B777 Malaysia Airlines, la zone de recherche est désormais colossale

 |   |  578  mots
(Crédits : DR)
Après s'être concentrées en Chine méridionale, à l'est de la Malaisie, les recherches se sont étendues à l'océan indien. Si l'avion a continué à voler 4 heures après sa disparition, la zone à balayer est immense

Six jours après sa disparition des écrans radars, le Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui effectuait la ligne Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord, reste introuvable. Citant des enquêteurs américains sous couvert de l'anonymat, plusieurs medias américains affirment que le MH 370 a continué de voler pendant plusieurs heures après sa disparition des radars, samedi à 1h30 entre la côte est de la Malaisie et le sud du Vietnan.

L'avion auraitcontinué de transmettre un signal automatique pendant plusieurs heures. Les systèmes de transmission ont régulièrement cherché à se connecter à un ou plusieurs satellites relais, selon ces mêmes sources.

Recherches à l'opposé de la dernière position connue

Les recherches, qui se concentraient en mer de Chine méridionale, à l'est de la Malaisie, le long de la route que devait emprunter le B777, puis dans la partie ouest du pays, se sont étendues à l'Océan indien vendredi, à l'opposé donc de la dernière position connue.

"D'après ce que je comprends, sur la base de nouvelles informations, pas nécessairement concluantes, mais nouvelles, la zone de recherches serait élargie à l'Océan indien", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

Avec l'extension vers l'Océan indien, la troisième mer la plus vaste au monde dotée d'une profondeur moyenne de presque 3.900 mètres, la zone à balayer est immense. C'est comme passer d' « un échiquier à un terrain de football", a indiqué sur CNN le commandant William Marks, de la 7e flotte américaine. La Marine américaine, qui continue d'opérer sous la coordination de la Malaisie, a envoyé dans l'Océan Indien un avion et l'un des deux destroyers qui participent aux recherches, l'USS Kidd, jusqu'ici déployé dans le golfe de Thaïlande.

L'avion a pu parcourir 2.200 miles de plus

Le gouvernement malaisien est au courant des informations de la Maison Blanche et des médias américains, et les examine, a indiqué à l'AFP un responsable des opérations, sans vouloir commenter plus avant. La veille, les autorités Malaisiennes avaient démenti le fait que l'avion avait pu voler encore pendant plusieurs heures après sa disparition.

Si l'appareil a effectivement continué de voler quatre heures, il a pu parcourir 2.200 milles supplémentaires et atteindre l'Océan indien, le Pakistan ou même la mer d'Arabie, si l'on se base sur sa vitesse de croisière.

De gros doutes

Gerry Soejatman, analyste dans le secteur de l'aviation, doute que le Boeing ait pu voler au-dessus de l'Océan indien pendant aussi longtemps sans apparaître sur des écrans radar, étant donné le nombre de radars militaires déployés sur cette zone par la Malaisie, l'Inde, la Thaïlande et l'Indonésie. "Comment aurait-il pu faire? Et si c'est le cas, combien de militaires vont être virés?", déclare-t-il.

Selon la télévision américaine ABC, le système d'enregistrement des données et le transpondeur -l'appareil qui permet de signaler la position en vol aux radars au sol et aux autres avions à proximité- ont arrêté de fonctionner à 14 minutes d'intervalle.

