Vacances : les Français qui partent privilégient la proximité

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Un français sur deux partira en vacances cet été d'après une étude menée par BVA pour Les entreprises du voyage. Si la grande majorité préfère rester en France, les destinations étrangères assez proches sont également plébiscitées.
Un français sur deux partira en vacances cet été d'après une étude menée par BVA pour Les entreprises du voyage. Si la grande majorité préfère rester en France, les destinations étrangères assez proches sont également plébiscitées. (Crédits : Reuters)
Selon une étude BVA pour Les entreprises du Voyage publiée ce mardi, 54% des Français ont l'intention de partir en vacances cet été. La grande majorité d'entre eux partira en France mais les agences de tourisme notent également une reprise des voyages à l'étranger.

Alors que Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères a annoncé lundi que la France "devrait attirer 88 à 89 millions de touristes en 2017", une étude BVA pour Les entreprises du voyage* décrit les projets de vacances d'été des Français.

Pour la deuxième année consécutive, un peu plus d'un Français sur deux compte partir en vacances cet été, soit 54% (55% en 2016). Parmi ces chanceux, ils sont 72% à choisir la France comme destination et la location reste le mode d'hébergement privilégié à 63%. Une tendance est également observée par Richard Soubielle, vice-président des Entreprises du voyage qui avance que "les séjours sont moins longs mais plus nombreux". De fait, les Français privilégient les courts séjours de 1 à 4 nuits dans les pays proches de la France notamment l'Allemagne et le Royaume-Uni.

L'Europe reste plébiscitée

Parmi les Français partant en vacances, 28% expliquent partir à l'étranger pour leurs vacances estivales en 2017 soit moins que l'année dernière puisqu'ils ont été 30,5% 2016. En tête des destinations sollicitées par les Français se trouvent, en majorité, des pays relativement proches de l'Hexagone. Ainsi, 54% des sondés indiquent qu'ils se rendront en Europe de l'Ouest avec comme destinations privilégiées l'Espagne, l'Italie et le Portugal.

Pour ce qui est des destinations un peu plus lointaines, les Français se rendent également au Maghreb avec le Maroc à 6% (contre 7% en 2016) mais aussi la Tunisie. Ce pays touché par des attentats sur ses haut-lieux touristiques avait souffert d'une forte baisse du nombre de touristes mais connaît une reprise (+ 205%) sur ces six derniers mois. Les destinations long-courrier sont toujours dominées par les Etats-Unis, qui ne progresse pas mais reste premier suivi de la République Dominicaine et de la Thaïlande.

Reprise dans les agences de tourisme

Un baromètre réalisé par Gestour et Orchestra**, également publié mardi s'arrête sur les tendances des ventes par les agences de tourisme. Selon les chiffres de l'étude, les réservations sont ainsi sur le premier semestre en hausse de 9%, un chiffre particulièrement visible sur les long-courrier qui enregistrent une augmentation des départs de 10%.

Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du voyage se félicitent de ces chiffres et explique que "la croissance observée actuellement n'a pas été vue depuis 2005". Ces chiffres positifs confirment une reprise qui commençait à être observée l'année dernière déjà mais à un rythme plus soutenu.

Des divisions sociales marquées

L'étude réalisée par BVA opinion dresse également le profil social des personnes ayant l'intention de partir en vacances cet été. Ainsi, 78% des personnes, qui annoncent partir, font partie des ménages aisés (ayant des revenus mensuels supérieurs à 4.000 euros) et ont au moins un enfant à charge (61%). Ces vacanciers habitent pour une grande majorité (66%) dans la région Île-de-France et sont pour la plupart des salariés (61%).

> Lire aussi : Faute de ressources suffisantes, 40% des Français ne partent pas en vacances

 Au contraire, les ménages les moins favorisés comme les retraités (51%), les chômeurs (52%) et 60% des foyers modestes (dont les revenus sont inférieurs à 1.500 euros par mois) ne partiront pas en vacances, par manque de moyens financiers.

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*Enquête réalisée par BVA et Les entreprises du Voyage en interrogeant 1.927 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus par téléphone les 19 et 20 mai puis les 9 et 10 juin 2017.

** Etude réalisée par Gestour et Orchestra pour Les entreprises du Voyage se basant sur les données extraites des deux plateformes par l'ensemble de leurs clients et correspondant à un échantillon d'observation significatif.

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Commentaires
a écrit le 12/07/2017 à 20:38 :
Quant on a de la famille qui habite au bord de la mer c'est encore moins cher. Il est bon de privilégier la proximité.
a écrit le 12/07/2017 à 19:07 :
Quant on a de la famille qui habite au bord de la mer c'est encore moins cher. Il est bon de privilégier la proximité.
Réponse de le 12/07/2017 à 19:54 :
@Delahaut: Benjamin Franklin disait "un invité, comme un poisson, commence à sentir mauvais au bout de 3 jours" :-)
a écrit le 12/07/2017 à 16:27 :
"les Français se rendent également au Maghreb" ! Faut être maso pour payer un billet d'avion, alors qu'on a tout dans sa propre ville :-)
a écrit le 12/07/2017 à 16:02 :
" Parmi ces chanceux"

Tiens comme à la télé : "pour ceux qui ont la chance de partir" ,c'est devenu à la mode cette phrase, alors qu'il ne s'agit pas de chance mais de pognon.
a écrit le 12/07/2017 à 15:50 :
Les congés payés étaient une véritable révolution progressiste des trente glorieuses et on mesurait la prospérité d'un pays au nombre de ses habitants à pouvoir partir en vacances.

Or depuis les années 90 les français partent de moins en moins en vacances ce qui étrangement s'accorde très bien avec des situations professionnelles et sociales de plus en plus précaires.

Mais bon comme c'est TINA qui veut ça...
Réponse de le 12/07/2017 à 22:54 :
Non, les vacanciers de 1936 partaient en vacances avec des moyens rudimentaires, à vélo, en rando,...De la même manière les colonies permettaient à très bas prix à de nombreux enfants de partir. Aujourd'hui le camping sauvage par exemple sur ou près des plages est impossible ou interdit, les petits campings rudimentaires disparaissent, les normes d'encadrement des colos les rendent inabordables même fortement subventionnées. TINA n'y est pas pour grand chose...
Réponse de le 13/07/2017 à 9:46 :
"Non, les vacanciers de 1936 partaient en vacances avec des moyens rudimentaires, à vélo, en rando,..."

Et donc à l'ère d'internet et de la voiture électrique il faudrait que nous repartions tous sac à dos et sac de couchage sur le dos ?

"TINA n'y est pas pour grand chose..."

Vous osez affirmer que la baisse du pouvoir d'achat n'est en rien dans le fait que les français partent moins en vacances sans rire ?

Par ailleurs vous oubliez que c'est la propriété privée et tout ces gens qui ne peuvent s'empêcher de fermer leurs terrains que le camping sauvage est devenu impossible. Quand vous partez dans vos théories scabreuses essayez quand même d'anticiper deux ou trois énormités au moins, merci.

Sinon à part de l'obscurantisme vous avez autre chose à nous proposer ? En tout cas merci une nouvelle fois de me prouver que je ne rate rien en e vous lisant jamais.
Réponse de le 14/07/2017 à 14:12 :
Pire encore, j'ose affirmer que le pouvoir d'achat ne baisse pas.

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