Menace de grève dure des hôtesses et stewards d'Air France

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La totalité des syndicats de personnel navigants commerciaux sont prêts à débrayer pour quatre jours à partir du 28 mars. Ils s'opposent au projet de réforme du produit moyen-courrier censée stopper l'hémorragie sur cette partie du réseau secoué par les low-cost.

Le projet NEO d'Air France de réforme du produit moyen-courrier qui débutera le 28 mars prochain fait des vagues. Il pourrait même de s'accompagner d'une grève d'une partie des hôtesses et stewards de la compagnie.

Alors qu'un communiqué de Sud Aérien vient d'appeler à la grève, ce sont, selon nos informations, la totalité des organisations syndicales qui sont sur le pied de guerre. L'Unac a déjà informé la direction de son intention de débrayer à partir du 28 mars pour une durée illimitée. Le syndicat devrait s'aligner sur les quatre jours qui figurent dans le mot d'ordre de grève de l'UGICT-CGT. Très remontée également, l'intersyndicale regroupant le SNPNC, la CFTC et l'Unsa se dit dans une dynamique de grève. La CFDT que nous avons pu joindre aurait, elle, déposé un préavis cet après-midi.

Le retour des plats chauds passe mal

Tous s'opposent au projet NEO (new european offer) de refonte du moyen-courrier qui débutera fin mars et qui prévoit à terme 54 millions d'euros d'économies sur le personnel de cabine.Ils dénoncent en particulier le projet de la direction de retirer un membre d'équipage sur les Airbus A319, à partir de 2011 mais aussi sur les vols vers Alger. Le retour des plats chauds sur les vols de plus de 2h30 fait également l'objet de contestations. « Ces deux points sont incompatibles avec le protocole de services défini en 2004 », explique un syndicaliste. Et de préciser : « En 2004, on nous avait enlever les plats chauds parce qu'on retirait un PNC. Là on nous demande de remettre les plats chauds qui requiert davantage de temps avec un PNC en moins. C'est incompatible avec la qualité de service ».

Les syndicats sont également hostiles au projet de la direction de renégocier l'accord collectif 2008-2013, qui définit notamment les conditions de rémunération et de travail des PNC (personnel navigant commercial). Tous demandent le retrait de ces mesures, seul moyen, selon eux, d'éviter la grève. Celle-ci peut faire très mal. En témoigne le conflit de cinq jours pendant les vacances de la Toussaint 2007 qui en plus de l'énorme pagaille dans les aéroports a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros.

Il reste encore deux réunions pour éviter le pire. Le 19 et le 26 mars. Mais il est apparaît difficile pour la direction de revenir en arrière. Le projet NEO (new european offer) est en effet censé stopper l'hémorragie sur le réseau moyen-courrier, fortement ébranlé par les compagnies à bas coûts. Outre la baisse des prix et une allègement du service en classe économique, il vise également à réduire les coûts.

Début mars, quatre syndicats des pilotes, tous minoritaires avaient débrayé. Egalement hostiles au projet NEO qui vise 66 millions d'euros d'économies sur les pilotes.

 

 

 

 


 

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Commentaires
a écrit le 18/03/2010 à 13:16 :
@marc
Airfrance n'est plus une entreprise publique depuis longtemps.

Par ailleurs, ce ne sont pas les grèves qui impactent le service public mais le manque d'investissements (la SNCF en est un exemple flagrant).

Pour Airfrance, au delà des conditions de travail, c'est la fonction sécurité/sauvetage des PNC qui est directement remise en cause par le nouveau service : plus de fatigue, plus de stress, plus de manipulation !
Sans parler que la Direction veut que les PNC travaillent plus pour gagner autant.
Pour information en 95 Airfrance faisait travailler les PNC 30% de plus et les nouveaux embauchés avaient leur rémunération amputée de 20% !
Trop c'est trop !

a écrit le 18/03/2010 à 6:35 :
Les grèves deviennent insuportables pour ceux qui doivent voyager toutes les semaines.
Entre la SNCF, la.RATP, les aiguilleurs du ciel, Air France, il n'est plus possible d'avoir un service fiable.
Vivement que tous ces services soit privatisés réellement, c'est à dire avec plusieurs prestataires proposant un service alternatif.
Je suis personnellement pour le service public à conditions qu'il ait un service!!! Ce nest plus le cas actuellement.

a écrit le 17/03/2010 à 13:10 :
C'est marrant c'est toujours aux mêmes qu'on demande de faire des efforts. Sous prétexte qu'ils ont la chance d'avoir un boulot c'est toujours les mêmes qui doivent supporter les fautes stratégiques des dirigeants.
Une direction qui ne fait que communiquer mais ne négocie rien, des dirigeants qui provisionnent 75 millions d'? de retraite chapeau pour les 5 ans à venir. 350 millions d? pour entente illicite sur le fret. 500 millions d'? de couverture carburant mal négociée et 5 milliards de trésorerie et c'est aux salariés de payer l'addition encore une fois !
Cette fois c'est non.

a écrit le 17/03/2010 à 12:57 :
Et bien voila, Pierre Henry Gourgeon s'en met plein les poches avec tous ces camarades de la direction :augmentations, retraites chapeaux,... et pendant ce temps c'est toujours les mêmes personnels qui trinquent : le personnel au sol et le personnel de cabine. Il va falloir qu'il regarde un peu autour de lui pour voir qu'il n'y a pas que nous dans la compagnie ! Nous sommes pour la qualité de service au client, mais il faut trouver d'autres bouquémissaires !
a écrit le 17/03/2010 à 9:44 :
Il est évident qu'on ne peut demander plus à une catégorie de personnel qui a déjà fait l'objet d'une réduction des coût sans précédent et d'une hausse de la productivité qui ne va pas de paire avec la sécurité des vols. Si vous ajoutez à cela une PDG (Pierre Henry Gourgeon) qui ose s'augmenter en pleine crise, qui provisionne des millions d'Euros de retraite chapeau pour ses hauts dirigeants et des fautes graves d'entente illicite sur les prix du Fret qui vont coûter presque 230 Millions à la compagnie on comprend mieux pourquoi le personnel en a ras le bol de payer pour les erreurs et l'avidité de certains...
a écrit le 17/03/2010 à 9:10 :
Toujours pareil ,ils préfèrent faire perdre des parts de marché et aller vers des réductions d'effectifs plutô t que de faire un effort et attendre de jours meilleurs ....
a écrit le 17/03/2010 à 9:10 :
Toujours pareil ,ils préfèrent faire perdre des parts de marché et aller vers des réductions d'effectifs plutô t que de faire un effort et attendre de jours meilleurs ....
a écrit le 17/03/2010 à 8:07 :
pensez-vous que c'est le debut des vacances de paques qui motivent ces personnels,bon a la votre amusez vous bien

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