ABC avance que cet écart pointe vers une désactivation manuelle des deux systèmes. Mais Gerry Soejatman là encore est circonspect. "Nous avons eu des cas où un incendie éclate dans le cockpit et les systèmes s'arrêtent l'un après l'autre", note-til. Un laps de temps entre deux arrêts ne signifie pas que la désactivation a été volontaire, ajoute-t-il.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/03/2014 à 17:16 :
Peut-on imaginer des faux contrôleurs aériens qui demandent au pilote de prendre un cap pour X raisons et l'envoyer vers un piège et l'obliger à atterrir sur une piste inconnue mais capable de recevoir un B777 ?
a écrit le 17/03/2014 à 17:11 :
Et pourquoi pas un groupe de pirates de l'air planqué dans les soutes du B777 juste avant le décollage ? Ensuite, ils interviennent et neutralisent l'équipage en quelques minutes.
a écrit le 15/03/2014 à 15:20 :
Il y a moins de 4 mois (29 nov 2013), un Embraer 190 transportant 34 personnes a été crashé volontairement par son commandant de bord profitant de l'absence momentané de son copilote au dessus de la Namibie, descente à grande vitesse depuis 11500 mètres jusqu'au sol. Info passée sous silence par la presse et encore aujourd'hui malgré le cas du 777 de la Malaysian. Ce scénario à pu se répéter avec MH370, mais le pilote "suicidaire" à voulu dans ce cas aller "perdre" l'avion au beau milieu de l'Océan Indien et de préférence dans une zone à grande profondeur. Il faut savoir en effet que l'équipage (PNT) peut s'isoler dans le cockpit en condamnant la porte électriquement. Personne dans ce cas ne peut ouvrir la porte, code de sécurité ou pas. Je ne crois pas au scénario type "Vol 714 pour Sydney", techniquement trop compliqué et très aléatoire d'un point de vue discrétionnaire, on ne gare pas un 777 dans un box pour venir le rechercher quelques mois plus tard.
Ceci n'est qu'une hypothèse, la suite des événements l'infirmerons ou pas, mais cela risque de prendre un certain temps, voir un temps certain...
a écrit le 15/03/2014 à 12:03 :
Moi qui croyait que "Lost" était une fiction alors que c'était un documentaire...
Il faut de toute urgence contacter Jack Shepard et John Locke pour bénéficier de leur expertise. Et vite, car les survivants éventuels sont menacés par la fumée noire et les "autres", et l'ile bouge tout le temps ce qui complique tout...
a écrit le 14/03/2014 à 13:29 :
Expliquez-moi...
Ça fait des accidents et des accidents qu'on perd un temps fou (kerosène, fuel, > CO2 !!!, fatigue "journalistique", TEMPS !!!) pour des recherches longues et coûteuses en mer (soit + 70 % de la surface du globe terrestre !) des BOITES NOIRES (oranges !!), alors qu'il y a peut-être moyen de concevoir un système, qui en cas de crash (une fois les débris stabilisés : sur terre, fond de la mer... EJECTE les enregistreurs (étanches, antichoc comme d'hab mais FLOTTANTS en +) RELIÉS par un fil d'Ariane hypersolide – prévoir 7 à 8000 m de déroulant – FLOTTANTS pour le cas “mer”, mais qui donnerait SA position, restant à suivre ce fil pour trouver le morceau d'avion (puis les autres par quadrillage recherche...) : LA ZONE SERAIT DÉJÀ BIEN "CERNÉE" AU DÉPART !!! au lieu de tourner en rond comme le fond les recherches sud-asiatiques !
Allo, des ingénieurs pour traiter le problème ? Ai-je dit une bêtise ?
E
Réponse de le 14/03/2014 à 14:07 :
Deux milliardaires chinois étaient à bord...
Un milliardaire dans un avion de ligne c'est très rare ( il a généralement l'avion pour lui tout seul...) mais deux milliardaires, c'est aussi louche que deux faux passeports sinon plus...
( infos NYTimes % revenus des passagers chinois )
joy
Réponse de le 14/03/2014 à 15:37 :
Joyjoy, lorsqu'on lance une info, le minimum est de citer DEUX sources aussi différentes que possible. Sinon, j'en reste à ma première hypothèse : le pilote avait une course à faire aux US, ou une envie de jouer à Las Vegas. Open-truc : le mieux serait d'éjecter le pilote car ils pètent parfois un câble..
a écrit le 14/03/2014 à 11:27 :
Au point où vous en êtes vous pourriez aussi écrire un article sur l'hypothèse d'un enlèvement de l'avion par des extra-terrestres, ce sera toujours plus crédible que tout ce qui a été écrit jusque là ...
a écrit le 14/03/2014 à 9:55 :
les americains semblent vraiment s impliquer dans la recherche de cet avion si loin de leurs frontières . Savent ils des choses qu on ignore? Soupconnent ils des choses?
Je ne changerai pas d avis sur cette affaire : l avion est quelque part au large de la province de Vung Tau au Vietnam , environ 100 km au large, a 500 km de la denière position connue .Ils ne cherchent pas au bon endroit
Réponse de le 14/03/2014 à 11:20 :
c'est une réponse de commercial;c'est-à-dire de quelqu'un qui ne connait rien mais qui sait parler de tout
Réponse de le 14/03/2014 à 15:29 :
doudou: Voilà une intervention constructive! sur cette honorable profession qui demande beaucoup plus de remise en question et d'implication personnelle que vous ne semblez l'imaginer et selon toute vraisemblance que vous n'exercez pas pour vous permettre ce type de jugement puérile.
Réponse de le 14/03/2014 à 17:30 :
Un commercial veut vendre par tous les moyens, il vend n'importe quoi, le reste il s'en fout complètement. Il cherche à arrondir ses fins de mois, c'est normal mais il ne faut pas en faire un plat.
Réponse de le 14/03/2014 à 17:35 :
Le triple sept est un avion américain, en cas de défaut de l'avion les conséquences économiques seraient catastrophiques pour le constructeur.
a écrit le 14/03/2014 à 9:41 :
D'un coté on nous dit que les satellites espions peuvent détecter un objet de la taille d'une voiture voire un homme ; de l'autre ils n'arrivent pas à détecter un 777 , meme en morceaux .
Et avec tous les satellites espion en service , pouvez vous expliquer à vos lecteurs comment est ce possible ? Merci
Réponse de le 14/03/2014 à 9:50 :
Comment savez-vous qu'il est en morceaux?
Réponse de le 14/03/2014 à 10:10 :
@saintjust: les satellites espions sont capable de savoir quel journal vous lisez dans votre jardin par contre ils ne sont pas conçus pour faire ce type de recherche, ils peuvent aider et c'est tout.
Réponse de le 14/03/2014 à 17:33 :
Les satellites espions peuvent effectivement vous surveiller de très près mais ils sont positionnés en conséquence donc à cet endroit il n'y a que des satellites de zone sauf surveillances particulières.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :