Etihad Airways va-t-il calmer le jeu sur les acquisitions ?

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Nous ne menons pas de discussions avec quiconque pour une prise de participation capitalistique, a déclaré le directeur général d'Etihad, James Hogan, démentant les rumeurs de négociation sur le sujet avec South African Airways
"Nous ne menons pas de discussions avec quiconque pour une prise de participation capitalistique", a déclaré le directeur général d'Etihad, James Hogan, démentant les rumeurs de négociation sur le sujet avec South African Airways (Crédits : reuters.com)
Après avoir multiplié les prises de participation dans des compagnies en difficulté, le transporteur d'Abu Dhabi assure ne pas être en discussions pour prendre le contrôle d'une nouvelle cible en 2015. Elle augmentera néanmoins ses capacités de 20% l'an prochain, grâce à l'arrivée dans sa flotte de 14 nouveaux avions.

Aer Lingus, Virgin Australia, Air Seychelles, Air Berlin, Jugoslavian Airlines, (JAT rebaptisée Air Serbia), Jet Airways, la compagnie suisse Darwin Aitlines (rebaptisée Etihad Regional), le transporteur indien Jet Airways, Alitalia... Après la boulimie de prises de participations au cours des trois dernières années, Etihad Airways semble vouloir calmer le jeu. Pas de nouvelles cibles en vue, l'heure est à la consolidation de toutes ces compagnies, dont les difficultés au moment de leur reprise, ne sont pas atténuées pour la plupart d'entre elles.

«Nous ne menons pas de discussions avec quiconque pour une prise de participation capitalistique », a déclaré ce jeudi, le directeur général de la compagnie d'Abu Dhabi, James Hogan, démentant les rumeurs de négociation sur le sujet avec South African Airways en difficulté.

Des discussions avec la compagnie sud-africaine portent en revanche sur des accords commerciaux.

Un Français à la tête de toutes les compagnies satellites

La compagnie a du pain sur la planche avec les difficultés de Jet Airways, l'éternelle restructuration d'Air Berlin, celle tout aussi périlleuse qui s'annonce d'Alitalia. Trois gros morceaux qui ont été achetés coup sur coup et qu'il faut aujourd'hui non seulement digérer mais aussi transformer en entreprise rentable. C'est le Français Bruno Matheu, ancien directeur général délégué d'Air France, qui a désormais la charge de toutes ces compagnies satellites.

Concernant le développement des accords avec Air France-KLM, James Hogan a expliqué que les équipes des deux compagnies travaillaient toujours sur une « phase 2 », dont l'aboutissement ne semble pas pour demain. Il a par ailleurs souhaité que la présence d'Alitalia dans Skyteam, l'alliance d'Air France-KLM et de Delta, continue.

Neuf nouvelles destinations

Pour autant, cette pause (si pause il y a car il ne faut pas exclure que James Hogan ait voulu brouiller les pistes) n'a pas n'empêchera pas Etihad de croître.

«En 2015, nous allons augmenter nos capacités de 20% », a confié James Hogan à La Tribune.

La compagnie, qui exploite aujourd'hui 109 avions, va prendre livraison l'an prochain de 14 nouveaux appareils dont quatre A380 de 498 sièges (en plus de celui qu'elle vient de recevoir) et 5 B787. Neuf nouvelles lignes seront ouvertes.

James Hogan s'exprimait lors de la présentation des premiers Airbus A380 et Boeing 787, équipés des fameux produits à bord, dont la fameuse Residence, un mini-appartement sur les A380, vendu à plus de 20.000 dollars l'aller simple. Franchissant un nouveau saut en termes de qualité de services, Etihad modifie également les tenues de ses stewards et hôtesses qui ressemblent plus à des vêtements de haute couture qu'à des uniformes de personnel navigant commercial.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2014 à 15:44 :
Il s'agit d'un système Ponzi. Plus ils achètent à crédit plus il faut acheter pour couvrir les coût s de remboursements par de nouvelles lignes et de nouveaux avions. Le mécanisme qui est léger au départ, forgeant une apparente réussite, est en fait exponentiel et demande des manipulations financières considérables. Ces compagnies arabes vont faire faillite, la seule question est celle du temps. Une compagnie en effet base sur trafic principal sur ses hommes d'affaires ou ses clients fortunés, or il est bien difficile de les multiplier si l'on n'est pas un pays actif dans ce domaine.

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