Réunis à Bordeaux, Augustin Beurrier et les associés de la société EMME (Electro mobility materials Europe) affichent un sourire aussi brillant que le soleil de juin. Il faut dire qu’après une période marquée par les recours déposés par des opposants, les porteurs du projet empilent désormais les bonnes nouvelles. Il s’agit d’implanter à Parempuyre, dix kilomètres au nord de Bordeaux, une raffinerie de nickel et de cobalt pour alimenter en premier lieu la chaîne de fabrication des batteries pour véhicules électriques. Une installation classée Seveso seuil haut mais pourtant prévue sur un terrain inondable du port de Bordeaux en bord de Garonne.
Après l’avis favorable de l’enquête publique, malgré l’expression d’une vive contestation locale, c’est le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques de Gironde qui a donné son feu vert à l’issue d’un vote serré (dix voix pour, 9 voix contre). Sur le plan réglementaire aussi les choses avancent, la préfecture, qui a la main sur ce dossier reconnu Projet d’intérêt national majeur, a signé le permis de construire le 5 juin. Identifiée par l’Etat parmi les 150 projets Notre-Dame, EMME espère désormais décrocher son autorisation environnementale début juillet.