Pourquoi le TGV fait plonger la SNCF dans le rouge

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Après une dépréciation de la valeur de ses TGV de 700 millions en 2011, la SNCF a une nouvelle fois déprécié son parc de 1,4 milliard. Cette opération fait passer les comptes de la SNCF dans le rouge. Explications.

La SNCF a plongé dans le rouge en 2013. A cause du TGV. Si la société ferroviaire a dégagé un bénéfice net récurrent (hors éléments exceptionnels) de 582 millions d'euros l'an dernier, elle affiche, in fine, un résultat net part du groupe négatif de 180 millions d'euros, contre un bénéfice de 376 millions en 2012 (pour un chiffre d'affaires de 32,5 milliards d'euros, en hausse de 0,5%), en raison d'une nouvelle dépréciation de la valeur de son parc TGV de 1,4 milliard d'euros. Elle est largement plus forte que celle prévue il y a quelques mois, puisque la direction évoquait en octobre un chiffre de plus de 800 millions d'euros, quasiment du même ordre que la dépréciation précédente, en 2011, de 700 millions d'euros. Résultat, aujourd'hui, les quelque 400 rames TGV de la SNCF ne valent plus que 3,2 milliards d'euros.

 Pas de sortie de cash

"Imposé par les normes IFRS, ce jeu d'écritures comptable n'engendre pas de sortie de cash", rappelle Mathias Emmerich, le directeur financier de la SNCF. Pour autant, le signal est fort. Il montre que sur la durée de vie de chaque rame, les cash flow sont insuffisants pour justifier le coût d'acquisition (entre 25 et 30 millions d'euros par rame).

"La valeur des actifs TVG n'est pas couverte par les espérances de flux de trésorerie futurs dégagés par l'activité (…). Cette dépréciation d'actifs signifie que l'activité aujourd'hui n'est pas suffisamment rentable pour justifier la valeur comptable et permettre le financement et le renouvellement du parc", explique la SNCF.

 Dégradation de la marge

Depuis 2008, le modèle TGV tire la langue. Sa marge opérationnelle ne cesse de se détériorer. Alors qu'elle s'élevait à 20% en 2008, elle a fondu de 8,6 points depuis, pour ne représenter que 11,4% en 2013 (-1,2 point par rapport à 2012), à 782 millions d'euros. Une performance très éloignée du seuil de 15 à 16% nécessaires pour conserver de manière rentable le périmètre actuel du TGV, selon la SNCF.

Cette dégradation de la rentabilité du TGV est liée au ralentissement de l'activité du fait de la morosité économique et part la forte hausse des péages payés au gestionnaire d'infrastructure, Réseau Ferré de France (RFF), d'une centaine de millions d'euros chaque année.

"Entre 2007 et 2013, ils ont progressé de 7,4% par an", explique Mathias Emmerich. "Hors péages, la marge opérationnelle ne s'est pas dégradée depuis 2009", ajoute-t-il.

80 à 100 lignes déficitaires

La hausse des péages va continuer alors que dans le même temps, la croissance du trafic TGV baisse (-0,7% en 2013) et que le prix moyen du billet a lui aussi diminué. Ce qui a fait reculer le chiffre d'affaires TGV de 1,4% en 2013. Côté recettes, les perspectives sont plutôt moroses. "Les croissances de trafic et de recettes ont été revues à la baisse", explique le directeur financier de la SNCF. En effet, par rapport au précédent test de valeur en 2011, les hypothèses de croissance du PIB et d'évolution de la consommation des ménages ont été minorées. Dans le même temps, le développement de la concurrence des compagnies aériennes et l'émergence du co-voiturage impactent aussi l'activité du TGV. Il n'en faut pas beaucoup pour faire basculer une ligne dans le rouge. Sur 180 lignes TGV "origine-destination", entre 80 et 100 sont déficitaires, expliquait, en octobre dernier, la SNCF. Ouigo, la nouvelle offre de TGV à bas coûts lancée l'an dernier a essuyé des pertes, mais Mathias Emmerich est confiant pour atteindre l'équilibre en 2014.

 Nouvelles LGV coûteuses

Autre point expliquant cette nouvelle dépréciation d'actifs. La valeur des actifs TGV ont, après la dépréciation de 2011, augmenté de 750 millions d'euros du fait de l'acquisition de nouvelles rames. "La nouvelle commande passée à Alstom en 2013 a également joué", précise-t-on à la SNCF.

