• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceTransport & Logistique

Air France-KLM : pourquoi 2013 est l'année à ne pas rater

Fabrice Gliszczynski

Publié le 22 février 2013 à 08:34

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Après avoir affiché une perte d'exploitation de 300 millions d'euros en 2012, tous les éléments de la restructuration du plan de redressement sont aujourd'hui réunis en totalité pour être mis en oeuvre à partir du printemps. 2013 va donc vérifier l'efficacité de ces mesures. Néanmoins, en raison du contexte économique et de la hausse du carburant, des mesures complémentaires risquent d'être nécessaires à terme.

C'est l'année à ne pas rater pour Air France-KLM et sa plus grosse filiale Air France. Celle qui doit remettre le groupe aérien aujourd'hui en difficulté sur la voie d'un net redressement pour lui permettre de dégager, comme l'a promis la direction, une « rentabilité très positive » en 2015, comparable à celle de ses rivaux européens Lufthansa et IAG (British Airways et Iberia). Celle qui vérifiera donc l'efficacité des mesures prises en 2012 dans le cadre du plan de restructuration Transform 2015, lequel vise à réduire la dette d'Air France-KLM de deux milliards d'euros d'ici à 2015, à 4,5 milliards, en générant deux milliards de cash-flows (après investissements) durant cette période. Pour y parvenir, Air France et KLM ont donc lancé chacune en 2012 un plan de restructuration, plus drastique au sein de la compagnie française, dont les pertes cumulées depuis cinq ans s'élèvent à environ 2 milliards d'euros quand, dans le même temps, KLM n'a été qu'une seule fois dans le rouge. « C'est une année cruciale », a expliqué ce vendredi Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France-KLM.

Plans de départs volontaires

« Tout est en place. Maintenant, il faut un retournement sensible en 2013 pour atteindre l'objectif d'une marge opérationnelle de 6 à 8% en 2015 », explique Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities. Chez Air France, après avoir passé l'année 2012 à définir un nouveau plan industriel, à négocier des gains de productivité de 20% du personnel, à lancer un plan de départs volontaires concernant 2767 salariés parmi les personnels au sol, etc., toutes les armes de la reconquête, ou presque, sont en place. Et doivent être en état de marche à partir d'avril prochain.
À commencer par la riposte face aux compagnies à bas coûts sur le réseau court et moyen-courrier, le plus gros foyer de pertes de la compagnie (500 millions en 2011). Si Air France a lancé en janvier une nouvelle tarification « plus low cost » avec des prix à 49 euros, le vrai départ du redressement débutera au printemps avec les premiers vols, fin mars, de Hop! (qui regroupe les filiales Regional, Britair, Airlinair) et la montée en puissance de Transavia, dont la capacité va bondir de 30% cet été avec l'arrivée, entre février et avril, de trois nouveaux B737. Une croissance qui continuera en 2014 et 2015.Air France a en effet décidé l'an dernier de réorganiser son réseau court et moyen-courrier en trois pôles : une activité sous pavillon Air France pour alimenter le hub de Roissy, mais aussi pour desservir les grosses villes françaises et européennes au départ d'Orly et des trois bases de province de Marseille, Nice et Toulouse; une activité loisirs avec le fort développement de Transavia, une compagnie mi-charter mi-low cost dont la taille doit doubler d'ici à 2015 pour la porter à 20 avions; et une activité de transport régional sur les petites lignes au départ d'Orly avec Hop!

Accords de productivité

Côté baisse des coûts, après les mesures immédiates décidées en janvier 2012, les gains « d'efficacité économique » arrachés l'été dernier aux personnels au sol et aux pilotes n'ont pas encore toutes été mises en place. Pour le personnel au sol, « l'ensemble du dispositif devrait l'être au printemps. Un accord sur le temps de travail vient d'être signé, nous abordons désormais les horaires », explique un syndicaliste. Tout le monde sait cependant que le gros des efforts des personnels au sol proviendra de la réussite, ou pas, du plan de départs volontaires. Quant aux pilotes, toutes les mesures n'ont pas non plus été mises en ?uvre. Elles dépendent notamment du degré d'efforts que feront les autres catégories du personnel. Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a en effet mis sur pied avec la direction un « observatoire de la transformation » pour évaluer le bon déroulé du plan Transform et avoir la certitude que « tout le monde produira les mêmes efforts », dit-on chez les pilotes. Nul doute que ces derniers étudieront de près l'accord signé mercredi 20 février par les syndicats d'hôtesses et de stewards (PNC, personnels navigants commerciaux), les seuls à avoir refusé de le signer l'été dernier. « Les économies sont quasiment les mêmes que celles qui avaient été inscrites l'été dernier, sauf que leur nature est différente. Il y a plus de mesures concernant la rémunération et moins sur la hausse de productivité », explique un syndicaliste PNC. Un « ouf » de soulagement pour la direction qui voit s'éloigner un risque majeur de conflit. Avec la fin de l'accord collectif, le 31 mars, elle comptait, en cas d'échec, imposer de manière unilatérale ses conditions pour obtenir ces fameux gains de 20%. Avec des risques très importants de grèves dures et coûteuses. Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a donc réussi à arracher des concessions aux trois catégories de personnel par la négociation. Ce n'était pas gagné il y a un an. Toutefois, les gains de productivité attendus entraînent de facto des sureffectifs importants, d'où essentiellement le plan de départs volontaires. La direction table sur 2767 salariés pour le personnel au sol, 187 personnes pour les pilotes, tandis que pour les PNC, dont l'ouverture éventuelle du guichet départs était conditionnée à un accord, il pourrait concerner plusieurs centaines de salariés.

