AirAsia, le copilote français pilotait l'avion au moment du crash

 |   |  551  mots
(Crédits : © Darren Whiteside / Reuters)
La Commission nationale indonésienne de sécurité des transports qui a analysé les boîtes noires a indiqué que le copilote était aux commandes au moment du crash de l'appareil le 28 décembre dernier avec 162 personnes à bord. Aucun autre élément n'a été dévoilé.

Le copilote français était aux commandes de l'Airbus A320 d'AirAsia qui s'est abîmé le 28 janvier dernier en mer de Java avec 162 personnes à bord a annoncé ce jeudi la Commission nationale indonésienne de sécurité des transports qui a analysé les boîtes noires. C'est la seule information dévoilée par cette commission, dont le responsable, Mardjono Siswosuwarno, que les enregistreurs de vol donnent une idée assez claire de ce qui s'est produit peu de temps avant le crash.

Pour rappel, l'appareil qui effectuait la liaison entre Surabaya, en Indonésie, et Singapour a disparu des écrans radar le alors que les conditions météo étaient mauvaises et s'est abîmé une quarantaine de minutes après le décollage.

La famille a porté plainte contre la compagnie

Originaire de Martinique, Rémi Plésel avait 46 ans. Cet ancien ingénieur à Total avait changé de carrière et passé son brevet de pilote avant de se faire embaucher par Air Asia en 2012. Sa famille a réclamé le 20 janvier qu'un juge d'instruction français soit désigné afin d'avoir accès au dossier et permettre à des experts judiciaires de se rendre sur place.

La famille a porté plainte mardi à Paris pour mise en danger de la vie d'autrui, en visant la compagnie, a annoncé son avocat à l'AFP.

 La plainte, que l'AFP a pu consulter, s'appuie sur le fait qu'AirAsia Indonesia, filiale de la compagnie malaisienne AirAsia, n'avait pas l'autorisation de vol pour la liaison entre la ville indonésienne de Surabaya et Singapour le jour du crash, selon le ministère indonésien des Transports.

 Mauvaise météo

Peu après le décollage, le pilote de l'avion d'AirAsia avait demandé à prendre de l'altitude pour éviter des nuages très menaçants, mais n'avait pas reçu le feu vert immédiat du contrôle aérien en raison d'un trafic trop important dans ce secteur très fréquenté. L'Airbus avait disparu des écrans radar peu après.

"La famille souhaite que toute la lumière soit faite sur l'accident. AirAsia doit répondre de ses négligences coupables", a déclaré à l'AFP l'avocat des proches du copilote Rémi Plésel, Maître Eddy Arneton.

 Ciel emcombré

L'encombrement de l'espace aérien en Asie du Sud-Est, du fait du développement du tourisme, pose de nombreuses questions en termes de sécurité. Des infrastructures inadaptées et le manque de personnel bien formé face à la hausse du trafic restent des sujets d'inquiétude, selon les experts.

Le 9 janvier, le ministère indonésien des Transports a annoncé la suspension de 61 vols domestiques effectués sans autorisation par cinq compagnies aériennes du pays, à la suite d'un audit effectué après l'accident.

Décrochage

Plusieurs pistes ont été évoquées pour expliquer le crash, comme une ascension trop rapide de l'appareil, qui aurait ensuite décroché, ou la météo, du givre ayant pu provoquer la chute de l'avion.

 Du fait de la présence d'un Français parmi les victimes, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour "homicide involontaire", confiée à la gendarmerie des transports aériens. La famille de Rémi Plésel demande la désignation d'un juge d'instruction, aux pouvoirs d'enquête plus étendus.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/01/2015 à 7:41 :
Il est bizarre que la seule info sortie est celle du co-pilote qui était aux contrôles... Ou alors fût-ce-t-il le commandant de bord? -- mais lui étant indonésien il vaut mieux accuser l'étranger pour éviter de perdre la face ? Personellement, c'est une info à prendre avec des pincettes tant que les toutes données réelles ne soient révélées publiquement.
A moins que cela ne soit déjà fait (sauf erreur de ma part, je n'ai rien lu d'enquêteurs non-indonésiens), pour plus de crédibilité et d'impartialité, le gouvernement indonésien devrait 'inviter' des experts internationaux pour les épauler dans l'enquête...
a écrit le 29/01/2015 à 14:15 :
si un événement grave lié à l'avion s'était produit il y aurait un rappel immédiat des 6000 avions A320 en service dans le monde . C'est probablement comme souvent une réaction pilote inappropriée à un événement mineur . la dissimulation des enregistrements au public est l'aveu d' une gestion fatale du vol par un équipage technique surpris .
des enregistrements au public c'est

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :