Air France : l'état des lieux financier des bases de province

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Selon nos informations, la compagnie table sur 70 à 80 millions d'euros de pertes en 2013 sur ses bases de Marseille, Nice et Toulouse, en lien avec l'objectif initial, contre une perte en 2012 estimée autour de 110-130 millions.

Depuis que des informations de presse ont, la semaine dernière, annoncé leurs fermetures en septembre 2013, les trois bases de Marseille, Nice et Toulouse d'Air France se retrouvent sous les feux des projecteurs. L'information a certes été démentie fermement par la compagnie, elle met néanmoins en lumière une réalité. Lancées en octobre 2011 pour la première d'entre elles, au printemps 2012 pour les deux autres, ces bases ont connu un sérieux retard au démarrage, avec des coefficients d'occupation et des recettes unitaires inférieures aux prévisions fixées dans le business plan élaboré début 2011. Pour autant, les mesures prises en septembre pour remonter la pente semblent permettre aux bases de se rapprocher progressivement des objectifs fixés.

Cinq premiers mois catastrophiques

Selon nos informations, au cours des cinq premiers mois d'activité, le remplissage moyen des avions était inférieur aux 64 % espérés, avec une recette unitaire très dégradée de plusieurs dizaines de points, toujours par rapport au budget initial. Résultat, les pertes d'exploitation ont été supérieures aux prévisions. Elles devraient, selon certaines sources, s'élever entre 110 et 120 millions d'euros en 2012 sur les trois bases (d'autres évoquent un chiffre autour de 130 millions) qui perdaient une centaine de millions en 2010. Dans les projections présentées en décembre en conseil d'administration d'Air France et d'Air France-KLM, la compagnie compte revenir sur la trajectoire du business plan à partir d'avril 2013 malgré une hausse du prix du carburant de 60 millions d'euros depuis deux ans, et table ainsi sur une perte d'exploitation de 70 à 80 millions d'euros en 2013. En effet, l'objectif initialement fixé pour ces trois bases était seulement d'améliorer leur résultat global de 25 millions d'euros par an et non d'atteindre l'équilibre, un objectif fixé pour 2013 pour l'ensemble du réseau moyen-courrier point-à-point. Interrogé sur tous ces points, Air France ne fait pas de commentaires.

Réajustement

Depuis l'introduction de nouvelles mesures en septembre les remplissages seraient en ligne avec le budget tandis que la recette unitaire s'en est rapprochée en novembre et décembre. Le réseau de vols, le marketing, la tarification ont été revus. Les capacités aussi. Cet été, il y aura quatre avions de moins que prévu. Les 60 % de croissance prévus initialement sont ramenés à 35 %. Quasiment toutes les routes auront été changées. Outre que l'attrait touristique de plusieurs destinations était contestable, l'agressivité de la concurrence low-cost a sérieusement compliqué les choses. En effet, entre le moment où Air France a évoqué le projet de bases (automne 2010 et la première ouverture un an plus tard), Easyjet et consorts ont eu le temps de s'organiser.

Bilan en septembre

Sera-ce suffisant? "Il est trop tôt pour tirer des conclusions dans un sens comme dans un autre", indique un administrateur. "Les remplissages sont perfectibles et des adaptations sont nécessaires. Nous avons l'intention de tirer un bilan plus global en tenant compte de l'impact des mesures introduites à l'automne", a déclaré ce lundi la directrice générale adjointe en charge de l'activité passages d'Orly et des escales de province, Florence Parly, lors de la présentation de la nouvelle offre tarifaire sur le moyen-courrier. Ce bilan sera fait en septembre.

"Un succès opérationnel"

Pour Florence Parly les bases sont "un succès d'abord opérationnel qui a permis d'attirer un million de passagers supplémentaires en 2012". En outre, "elles sont une rampe de lancement pour le plan Transform dans la mesure où ce dernier reprend à son compte un bon nombre de leurs principes". Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a lui aussi insisté sur ce point : "passer d'une exploitation où l'activité des avions passent de 8h15 à 11h30 constitue un énorme changement. Nous avons testé un certain nombre de règles qui vont être généralisées au réseau moyen-courrier". Pour rappel, les bases ont permis par le biais d'une hausse de productivité du personnel (les navigants notamment) de réduire les coûts de 15 %. Ceci par le biais d'une forte augmentation des capacités qui ont permis de baisser les coûts et d'ouvrir des lignes qui ne pouvaient pas l'être dans la structure de coûts précédente.

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a écrit le 09/01/2013 à 9:53 :
Comme disait Greenspan de la FED si vous avez compris c est que je me suis mal exprime
a écrit le 09/01/2013 à 7:59 :
http://www.airdisaster.com/cgi-bin/airline_detail.cgi?airline=Air+France
Réponse de le 09/01/2013 à 13:50 :
Et?
a écrit le 09/01/2013 à 7:55 :
http://www.handelsblatt.com/unternehmen/handel-dienstleister/rangliste-die-unsichersten-fluggesellschaften-der-welt/7601364.html
a écrit le 08/01/2013 à 22:11 :
Effectivement pas sur que le Marseille eindhoven ait attire beaucoup de monde
a écrit le 08/01/2013 à 21:37 :
Il faudrait rappeler qu'Air France a modifié profondément l'offre avec des avions basés sur Marseille Nice et Toulouse. Mais les flux de trafic de passagers haute contribution se font vers ces bases sur les meilleurs horaires pour effectuer un aller retour journée et les lignes sont donc à contre sens. Une erreur de débutant qui explique une recette très en dessous de ce qui était prévu....

N'oublions pas qu'Air France a annoncé très en avance les ouvertures de ligne a la presse avec une certaine vanité quand les low costs cachent "leurs jeux" jusqu'au dernier moment. La concurrence à eu tout le temps nécessaire pour caler les horaires des lignes pour couper l'herbe sous le pied d'Air France. Deuxième erreur de débutant...

La dernière et pas la moindre, Air France a signé un accord spécifique avec un syndicat de pilote hégémonique dit base province l' obligeant à construire l'offre en tenant compte des effectifs et créant des modifications de programme en cascade dans le GAF.

Air france expérimente de manière empirique le marché ultra concurrentiel des liaisons de point à point et les résultats sont là, très mauvais .
Réponse de le 09/01/2013 à 12:38 :
Ben dites, donc, heureusement que vous êtes là ! Pour éclairer la plèbe. Enfin,... mais quel dommage que ces débutants n'aient pas pu bénéficier de votre aide...
a écrit le 08/01/2013 à 15:04 :
Air France est un dinosaure qui aurait disparu depuis longtemps sans les aides gouvernementales.
Réponse de le 08/01/2013 à 15:42 :
Patrick votre commentaire est inexact. Air France est une société privée dont l'état possède environ 15% et ne peut apporter aucune aide sans se faire rattraper par Bruxelles.
Réponse de le 08/01/2013 à 18:44 :
Air France reçoit de l'aide de l'Etat caché, car autrement c'est en effet interdit. Les fonctionnaires nombreux qui se rendent dans les départements outremer ont-ils le choix de la compagnie? NON il paye le prix fort et c'est une subvention cachée.
En effet, sans aide de l'Etat et de KLM la Cie n'existera plus depuis longtemps.
Réponse de le 08/01/2013 à 20:20 :
je ne vois pas comment AF peut recevoir l'aide de l'etat; par contre Ryanair c'est clair recoit des subventions des régions donc nos impots
Réponse de le 08/01/2013 à 21:18 :
Pas le choix d'autres compagnies ? : Corsair, Aircaraibe, XL Airways...
Réponse de le 13/04/2013 à 14:35 :
En effet AirFrance n'est plus une compagnie aidée par l'état français depuis longtemps. Elle st soumise à la concurrence celle du TGV et des low costs sur le réseau domestique et celle des compagnies du moyen orient sur le long courrier ( ainsiq ue de toutes les autres compagnies). C'est très français de se réjouir des problèmes d'air france et les mêmes viendrait pleurer s'il n'y avait plus de compagnie forte basée en france qui offre un tel réseau et une telle fréquence.
a écrit le 08/01/2013 à 14:42 :
Si effectivement Air France arrive à utiliser des moyens courrier 11h30 quotidiennement (ça paraît beaucoup) plutôt que 08h15, la confrontation avec les "low cost"s va commencer. Car c'est ce delta le principal avantage des compagnies à bas coûts.

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