Un plan suffisant?
De fait, 2012 n'apporte donc pas d'améliorations tangibles des comptes. « Les effets se ressentiront surtout cette année, et encore, 2013 ne récoltera pas le fruit de la totalité des efforts », reconnaît un administrateur. D'où des résultats 2012 une nouvelle fois dans le rouge. La perte d'exploitation s'élève à 300 millions d'euros (en amélioration de 53 millions par rapport à 2011), et la perte nette se creuse à 1,19 milliard en raison de plusieurs éléments exceptionnels. « Les analystes n'attendaient rien de spécial de 2012. Ce qui compte à leurs yeux, c'est 2013 », explique-t-on chez Air France.
Justement la question est sur toutes les lèvres.

Ce plan sera-t-il suffisant? Concocté à la fin de 2011, plusieurs de ses paramètres ont changé depuis. « Les hypothèses contextuelles, le niveau de croissance économique et le prix du baril de pétrole ne sont pas les mêmes que celles prévues dans le plan Transform », explique un administrateur. En outre la croissance en Europe continue de ralentir et 2013 s'annonce très difficile. « 2013 est une année clé pour Air France-KLM dans un contexte de retournement beaucoup moins favorable qu'anticipé il y a six mois, résume une source interne au groupe. Nous savons que la croissance en 2013 sera stable par rapport à 2012 alors qu'il y a six mois, nous pensions qu'elle serait supérieure grâce aux performances des États-Unis et de l'Asie. » Idem pour le pétrole. Alors que le budget 2013 tablait plutôt sur un prix moyen du baril autour de 110 dollars, il pointe depuis quelques semaines autour de 120 dollars.
Par ailleurs, certaines activités n'évoluent pas non plus comme prévu. « Nous avons toujours deux points faibles qui ont eu tendance à se dégrader en 2012 : les bases de province en particulier - l'activité court et moyen-courrier en général - et le cargo », explique un dirigeant. Lancées en octobre pour la première d'entre elles (Marseille), au printemps 2012 pour les deux autres (Nice et Toulouse), ces bases ont connu un sérieux retard au démarrage avec des coefficients d'occupation et des recettes unitaires inférieures aux prévisions. En 2012, les pertes se sont même creusées, dépassant les 100 millions d'euros enregistrés en 2011, alors que l'objectif était de les réduire à hauteur de 70 millions à 80 millions. L'ensemble du moyen-courrier d'Air France s'est dégradée. Les pertes qui s'élevaient à 500 millions en 2011 sont passées à près de 600 millions d'euros, faisant parallèlement augmenter celles de l'ensemble du groupe Air France-KLM à 800 millions, contre 700 millions en 2011.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Côté cargo, Air France-KLM a encore perdu 222 millions en 2012. Dans les deux cas, les surcapacités sont en cause. En outre, beaucoup au sein d'Air France restent pessimistes sur la réussite du plan de départs volontaires (PDV) des personnels au sol. « Si nous arrivons à 2000 ou 2200 personnes, ce sera déjà bien », regrette un proche du dossier. Selon lui, même si le PDV parvenait à attirer le nombre de volontaires souhaités (1840 dossiers étaient validés à la fin de janvier), le sureffectif se chiffrerait néanmoins entre 1000 et 2000 personnes, dont plusieurs centaines d'hôtesses et de stewards.

Quel avenir pour le cargo d'Air France
Dès lors, un nouveau tour de vis semble inévitable. En septembre 2013, « il sera difficile d'éviter des mesures complémentaires de réductions de coûts », reconnaît un dirigeant. Déjà prévue en avril, une autre baisse de capacités est donc fort probable sur les bases de province, « sans fermeture d'aucune d'elles ». Côté fret, la réduction de l'activité des avions « tout cargo », pour un recentrage encore plus prononcé du transport de marchandises dans les soutes des avions passagers, pourrait ainsi se poursuivre. Avec en filigrane la question du maintien du « tout cargo » à Air France. « Il faut bien examiner la formule de location d'appareils (avec équipages) à certains pics de l'année comme le fait British Airways », explique la même source.

À lire également

  • Air France-KLM : après un trafic record en 2012, l'année 2013 démarre au ralenti
  • Air France : l'état des lieux financier des bases de province
  • Air France trouve enfin un accord de productivité avec les hôtesses et stewards
  • Spinetta quitte la présidence d'Areva avant celle d'Air France-KLM "au plus tard" au printemps 2014

Passation de pouvoir
Mais quel que soit le cas de figure, les mesures auront des répercussions sociales. Mais lesquelles? Des licenciements? Cela semble impossible. Le gouvernement français ne laisserait pas faire : avec encore 15% d'Air France-KLM, il reste le plus gros actionnaire. « Il ne laissera pas se créer un nouveau foyer de tensions dans l'Hexagone », assure un observateur. Par ailleurs, on voit mal Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France, amené à remplacer Jean-Cyril Spinetta en 2014 à la tête d'Air France-KLM, se lancer dans une aventure aussi périlleuse à quelques mois du passage de témoin. Alors quelles mesures d'économies? « Il y a plusieurs possibilités, soupire un dirigeant. Réduire à nouveau les investissements, prolonger le gel des salaires, mettre en place un système de chômage partiel avec des baisses de salaires liées à la réduction d'activité... » Des mesures qui feront grincer des dents les salariés.

Fabrice Gliszczynski

Sur le même sujet

  • 1

    Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée

  • 2

    Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2

  • 3

    L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États

  • 4

    Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries