AirAsia, le copilote français pilotait l'avion au moment du crash

latribune.fr

latribune.fr
Le copilote français était aux commandes de l'Airbus A320 d'AirAsia qui s'est abîmé le 28 janvier dernier en mer de Java avec 162 personnes à bord a annoncé ce jeudi la Commission nationale indonésienne de sécurité des transports qui a analysé les boîtes noires. C'est la seule information dévoilée par cette commission, dont le responsable, Mardjono Siswosuwarno, que les enregistreurs de vol donnent une idée assez claire de ce qui s'est produit peu de temps avant le crash.
Pour rappel, l'appareil qui effectuait la liaison entre Surabaya, en Indonésie, et Singapour a disparu des écrans radar le alors que les conditions météo étaient mauvaises et s'est abîmé une quarantaine de minutes après le décollage.
Originaire de Martinique, Rémi Plésel avait 46 ans. Cet ancien ingénieur à Total avait changé de carrière et passé son brevet de pilote avant de se faire embaucher par Air Asia en 2012. Sa famille a réclamé le 20 janvier qu'un juge d'instruction français soit désigné afin d'avoir accès au dossier et permettre à des experts judiciaires de se rendre sur place.
La famille a porté plainte mardi à Paris pour mise en danger de la vie d'autrui, en visant la compagnie, a annoncé son avocat à l'AFP.
La plainte, que l'AFP a pu consulter, s'appuie sur le fait qu'AirAsia Indonesia, filiale de la compagnie malaisienne AirAsia, n'avait pas l'autorisation de vol pour la liaison entre la ville indonésienne de Surabaya et Singapour le jour du crash, selon le ministère indonésien des Transports.
Peu après le décollage, le pilote de l'avion d'AirAsia avait demandé à prendre de l'altitude pour éviter des nuages très menaçants, mais n'avait pas reçu le feu vert immédiat du contrôle aérien en raison d'un trafic trop important dans ce secteur très fréquenté. L'Airbus avait disparu des écrans radar peu après.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

"La famille souhaite que toute la lumière soit faite sur l'accident. AirAsia doit répondre de ses négligences coupables", a déclaré à l'AFP l'avocat des proches du copilote Rémi Plésel, Maître Eddy Arneton.
L'encombrement de l'espace aérien en Asie du Sud-Est, du fait du développement du tourisme, pose de nombreuses questions en termes de sécurité. Des infrastructures inadaptées et le manque de personnel bien formé face à la hausse du trafic restent des sujets d'inquiétude, selon les experts.
Le 9 janvier, le ministère indonésien des Transports a annoncé la suspension de 61 vols domestiques effectués sans autorisation par cinq compagnies aériennes du pays, à la suite d'un audit effectué après l'accident.
Plusieurs pistes ont été évoquées pour expliquer le crash, comme une ascension trop rapide de l'appareil, qui aurait ensuite décroché, ou la météo, du givre ayant pu provoquer la chute de l'avion.
À lire également
Du fait de la présence d'un Français parmi les victimes, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour "homicide involontaire", confiée à la gendarmerie des transports aériens. La famille de Rémi Plésel demande la désignation d'un juge d'instruction, aux pouvoirs d'enquête plus étendus.
latribune.fr
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise