Grève dans le RER : désaccord au sommet sur le service minimum

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Selon le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, "il y a la moitié du trafic qui est assurée" aux heures de pointe sur le RER, "et aux heures creuses, pas grand-chose. C'est vrai, ce n'est pas satisfaisant". Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand estime au contraire que "s'il n'y avait pas de service minimum, on aurait eu six jours de paralysie totale sur ce réseau."

La grève qui se poursuit ce mardi dans le RER A et menace de s'étendre au RER B  est-elle le signe que la législation sur le service minimum ne fonctionne pas ou au contraire cette dernière a t-elle permis de limiter les dégâts ?

Même au sommet de l'Etat, les avis divergent sur la question. Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a reconnu ce mardi sur RTL. "Il y a la moitié du trafic qui est assurée" aux heures de pointe, "et aux heures creuses, pas grand-chose. C'est vrai, ce n'est pas satisfaisant, il faut penser aux usagers. Le service minimum n'a jamais été conçu comme étant la fin de l'exercice du droit de grève qui est garanti par la Constitution".

Il souligne que "les pouvoirs publics font tout pour favoriser le dénouement de cette grève. Des négociations ont lieu, je crois qu'il faut que les organisations syndicales pensent aux usagers".

Opinion totalement différente du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand ce mardi également sur LCI. "Heureusement qu'il y a le service minimum. S'il n'y avait pas de service minimum, on aurait eu six jours de paralysie totale sur ce réseau. Le service minimum, bien sûr, n'empêche pas toutes les perturbations, parce que le droit de grève est constitutionnel", mais "sans le service minimum, cette ligne-là et tout le réseau seraient bloqués".

"Maintenant, je vais vous dire une chose, qui figure dans le texte sur le service minimum: aucune des journées de grève ne devra être payée à ces grévistes. Ils font grève en toute connaissance de cause mais ils doivent bien avoir à l'esprit que sur leur bulletin de paie de décembre, il n'y aura pas un salaire complet. Les journées doivent être retenues. Je l'ai fait figurer dans la loi, il est évident que chacun doit bien conserver ce principe. Quand on fait grève, on ne travaille pas, quand on ne travaille pas, on n'est pas payé".

Quant à Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France et président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), il a lancé ce mardi depuis Copenhague  : "c'est insupportable, il faut arrêter cette affaire, les négociations sont apparemment rompues entre la direction de la RATP et les syndicats. Ce n'est plus au niveau de M. Mongin (président de la RATP), mais au niveau du gouvernement que la négociation se fait. J'ai demandé la nomination d'un médiateur, je n'ai toujours aucune réponse". Il demande "à rencontrer d'urgence MM. Fillon et Borloo. Je m'adresse à ce gouvernement pour qu'il fasse avancer les choses, il y a de mauvaises conditions de travail à la RATP pour le personnel, il faut en sortir par la négociation".

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