La start-up Uber avait été accusée de pratiques anti-concurrentielles à New York en début d'année. Ses employés auraient commandé puis annulé une centaine de courses en trois jours à sa concurrente Gett. Rebelote, mais à San Francisco cette fois-ci. Dans la ville californienne, 177 employés d'Uber, qui met en contact clients et chauffeurs de VTC via une application, auraient réservé puis annulé des milliers de courses auprès de son concurrent Lyft. C'est ce dernier qui a porté l'accusation rapportait le site internet CNN Money le 11 août.
"Cette pratique anticoncurentielle diminue la disponibilité des conducteurs au service de Lyft. Cela peut pousser les consommateurs à se rediriger vers Uber", relève Money CNN.
Lyft recense 5.560 "requêtes fantômes" depuis le 3 octobre 2013. La société assure qu'un de ses passagers a été identifié par sept conducteurs de Lyft comme un recruteur d'Uber également chargé de commander des voitures pour les annuler au dernier moment. Il aurait, à lui seul, annulé 300 courses, entre le 26 mai et le 10 juin.
Par ailleurs, les conducteurs de Lyft se plaignent auprès de la direction de l'entreprise de la durée trop courte et donc faiblement génératrice de profits d'autres d'autres courses commandées. Cette fois-ci, le but serait de les pousser à travailler pour le concurrent.
Toujours selon Lyft, Uber aurait envoyé en juillet un message à plusieurs conducteurs travaillant pour les deux entreprises, leur expliquant qu'ils "n'avaient pas le droit de travailler pour d'autres sociétés", rapportait CNN Money, le 5 août. La Commission de New York pour les taxis et limousines a certifié qu'une telle règle n'existait pas.
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En France, Uber a remporté une première victoire contre les taxis. Le Tribunal de commerce de Paris a reconnu dans une ordonnance prononcée le 1er août que sa tarification pratiquée ne constitue pas un "trouble illicite".
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