dispose d'un véritable trésor, il n'a jamais su le transformer en utilisateurs actifs et récurrents.

"IDVroom a fait de l'acquisition massive d'utilisateurs, notamment à travers des campagnes médias, mais il ne s'est pas suffisamment préoccupé de ce qui se passait après... Aujourd'hui, Klaxit assure 50 fois plus de trajets de covoiturage qu'IDVroom" alors qu'il dispose de 4,5 fois moins d'utilisateurs, a expliqué Julien Honnart, le Pdg de Klaxit.

De nombreux grands comptes

Avec cette acquisition, la jeune pousse qui compte à son capital la RATP, Via ID, la Maif et Sodexo, se place donc devant BlaBlaLines (le service courte distance du numéro un mondial du covoiturage BlaBlaCar) qui revendique 500.000 inscrits. Klaxit ajoute également 65 contrats d'entreprises à son portefeuille clients et permet de toucher de très grands comptes comme Sanofi, TF1, EDF ou encore le CEA.

"Nous sommes désormais en contrat avec la moitié des entreprises du CAC 40", triomphe Julien Honnart.

En outre, l'ancienne filiale de la SNCF apporte son lot de contrats avec des collectivités locales à Klaxit, environ une dizaine, soit un portefeuille de 30 contrats publics dont Nantes, Clermont-Ferrand, Poitiers et Toulouse.

Julien Honnart "n'est pas autorisé" à communiquer sur le prix de la transaction, mais il a insisté sur l'apport très important en actifs pour Klaxit. Il semblerait que l'acquisition ait effectivement été très avantageuse puisque sur les 3 millions d'euros levés il y a dix-huit mois, une bonne partie a déjà été consommée à des fins de développement interne. "Nous avons multiplié notre chiffre d'affaires par 2,5 en 18 mois et par 10 le nombre de trajets réalisés par l'application", a relevé Julien Honnart.

Nouvelle levée de fonds en vue

Klaxit travaille sur une nouvelle levée de fonds "d'envergure" qui devrait être finalisée en fin d'année. Celle-ci doit financer une nouvelle accélération du développement de Klaxit notamment vers les collectivités locales.

"Nous visons 50 nouveaux partenariats avec des agglomérations de plus de 200.000 habitants, et 500 nouvelles entreprises, et convertir en 3 ans  au covoiturage 10% des 16 millions de Français qui vont travailler seuls en voiture."

Julien Honnart l'assure, l'acquisition d'IDVroom est le signal d'une consolidation du secteur, mais, même en devenant le numéro un en Europe, il estime que le marché domestique restera le marché hexagonal, sauf quelques développements transfrontaliers comme en Suisse ou avec le Luxembourg. Pour lui, il y a encore beaucoup de grain à moudre en France, surtout avec la Loi d'orientation des mobilités qui va "ouvrir le marché français".

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