RER A : la grève reconduite jusqu'à lundi

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Neuvième journée de galère pour les usagers de la ligne A du RER ce vendredi, avec un train sur deux aux heures de pointe. Les organisations syndicales de la RATP ont voté la reconduction de leur mouvement jusqu'à lundi. Malgré des discussions avec la direction, les autres moyens de transport, RER, métros, bus et tramways, risquent également d'être perturbés.

Après neuf jours de conflit, les organisations syndicales de la RATP se sont prononcées pour la poursuite jusqu'à lundi de la grève sur la ligne A du RER en région parisienne. Les discussions entre syndicats et direction, menées dans la nuit de jeudi à vendredi, n'ont pas débouché sur une fin de conflit comme l'espéraient gouvernement et usagers.

Après la consultation de leur base, les syndicats ont fait savoir que le mouvement était reconduit pour le week-end, donc jusqu'à lundi. "Le mouvement a été reconduit à la quasi-unanimité. On est encore assez loin d'un accord et la situation est bloquée", a dit à Reuters un responsable de la CGT. Il a précisé que les organisations syndicales étaient disponibles pour reprendre les négociations pendant le week-end.

Le trafic est très perturbé depuis plus d'une semaine sur cette ligne qui traverse la capitale d'Est en Ouest et transporte chaque jour environ 1 million de voyageurs. Il se résume à un train sur deux environ aux heures de pointe (7h30-9h30 puis 16h30-19h30) et à une circulation quasi nulle aux heures creuses.

Les négociations entre la direction de la RATP et les conducteurs, qui réclament des revalorisations de salaires, n'ont guère progressé. La RATP a notamment avancé l'idée de mettre en place de nouveaux tableaux de service ainsi qu'une prime variable en fonction des objectifs de régularité, dans le cadre du contrat avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Cette prime pourrait atteindre 80 euros par mois, là où les syndicats réclament un minimum fixe de 120 euros par mois.

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a écrit le 19/12/2009 à 8:29 :
Depuis plus d'une semaine, les agents de la RATP débrayent et, de jour en jour, la paralysie gagne tout Paris... Merci la fin d'année !

L'un des motifs : la préservation de leur sacro-saint régime de retraite qui, en réalité, n'a pas été réformé. Non contents de cumuler un maximum de privilèges ils ont donc encore décidé de nous pourrir la vie.

Comparons les retraites des salariés du privé versus celles des agents de la RATP :

- Âge moyen de la retraite : 61 ans contre 55 ans
- Base de calcul de la pension: rémunération de l'ensemble de la carrière, même les mauvaises années contre les 6 derniers mois de la carrière
- 13e mois de retraite : Non / Oui
- Niveau de la retraite garanti : Non pour les salariés du privé (taux de remplacement en baisse) / Oui, minimum 75 % du dernier traitement (après carrière complète) des agents de la RATP
- Compensations aux réformes des retraites : aucune pour les salariés du privé alors que pour les agents de la RATP Il y a amélioration des rémunérations de fin de carrière, octroi de points retraite complémentaire, amélioration des réversions, etc.

C'est bien simple, non seulement le régime de retraite de la RATP a été très peu réformé mais les agents ont récolté, en contrepartie, de nouveaux avantages. Et, le pire, c'est que la RATP est incapable de financer son régime. Alors, ce sont les contribuables, les salariés du privé qui payent. Plus de la moitié des dépenses retraite de la RATP sont financées par l'impôt.

Pour couronner le tout, la RATP, en ce moment même, est en train de négocier discrètement avec les pouvoirs publics la possibilité de mettre à la charge des caisses de retraite du privé - notamment la CNAV - pourtant exsangues les 21 milliards d'euros d'engagements retraite qu'elle n'a jamais provisionnés...

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