 Enfin dans son test de valeur entre 2013 et 2020, la SNCF a pris en compte le business plan des nouvelles dessertes à grande vitesse une fois mises en service les quatre LGV aujourd'hui en construction (la deuxième phase du TGV Est au printemps 2016, la LGV Bretagne-Pays de la Loire en 2017, Sud Europe Atlantique en 2017, et le contournement de Nîmes et de Montpellier). "Ces sont plus nombreuses et tendanciellement moins rentables en raison des péages élevés et de réservoirs de trafics moindres", fait valoir la SNCF.

 TGV du futur

Dans ce contexte la SNCF demande des TGV plus performants  "Nous sommes demandeurs d'une nouvelle génération de TGV pour ses moyens propres et l'export à l'horizon 2017-2018-2019. Le cahier des charges est très simple : que ce TGV permette au modèle TGV de vivre", expliquait Guillaume Pepy l'automne dernier. Plus performants mais aussi moins chers. "27 millions d'euros la rame, c'est cher. Il faut un actif moins cher face à l'augmentation des péages", explique Mathias Emmerich.

 Pour autant, les situations peuvent évoluer. La SNCF a en effet repris dans ses comptes une dépréciation passée antérieurement sur SNCF Infra (546 millions).

Au global, la SNCF résiste bien

En dehors de la dépréciation des actifs TGV, la SNCF a plutôt bien résisté. Sa marge opérationnelle a progressé d'une cinquantaine de millions, à 2,8 milliards d'euros (8,7% du chiffre d'affaires), grâce notamment à une bonne maîtrise des coûts. La dette a baissé, passant de 7,52 milliards à 7,39 milliards. La SNCF table sur une augmentation de sa marge en 2014 et sur le maintien de son niveau dette, qui pourrait "légèrement" progresser.

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Commentaires
a écrit le 20/05/2014 à 23:12 :
Lorsque l'exploitation (SNCF) a été séparée de la maintenance du réseau, la RFF a été créé.
Cette structure de défaisance (qui ressemble à celle mise en place pour le scandale du Crédit Lyonnais) est un tonneau des Danaïdes.
Cette dette, supportée par la SNCF, voit augmenter ses redevances pour rembourser le capital et les intérêts.
Je doute fort que la SNCF ait fondamentalement changé son modèle économique lui permettant, par exemple d'augmenter sa productivité.
Il n'y a qu'à voir les régions qui de façon frontale, s'oppose à la SNCF pour le renouvellement de leur contrat Région.
La SNCF ne pourra jamais etre gérée comme une entreprise privée.
C'est de l'opposition idéologique pure et dure entre 2 mondes, qu'aucune tentative n'a réussi à réformer.
Les billets gratuits? Certes! Si encore toutes les rames étaient bondées, ce serait scandaleux, mais je n'ai jamais pris de rames bondées, vus les prix pratiqués.
Quand je me rends à Bangkok ou Kuala Lumpur, çà me coute environ 650€.
Un Paris Lyon, plus de 100€.
Il n'y a ps comme un problème?
a écrit le 14/02/2014 à 18:05 :
Paris Quimper ,A temps de transport égal et les sauts de tarifs incompréhensibles je n'hésite pas à arbitrer entre le billet de TGV et le covoiturage!!! Personnellement ma rémunération n'est pas garantie tous les mois, donc je voyage en pro au tarif qui convient à mon budget pro!!
Donc il est fini le temps ou le charbon alimentait les trains et ou le travail était difficile,les familles des salariés de la SNCF doivent payer comme tout le monde leur billet de train et leur caisse de retraites doivent être alignées sur celles du privé...
a écrit le 14/02/2014 à 13:38 :
Commencer pour faire payer les billets plein tarif à tout le monde......Ce serait un bon début.....!!
a écrit le 14/02/2014 à 13:37 :
le TGV c' est le Concorde du rail ! il faut refaire le Ballast continuellement à cause des vibrations engendrées au- dessus de 220 km/h ... .
Réponse de le 15/02/2014 à 7:30 :
Etes vous certain de cela, de quelles sources le tenez vous ?
a écrit le 14/02/2014 à 12:36 :
Sans aller loin, la première impression est que les méthodes de valorisation étaient probablement assez factices. On le sait de façon générale avec les enchères des casinos boursiers, approvisionnés par les pompes à liquidités des instituts d'émission. La comptabilisation de la valeur cavale allègrement avec.
a écrit le 14/02/2014 à 9:57 :
Bonjour, il faut savoir que dans notre pays certaine rame roule depuis plus de 30 ans, elle on serte été reconstruite, mais elle on été rentabiliser depuis bien longtemps.... La SNCF perdes de l'argent, il faut faire travailler le personnel, arrêter les grèves à répétition, supprimer les avantages énorme du personnel.... Il y a 20 ans toute les dettes de cette entreprise on été transférer au RFF, elle est encore très endetter donc ils faut passer a un remède plus efficace, les français ne sont pas la pour payer le peut de travail et l'incompétence de certain fonctionnaire.....
a écrit le 14/02/2014 à 9:57 :
Je ne supporte plus ces montages financiers pour créer des déficits artificiels pour payer moins d'impôt , pourquoi donc la SNCF produit ses états financiers en IFRS et pas en French GAP. Oh mince on fait des profits , faisons quelques ajustements en IFRS et pour on fait des pertes pour licencier ou payer moins d'impôt de plus du passage aux différentes normes comptables nationales en IFRS , il y a un flou. Il faut une harmonisation européenne de la comptabilité, avec des standards européens et un plan comptable européen pour qu'on puisse comparer ce qui est comparable car là tout le monde fait sa petite sauce pour arriver aux IFRS
a écrit le 14/02/2014 à 9:24 :
TGV = sncf = entreprise publique monopolistique = pas de concurrence. Vive l'avion!
a écrit le 14/02/2014 à 9:22 :
Pourquoi acheter tant de rames, la SNCF aurait elle des actions chez Alstom. Le prix des billets qui est soumis à la malignité plutôt qu' à l intelligence . Les décisions de gouvernances mettant toujours les syndicats au pied du mur d ou grèves à répétitions.. On s étonne ? Il n y pas de quoi......
a écrit le 14/02/2014 à 9:00 :
Drole de façon pour une entreprise de creuser artificiellement un déficit en réduisant la valeur de ses actifs .EDFpar exemple, pourrait aussi réduire la valeur de son parc nucléaire pour générer des pertes!
a écrit le 14/02/2014 à 8:27 :
TGV trop cher horaires mal adaptés et plus particulièrement entre Paris et les régions les plus éloignées, mais également le refus, pourquoi???? de faire circuler les TGV la nuit. Je prends l'avion là encore le déficit d'AF pour proposer des places à des coûts concurrentiels. La préférence nationale bien sur mais à des prix compétitifs plus chers mais pas au delà de 5 pour cent, ce qui est rarement le cas entre Paris province ou province et grandes métropoles européennes.
a écrit le 14/02/2014 à 0:51 :
Les lignes TGV sont rentables entre les agglomérations de plus de 1 millions d'habitants. Et elles sont très rentable entre 2 agglomérations de plus de deux millions d'habitants. C'est mathématique. Encore faut il qu'il n'y ai pas 50 opérateurs concurrents pour se bouffer la rentabilité.
Réponse de le 14/02/2014 à 1:10 :
Avec l'argent du contribuable tout est rentable, même les régimes spéciaux.
Réponse de le 15/02/2014 à 19:36 :
Non, évidement les régimes spéciaux ne sont pas rentables, mais les bonus exorbitants le sont ils, et sont ils justifiables. Je ne le pense pas non plus.
a écrit le 13/02/2014 à 23:35 :
le TGV est au rail ce que Concorde fut au transport aérien : une réalisation ruineuse . Tout le monde sait qu' au delà de 220km/h le TGV Détruit le ballast qu'il faut continuellement refaire et les rames secouées par les vibrations se détériorent rapidement
Réponse de le 14/02/2014 à 0:55 :
Totalement inexact, le TGV est rentable entre grosses metropoles et d'autant plus qu'on utilise de l'énergie électrique car l'impact polluant est limité comparativement aux autres transports.
Réponse de le 14/02/2014 à 6:49 :
Totalement inexact, le TGV est une réussite technologique, économique et un bienfait écologique.
a écrit le 13/02/2014 à 21:09 :
Y a 'à arrêter les billets gratuits à ce moment là! Voila un coup de maillet dans l'entreprise!
a écrit le 13/02/2014 à 20:43 :
Le renfe très performant,desole !!!
a écrit le 13/02/2014 à 20:04 :
La France protège des personnes et des entreprises en sachant pertinemment que ce sont des politiques a court terme qui ruinent et la france et les entreprises.
Cf les cadeaux que l'état fait via les subventions en sachant qu'il creuse toujours plus le déficit du pays. Ce sont des gestionnaires de bulletins de vote mais pour rien au monde de budget
a écrit le 13/02/2014 à 19:55 :
....les tickets gratuits pour 1 million de bénéficiaire à supprimer le plus vite possible car représentant une très mauvaise gestions des biens publiques
Réponse de le 13/02/2014 à 22:45 :
Oui bien sur, chaque entreprise à des avantages. Transgression du code du travail par SNCF justifié par le trains gratuit. On supprime ça et c'est une augmentation significative de tout les salaires obligatoire comme payer les nuits correctement ou les dimanches doubles (car oui ce n'est pas le cas), ça coutera encore plus cher que le trains gratuits qui n'est pas forcément utilisé par tout le monde. Et tout les trains ne sont pas pleins donc une personne de plus ou de moins dans ce train ne coûte pas réellement. A ce moment là on supprimes les CE des entreprises car oui ca coûte cher aussi.
Réponse de le 14/02/2014 à 11:25 :
Bien sûr qu'il y a des avantages pour toutes les entreprises ...
Mais, les tickets à frais réduits s'impliquent non seulement aux conjoints et aux enfants (ça ne me choque pas), mais AUSSI aux parents ET aux grands-parents !
Cela fait beaucoup quand même !
a écrit le 13/02/2014 à 19:31 :
Je viens d'acheter un AR Rennes-CDG2 @ 122 euros départ le 1er mars et retour le 15 mars.....mon billet Paris -Tokyo sur Emirates me coûte moins de 600 euros pour quelque 14000km.....y a comme un problème non? Rennes-Paris AR 800km = 15,2 cents du km......
Paris-Tokyo: 4 cents du km......et en plus j'ai un repas!!
Réponse de le 13/02/2014 à 19:55 :
j'ai fait une faute... c'esy du 0,4 cents du km, soit 4 cents pour 100 km.....
a écrit le 13/02/2014 à 19:09 :
Avant de parler de fraude qu'ils arrête de faire payer une réservation qui double le prix. Déjà que le prix des RER n'est pas compétitif alors le TGV n'en parlons pas. En plus la plupart du temps on a besoins de correspondance dont l'attente fait largement perdre la vitesse du train (quand on a la chance qu'il roule sur une ligne compatible...) Le deuxième grand problème de la SNCF c'est que l'on est pas tous Parisien et de ce fait on aimerais que les trajets soit aussi prévus pour nous...
a écrit le 13/02/2014 à 18:52 :
Peut-être que les contrôleurs devraient un peu mieux leur boulot aussi! Prenant régulièrement le TGV depuis Paris vers Lyon, je ne vois que très rarement des contrôleurs passer dans les wagons valider les titres de transport. La fraude est devenue un jeu d'enfant
a écrit le 13/02/2014 à 18:37 :
Le TGV est en déficit, mais doit contribuer à financer de nouvelles LGV qui seront encore moins fréquentées et plus déficitaires. Et M Pépy fait de la fuite en avant avec un nouveau TGV encore plus cher. Ils jouent au train électrique! Les clients souhaitent un train moins cher (sinon ils prennent l'avion) et plus pratique, mais en dehors des grandes lignes radiales, le service s'est dégradé. Si un jour les bus interurbains sont vraiment autorisés, comme ailleurs, la SNCF sera en faillite.
a écrit le 13/02/2014 à 17:42 :
Quelques années pour apurer les comptes avant privatisation et présenter une mariée toilettée, présentable, au mieux de sa forme.
Réponse de le 13/02/2014 à 18:45 :
Et en plus la SNCF ne finance pas le réseau ferré confié à RFF. Cet organisme est un gouffre financier et bien sûr on parle de fonctionnaires intouchables et souvent grévistes qui se la coulent douce. Il est évident que ça vote à gauche.
a écrit le 13/02/2014 à 17:35 :
Bof, comme d'habitude, les contribuables paieront cela avec leurs impôts... Comme ils payent depuis longtemps les importants avantages des salariés SNCF!
Réponse de le 13/02/2014 à 22:56 :
Si tu préfères payer la hausse de salaire à la place de ces avantages pas toujours utilisé. Car oui ils justifient les derogations aux codes du travail comme pas les dimanches payé doubles, les nuit pas payé comme elle le devrait. On retire les avantages pas si couteux au final. Contre une hausse de salaire qui elle sera tout les mois 12 mois par an et ca faire très cher ;)
TRES BONNE REFLEXION quand on ne sait pas de quoi on parle ;)
Et puis on supprimes les CE car ça compte et ca permet aux salariés de partir en vacances, inutile c'est vrai.
Réponse de le 14/02/2014 à 10:49 :
Les hausses de salaires sont soumises à résultat d'exploitation contrairement aux privilèges figés dans le marbre de la SNCF.
a écrit le 13/02/2014 à 17:30 :
Avec une très faible productivité de travail par cheminot au monde pour ce secteur c'est l'état qui essuie les plâtres avec comme résultat un endettement français explosif. Un exemple parmi tant d'entreprises publiques qui ne sont qu'un gouffre financier pour l'état et les contribuables. Ainsi va la France vers son déclin...
a écrit le 13/02/2014 à 17:25 :
La SNCF dans le rouge...? bon avec les syndicats l'on savait que c'était dans rouge... mais les ' usagés ' du rail sont eux aussi dans le rouge depuis longtemps...!
a écrit le 13/02/2014 à 16:43 :
Deux remarques :
1) Il est étrange que la SNCF n'évoque que la hausse des coûts et n'aborde pas sa capacité à réaliser des gains de productivité en interne. De même la SNCF réclame de nouveaux TGV permettant de rendre l'exploitation rentable mais ne fait absolument pas mention des gains de productivité à faire sur son propre périmètre, c'est à dire son personnel et son organisation ...
2) Après 5 ans de refonte totale de ses tarifs, la SNCF est parvenue à créer un mic-mac que personne ne comprend mais cela ne lui profite absolument pas malgré une hausse certaine des tarifs. Ainsi sur Paris-Nice (5h30 de train), prendre le train un week-end de forte affluence coûte aussi cher que faire le voyage avec AF ou Easy Jet (1h30 de vol) ..
a écrit le 13/02/2014 à 15:21 :
Et alors ? ca change quoi ? super la news. juste pour savoir que les contribuables vont payer la diff ? merci on commence a etre habitué.
a écrit le 13/02/2014 à 15:12 :
Pourquoi continuer à investir dans une technologie qui date de 1830(le rail).L"éléctromagnetisme semble plus porteur,et que dire de l'aérotrain qui était déjà au polnt en 1969 et qui a été abandonné au profit du TGV
Réponse de le 13/02/2014 à 15:59 :
Les trains électromagnétiques sont techniquement réalisables... sur le papier. Renseignez-vous sur ce que coûte un tronçon de train à sustentation magnétique, et vous comprendrez pourquoi les projets de type "Eurometro" et "Swissmetro" ne sont pas près de sortir des cartons... et pourquoi il faudra encore investir pendant longtemps dans une technologie "de 1830" !
Réponse de le 13/02/2014 à 16:44 :
Sans doute parce que nous n'avons pas les compétences dans ce domaine et que le corporatisme de la SNCF ne souhaite pas les acquérir. Mieux vaut se la couler pépère jusqu'à la retraite anticipée... De plus voyager à grande vitesse implique un surcoût non négligeable. La France n'a plus les moyens pour financer cette grande vitesse que cela concerne le support (le rail), le mobile (le train) ou son énergie (l'électricité). L'heure est à la réduction du trafic grande vitesse en réduisant la vitesse d'exploitation du TGV de manière sensible et vérifiable afin d'éviter que la catastrophe de Brétigny-sur-Orge ne se reproduise. La CGT et les agents de la SNCF seront probablement contre une telle mesure car cela diminuerait l'avantage du TGV sur les autres moyens de transport cependant le gouvernement devra trancher entre la dette au profit d'une minorité ou l'équilibre budgétaire.
Réponse de le 13/02/2014 à 16:55 :
le probleme c est que ca doit etre aussi rentable. la sustentation magnetique est techniquement au poin (siemens en a vendu ... 1 (a shanghai entre l aeroport et la ville). Faire un paris marseille electromagnetique sera si cher que persnne ne pourra se le permettre
a écrit le 13/02/2014 à 15:03 :
Il y a une faute dans le second paragraphe suivant le titre "dégradation de la marge" je vous laisse faire votre par du boulot en vous laissant chercher.
a écrit le 13/02/2014 à 14:46 :
Qu'est-ce que çà change ? : l'argent est parti depuis longtemps. Voilà à quoi sert la comptabilité en "juste valeur" : rendre les comptes incompréhensibles. C'est pas juste.

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