La SNCF commande des TER... trop larges pour entrer dans 1200 gares !

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En 2005, il y avait eu la commande de Boeing 777 d'Air France destinés à assurer la desserte des Antilles au départ d'Orly, lequel ne pouvait pas accueillir, à l'époque, de tels appareils. Aujourd'hui, la SNCF fait au moins aussi bien dans le « comique dramatique » selon l'expression du secrétaire des Transports Frédéric Cuvillier.
Selon le Canard Enchaîné, la société ferroviaire a en effet commandé près de 2.000 rames pour ses futurs trains express régionaux (TER) trop larges pour les quais les plus anciens.
Réseau Ferré de France (RFF), le gestionnaire du réseau, a débloqué d'urgence 80 millions d'euros et a déjà raboté 300 quais de gare, notamment dans la région Midi-Pyrénées, mais il reste 900 voies à élargir.
Raboter les quais
Selon le Canard Enchaîné, la SNCF a interrogé RFF pour savoir si ses trains pouvaient rouler sur le réseau, mais RFF aurait transmis ses mesures réglementaires datant d'une trentaine d'années, alors que la plupart des 1.200 quais hexagonaux ont été construits il y a plus de 50 ans.
Les 182 rames TER Regiolis d'Alstom et les 159 Regio 2N de Bombardier, qui vont entrer en service progressivement jusqu'à fin 2016, sont plus larges que leurs prédécesseurs, et vont donc nécessiter de raboter certains quais, de façon plus ou moins importante, ont confirmé à l'AFP la SNCF et RFF.
Les régions voient rouge
Alain Rousset a profité de cette bévue pour justifier la demande des Régions d'être propriétaire des trains. C'est pour ça que nous on veut reprendre en main ces commandes. On paie 100% des TER, c'est à nous d'en assurer la commande, la propriété", a jugé M. Rousset. Selon lui, "il faut que les régions soient vraiment des autorités organisatrices, qu'elles aient la capacité de déterminer le tarif, les services, la maintenance".
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Réforme ferroviaire
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De son côté, Frédéric Cuvillier utilise la situation pour justifier la nécessité de mettre en place son projet de réforme ferroviaire, lequel doit être examiné le 16 juin par l'Assemblée nationale. La réforme prévoit de regrouper l'actuel Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF en un grand groupe public. Lorsqu'on sépare la gestion des rails (RFF) de l'utilisateur, c'est-à-dire la SNCF, ça ne fonctionne pas", a-t-il déclaré sur BFM TV. "L'enjeu de la réforme ferroviaire prend tout son sens quand on constate l'état du dysfonctionnement du ferroviaire en France", a-t-il souligné.
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