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B777 Malaysia Airlines, la zone de recherche est désormais colossale

Photo de Fabrice Gliszczynski

latribune.fr

Publié le 14 mars 2014 à 08:12 - Mis à jour le 14 mars 2014 à 11:20

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Après s'être concentrées en Chine méridionale, à l'est de la Malaisie, les recherches se sont étendues à l'océan indien. Si l'avion a continué à voler 4 heures après sa disparition, la zone à balayer est immense

Six jours après sa disparition des écrans radars, le Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui effectuait la ligne Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord, reste introuvable. Citant des enquêteurs américains sous couvert de l'anonymat, plusieurs medias américains affirment que le MH 370 a continué de voler pendant plusieurs heures après sa disparition des radars, samedi à 1h30 entre la côte est de la Malaisie et le sud du Vietnan.

L'avion auraitcontinué de transmettre un signal automatique pendant plusieurs heures. Les systèmes de transmission ont régulièrement cherché à se connecter à un ou plusieurs satellites relais, selon ces mêmes sources.

Recherches à l'opposé de la dernière position connue

Les recherches, qui se concentraient en mer de Chine méridionale, à l'est de la Malaisie, le long de la route que devait emprunter le B777, puis dans la partie ouest du pays, se sont étendues à l'Océan indien vendredi, à l'opposé donc de la dernière position connue.

"D'après ce que je comprends, sur la base de nouvelles informations, pas nécessairement concluantes, mais nouvelles, la zone de recherches serait élargie à l'Océan indien", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

Avec l'extension vers l'Océan indien, la troisième mer la plus vaste au monde dotée d'une profondeur moyenne de presque 3.900 mètres, la zone à balayer est immense. C'est comme passer d' « un échiquier à un terrain de football", a indiqué sur CNN le commandant William Marks, de la 7e flotte américaine. La Marine américaine, qui continue d'opérer sous la coordination de la Malaisie, a envoyé dans l'Océan Indien un avion et l'un des deux destroyers qui participent aux recherches, l'USS Kidd, jusqu'ici déployé dans le golfe de Thaïlande.

L'avion a pu parcourir 2.200 miles de plus

Le gouvernement malaisien est au courant des informations de la Maison Blanche et des médias américains, et les examine, a indiqué à l'AFP un responsable des opérations, sans vouloir commenter plus avant. La veille, les autorités Malaisiennes avaient démenti le fait que l'avion avait pu voler encore pendant plusieurs heures après sa disparition.

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Si l'appareil a effectivement continué de voler quatre heures, il a pu parcourir 2.200 milles supplémentaires et atteindre l'Océan indien, le Pakistan ou même la mer d'Arabie, si l'on se base sur sa vitesse de croisière.

De gros doutes

Gerry Soejatman, analyste dans le secteur de l'aviation, doute que le Boeing ait pu voler au-dessus de l'Océan indien pendant aussi longtemps sans apparaître sur des écrans radar, étant donné le nombre de radars militaires déployés sur cette zone par la Malaisie, l'Inde, la Thaïlande et l'Indonésie. "Comment aurait-il pu faire? Et si c'est le cas, combien de militaires vont être virés?", déclare-t-il.

Selon la télévision américaine ABC, le système d'enregistrement des données et le transpondeur -l'appareil qui permet de signaler la position en vol aux radars au sol et aux autres avions à proximité- ont arrêté de fonctionner à 14 minutes d'intervalle.

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ABC avance que cet écart pointe vers une désactivation manuelle des deux systèmes. Mais Gerry Soejatman là encore est circonspect. "Nous avons eu des cas où un incendie éclate dans le cockpit et les systèmes s'arrêtent l'un après l'autre", note-til. Un laps de temps entre deux arrêts ne signifie pas que la désactivation a été volontaire, ajoute-t-il.

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