Les Taxis Bleus n'ont rien à envier à Uber

Le directeur général de l'une des plus grandes centrales radios estime être à la pointe de l'innovation, contrairement à ce que reproche aux taxis en général le rapport Thévenoud.
Mounia Van de Casteele
Yann Ricordel estime qu'il manque au rapport Thévenoud une « 31e proposition pour résorber le déséquilibre existant entre taxis et VTC ».
Yann Ricordel estime qu'il manque au rapport Thévenoud une « 31e proposition pour résorber le déséquilibre existant entre taxis et VTC ». (Crédits : reuters.com)

Le rapport Thévenoud ne suscite pas l'enthousiasme du directeur général des Taxis Bleus. Loin s'en faut. Selon lui, il maintient le déséquilibre entre les deux professions. S'il approuve quelques-unes des 30 propositions qui vont dans le sens du consommateur, Yann Ricordel estime qu'il manque une « 31e proposition pour résorber le déséquilibre existant entre taxis et VTC ».

Qu'il s'agisse de la fiscalité, de la mise en place d'un délai d'attente (les 15 minutes, suspendues par le Conseil d'État en février), d'un montant de course minimal ou de la suppression du statut d'autoentrepreneur dont abuseraient allègrement les chauffeurs de VTC, selon lui, les options ne manquent pas.

Les taxis, à la pointe de l'innovation technologique ? 

Lorsqu'on évoque l'application (polémique) Uber, qui permet de commander un VTC, le DG de Taxis Bleus dénonce « ses tarifs agressifs » à l'origine de son succès. Mais estimant être à la pointe de l'innovation avec le récent lancement d'une application smartwatch, qui vient compléter l'offre mobile, Yann Ricordel assure n'avoir rien à lui envier.

« Nous sommes le Uber des taxis ! », conclut-il avec un brin de malice.

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Pour aller plus loin: Le curieux cas d'Uber

Mounia Van de Casteele