Pour doper le tourisme, la Caisse des dépôts veut lever un milliard d'euros

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Le gouvernement se fixe comme objectif d'attirer 100 millions de touristes par an en 2020, contre 84 millions en 2014.
Le gouvernement se fixe comme objectif d'attirer 100 millions de touristes par an en 2020, contre 84 millions en 2014. (Crédits : Reuters Stephane Mahe)
Le groupe Caisse des Dépôts et Consignations compte mobiliser cette somme sur cinq ans via le lancement d'une plateforme d'investissements. Le développement de la filière se fera autour de trois axes : hébergements, infrastructures et numérique.

Le gouvernement lance sa deuxième offensive pour doper le tourisme en France. Afin de répondre aux objectifs d'accueil de 100 millions de touristes étrangers par an d'ici 2020 - contre 85 millions prévus en 2015 - la Caisse des dépôts va mettre en place "une grande plateforme baptisée France Développement Tourisme", a indiqué le directeur général Pierre-René Lemas, jeudi 8 octobre, lors de la première conférence annuelle sur le tourisme, organisée au ministère des affaires étrangères.

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) compte ainsi mobiliser près d'un milliard d'euros sur cinq ans en faveur de la filière autour de trois axes.

Hébergements, infrastructures et numérique

Le premier volet consistera en une société foncière dédiée à l'accroissement des capacités d'hébergement, pour favoriser les rénovations "lourdes" d'hôtels et de résidences de tourisme, ainsi que la construction de nouvelles structures d'accueil. Cette foncière doit être dotée de 500 millions d'euros. Dans le détail, la Caisse des Dépôts y contribuera à hauteur de 100 à 150 millions d'euros, le reste du montant sera apporté par des co-investisseurs institutionnels.

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Le deuxième dispositif cible les territoires et leurs équipements touristiques tels que les ports de plaisance, les parcs d'exposition, le thermalisme, le tourisme culturel, etc..., y compris les hébergements qui ne seraient pas dans la cible de la foncière hébergement. Une enveloppe de 400 millions d'euros sur fonds propres devrait être ainsi dédiée au développement des territoires.

Enfin, le troisième dispositif sera porté par la Banque publique d'investissement (Bpifrance) via un fonds de capital développement pour les PME de la filière tourisme, notamment des secteurs de l'innovation et du e-tourisme. Il sera quant à lui "doté de 100 millions d'euros", a précisé Pierre-René Lemas.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2015 à 0:49 :
Le tourisme, en temps de crise, est en train de se transformer en tourista. Investissez, dieu vous le rendra. En paradis fiscal.
a écrit le 08/10/2015 à 22:36 :
mais pourquoi la caisse des dépôts? C'est dans leur mission de concurrencer directement le privé maintenant? De se poser en juge et partie?
Donc en gros plus ça va, plus on paye pour d'autres mais en plus on paie pour des concurrents?
Ce pays crèvera de ses pseudo-élites qui se prennent pour des hommes d'affaires et des entrepreneurs quand ils dépensent l'argent des autres.
Réponse de le 08/10/2015 à 23:40 :
C'est à dire que depuis une vingtaine d'années les entreprises n'investissent pas suffisamment, la recherche publique même chose, et les banques ont du mal à prêter et à assurer les entreprises, principalement les PME qui débutent ou celles qui ont juste besoin de trésorerie pour progresser.
Réponse de le 09/10/2015 à 11:29 :
Et devinez pourquoi.
Si l'état s'en tenait à son pré-carré originel et n'intervenait pas à tout bout de champ, ces acteurs auraient probablement les moyens de le faire d'eux-mêmes.
On ne peut impunément piper les dés et retirer les moyens légitimes de l'autonomie des acteurs économiques sans qu'un jour cela pose problème. Quand de surcroit cela revient à distribuer aux uns ce qu'on a prélevé aux autres, il n'y a que deux résultats possibles: une économie entièrement captive (crony-capitalisme dans le meilleur des cas, fascisme au pire) ou sa disparition par l'attrition des acteurs (c'est la faillite et la récession).
Vous parlez d'un résultat brillant. Que tout cela soit masqué par la manipulation de la dette, du prix des actifs, des comptes publics ou autres et vendu au bon peuple ignorant des réalités quotidiennes de l'entreprise sous la forme d'une "intervention de l'état destinée à aider les..." est une mascarade de plus.
a écrit le 08/10/2015 à 18:10 :
Ça se terminera par des impôts et des postes de complaisance ici et là. Ces fonctionnaires sont incapables de comprendre le marché. Ils savent dépenser l'argent des autres. Quant aux touristes étrangers...... Pfffffff....... Ils trouvent les français pas sympas et ils se font détrousser par des voyous. Heureusement qu'il reste les vieilles pierres et l'héritage culturel des anciens.... Rien que Roissy est une catastrophe....
a écrit le 08/10/2015 à 15:28 :
Pourquoi pas mais compter sur le tourisme pour développer l'économie française c'est un peu désolant et cela fait un peu pays sous développé. De même quand j'entends certains responsables politiques parler d'industrie touristique la plupart des emplois sont des emplois saisonniers peu qualifiés et avec peu de perspectives d'évolution. transformer la France en musée pour touristes chinois il y a des perspectives plus motivantes et le grand Charles doit retourner dans sa tombe de voir de voir ce qu'est devenue la France

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