Air France-KLM confie les rênes à un Canadien, l'intersyndicale sort les dents

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Benjamin Smith, numéro deux d'Air Canada.
Benjamin Smith, numéro deux d'Air Canada. (Crédits : Clodagh Kilcoyne)
Air France-KLM a réuni ce jeudi son conseil d'administration au cours duquel le choix de Benjamin Smith comme prochain directeur général du groupe a été entériné. L'intersyndicale est vent debout.

Près de trois mois quasiment jour pour jour après la démission de Jean-Marc Janaillac du poste de PDG d'Air France à la suite d'un référendum perdu sur sa proposition salariale, le groupe aérien français a enfin un successeur. Selon nos informations, confirmant celles de Libération, un conseil d'administration se tiendra ce jeudi 16 août pour entériner le nom de Benjamin Smith, numéro deux d'Air Canada, au poste, non pas de PDG comme l'était Jean-Marc Janaillac, mais de directeur général d'Air France-KLM. Il devrait également faire partie des conseils d'administration d'Air France et de KLM (ce dernier ayant toujours été fermé aux patrons d'Air France-KLM). Le gouvernement français a annoncé ce jeudi que l'Etat, plus gros actionnaire avec 14,3% du capital d'Air France-KLM, voterait en faveur du Canadien.

"Le conseil d'administration se prononcera ce soir, mais je peux vous dire que le représentant de l'Etat votera en faveur de cette nomination", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire dans une déclaration à Reuters.

Sans citer nommément Benjamin Smith, Bruno Le Maire a  précisé  qu'il "estimait que le comité de nomination a fait un très bon travail, que le profil qui est désormais retenu (...) est un excellent profil, une personnalité qui remplit toutes les conditions que l'Etat actionnaire avait posées dans cette nomination". Anglophone mais maîtrisant la langue française, Benjamin Smith est actuellement directeur de l'exploitation d'Air Canada, où il est entré en 2002, et membre du comité exécutif depuis 2007.

Nommée présidente non exécutive au moment du départ de Jean-Marc Janaillac le 15 mai, Anne-Marie Couderc, par ailleurs présidente du comité de nomination, devrait prolonger l'intérim.

Pour rappel, c'est à l'aide de l'Américain Steven Wolf et de l'indo-américain Rakesh Gandwall, tous deux en provenance de United Airlines, que Christian Blanc redressa Air France entre 1994 et 1995.

L'intersyndicale vent debout

Évoquée dès le 13 juillet par La Tribune, la piste canadienne a été confirmée par Le Monde le 8 août, au lendemain d'un tweet du président du SNPL d'Air France, Philippe Evain, dévoilant le nom de Benjamin Smith. Ce choix constitue une révolution pour le groupe français. Depuis sa création en 2004, il a toujours été dirigé par un Français. Le choix de Benjamin Smith n'est, en revanche, pas du goût de l'intersyndicale, dont le leadership est tenu par le puissant syndicat des pilotes SNPL, vent debout contre la nomination d'un "candidat étranger dont la candidature serait poussée par un groupe industriel concurrent, Delta", est-il écrit dans un communiqué. Partenaire depuis près de vingt ans d'Air France puis d'Air France-KLM quand le groupe a été créé en 2004, Delta est actionnaire à hauteur de 9% d'Air France-KLM depuis un an.

Selon plusieurs sources en effet, le SNPL défendait la candidature de Thierry Antinori, 56 ans, un Français très connu à Air France pour y avoir fait un passage remarqué entre 1986 et 1997 avant d'être débauché par Lufthansa, où il grimpa tous les échelons pour arriver au conseil d'administration avant de partir en 2010 chez Emirates, où il est aujourd'hui le numéro deux et potentiel futur numéro un. Avant Thierry Antinori, qui n'avait pas demandé un tel soutien, le SNPL poussait la candidature de Pascal de Izaguirre, un ancien d'Air France également, aujourd'hui à la tête du groupe TUI en France et de sa filiale Corsair.

Au début du processus de recrutement, le comité de nomination avait pourtant placé Thierry Antinori en tête de liste avec Fabrice Brégier, l'ancien président d'Airbus Commercial Aircraft (lequel a immédiatement refusé le poste). Mais, après avoir essuyé un tir de barrage fin juin, notamment de Delta, quand il avait fait le choix de Philippe Capron, le directeur financier de Veolia (il a quitté l'entreprise depuis), le comité de nomination, secondé dans ses travaux par Delta et China Eastern (également actionnaire à hauteur de 9% depuis un an), a très vite privilégié la piste de Benjamin Smith. Depuis la première semaine de juillet, le Canadien est devenu la priorité du comité de nomination. Une quinzaine de jours plus tard, Air France-KLM négociait bel et bien sa venue, même si, ces derniers jours, le nom du Français Eric Schulz, le nouveau directeur commercial d'Airbus, a été évoqué.

Une rémunération trois fois plus élevée que celle de Janaillac

Les négociations entre le comité de nomination et Benjamin Smith butaient essentiellement sur les conditions financières. Benjamin Smith, qui demandait notamment la compensation de ses stock-options chez Air Canada, pourra percevoir au maximum jusqu'à 4,25 millions d'euros par an s'il atteint les objectifs qui lui seront assignés (la partie fixe est de 900.000 euros). Trois fois plus élevée que celle de Jean-Marc Janaillac, cette rémunération flirte avec celle des dirigeants des groupes concurrents. Willie Walsh, le directeur général d'IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level) a par exemple gagné 4 millions de livres en 2017 (il avait même gagné 8,8 millions en 2015, avec tous les bonus). Casten Spohr, le président du directoire du groupe Lufthansa a gagné 4 millions d'euros.

La rémunération de Benjamin Smith  montant provoque la grogne de l'intersyndicale, agacée de ne pas avoir vu ses revendications salariales (+6% puis +5% hors avancement automatique) acceptées malgré 15 jours de grève qui ont coûté plus de 350 millions d'euros au groupe.

Le choix de Delta ?

Benjamin Smith a-t-il été imposé par la compagnie américaine, omniprésente dans ce dossier? Après avoir contribué à éliminer la candidature de Philippe Capron, Delta a exigé d'être consulté par le comité de nomination, puis a imposé son modèle de gouvernance avec une dissociation des fonctions de président et de directeur général. "Non, Ben Smith n'est pas poussé par Delta", assure-t-on aujourd'hui. Pourtant, les informations parues le 13 juillet dans La Tribune au sujet de la piste canadienne reposaient sur des sources qui, à ce moment-là, indiquaient le contraire.

Quand bien même Delta a pesé dans ce choix, difficile d'affirmer que Benjamin Smith est un satellite américain, comme l'avance l'intersyndicale. Air Canada n'a en effet aucun lien avec Delta. La compagnie canadienne est membre de l'alliance Star Alliance composée notamment de United et Lufthansa, concurrente de celle d'Air France-KLM et de Delta, Skyteam.

Une réputation de négociateur hors pair

Il ne faut pas non plus exclure que les dirigeants de Delta aient suggéré le nom de Benjamin Smith car ils estimaient qu'il avait tout simplement le bon profil. Benjamin Smith s'est en effet taillé une réputation de négociateur hors pair en parvenant à signer avec les personnels navigants les accords sociaux sur la filiale low-cost Air Canada Rouge en 2015.

"Si vous cherchez quelqu'un pour gérer les pilotes, c'est un bon choix", a estimé une source industrielle à l'agence Reuters, en ajoutant que Benjamin Smith avait personnellement pris en main les pourparlers pour ramener les syndicats d'Air Canada à la table des négociations.

Si ces faits d'armes n'ont pas franchi l'Atlantique, ils sont évidemment connus de tout le monde du transport aérien nord-américain.

Reprise des négociations sur les salaires ?

Le comité de nomination et le gouvernement n'ont donc pas cédé aux pressions du SNPL qui, depuis plusieurs jours, se démène dans la presse pour faire capoter sa nomination. Benjamin Smith va donc arriver en terrain miné. Le SNPL a en effet menacé de relancer des grèves en septembre si les négociations salariales ne reprenaient pas. L'intersyndicale a indiqué qu'elle se prononcerait le 27 août sur les actions à mener.

Pour autant, "le Canadien a-t-il intérêt à suivre le calendrier du SNPL à la veille des élections du syndicat en fin d'année? N'a-t-il pas intérêt à attendre le résultat des urnes, plutôt que négocier un accord qui pourrait être interprété par le SNPL comme une victoire et favorisait la réélection de son bureau ?"s'interroge un observateur.

Depuis les dernières élections fin 2014, le SNPL est dirigé par la branche dure du syndicat. L'absence de reprises des négociations salariales risquerait d'aviver les tensions chez les syndicats, alors que l'actuel directeur général d'Air France, Franck Terner, avait placé comme préalable à la reprise des négociations la mise en place d'une nouvelle gouvernance.

Si la nomination de Benjamin Smith ne résout rien pour l'heure, elle montre néanmoins une volonté du gouvernement français d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire d'Air France-KLM et d'Air France en bouleversant sa façon de fonctionner.

Dernière heure : Le conseil a validé la nomination de Benjamin Smith. Il prendra ses fonctions avant le 30 septembre.

Lire ici le communiqué d'Air France-KLM

Le Conseil d'administration d'Air France-KLM, réuni le 16 août 2018, a décidé de nommer Benjamin Smith Directeur général d'Air France-KLM.

Benjamin Smith  est un dirigeant reconnu du secteur du transport aérien au plan international. Il a joué un rôle majeur au cours des 20 dernières années au sein d'Air Canada, dont il a été un acteur clé du développement économique et commercial, de la transformation, de la création de valeur et de l'engagement des équipes de la compagnie. Il était jusqu'à ce jour President Airlines et Chief Operating Officer d'Air Canada.

Benjamin Smith prendra ses fonctions chez Air France-KLM au plus tard le 30 septembre 2018. Dans l'intervalle, la gouvernance de transition mise en place le 15 mai 2018 reste en place. Anne-Marie Couderc, Présidente non exécutive du Conseil d'Air France-KLM et d'Air  France, et le Comité de Direction Collégiale du groupe continuent d'exercer leurs responsabilités.

Dès son arrivée, Benjamin Smith prendra la direction générale exécutive du Groupe Air-France-KLM et en déterminera l'organisation. Il sera chargé en priorité de redynamiser Air France, de donner une profonde impulsion stratégique au Groupe, et de travailler avec les équipes à une nouvelle approche managériale.

Le Conseil a décidé que Benjamin Smith sera nommé dès que possible administrateur d'Air France-KLM, avec le plein soutien de l'Etat français. Le Conseil annoncera dans les meilleurs délais l'évolution de la gouvernance concernant les missions et les modalités d'exercice de la présidence non exécutive d'Air France-KLM et d'Air France.

Anne-Marie Couderc a déclaré : « L'arrivée de Benjamin Smith est une excellente nouvelle pour le groupe. Benjamin est un leader mondialement reconnu du secteur aérien qui a réussi la transformation d'Air Canada. Homme de dialogue, il a défini et mis en œuvre des accords historiques gagnant-gagnant de long terme avec les partenaires sociaux, au bénéfice des équipes d'Air Canada, et de toutes les parties prenantes. Benjamin Smith apportera sa connaissance profonde du secteur et son énergie pour renouveler le dialogue avec les équipes d'Air France-KLM autour d'une vision partagée, et pour mettre en œuvre une stratégie de conquête intégrant tous les enjeux de la concurrence. Homme de terrain, je sais qu'il s'investira avec succès dans les relations avec les équipes pour accroître le niveau de satisfaction des clients et la valeur des marques du Groupe. Au nom du Conseil, je lui souhaite la bienvenue et l'assure de notre total soutien dans sa mission. Le Conseil tient par ailleurs à remercier tout particulièrement les trois membres du Comité de direction collégiale pour leur engagement sans faille dans cette période complexe de transition. »

Benjamin Smith a déclaré : « Je suis plus qu'enthousiaste face à cette nouvelle mission. Air France et KLM sont deux très grandes compagnies aériennes, reconnues dans le monde entier pour le professionnalisme et l'engagement de leurs équipes. Je suis conscient que le Groupe fait face actuellement à des enjeux de compétitivité, mais je suis convaincu que les équipes de toutes les compagnies du Groupe ont tous les atouts pour réussir dans le grand marché mondial du transport aérien. Je suis très confiant dans la capacité du Groupe à devenir dans les prochaines années l'un des premiers acteurs mondiaux du secteur. Je souhaite gagner la confiance et le respect des équipes d'Air France-KLM pour que nous travaillions et réussissions ensemble dans cette industrie fortement compétitive et en évolution très rapide. La satisfaction des clients se joue sur tous les vols, tous les jours. J'aborde ce nouveau défi avec ma passion pour le secteur aérien et avec ma profonde volonté d'écoute de toutes les équipes au service de la mission ambitieuse que m'a fixée le Conseil d'administration. J'ai consacré toute ma vie professionnelle à cette industrie. Je suis convaincu que les équipes du Groupe Air France-KLM sont ses meilleurs atouts pour le futur succès du Groupe. Je crois avoir développé des relations de confiance très solides avec mes collègues d'Air Canada pendant ces vingt dernières années et je suis impatient de rencontrer les équipes d'Air France-KLM en septembre pour m'engager à leurs côtés. Je tiens à remercier le Conseil de me faire confiance pour cette mission. »

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Commentaires
a écrit le 19/08/2018 à 17:02 :
Quel échec pour HEC, les Mines, l'ENAC, Polytechnique et autres...toutes ces grandes écoles incapables de proposer un candidat français issu de leurs rangs pour la compagnie aérienne nationale !
a écrit le 17/08/2018 à 18:18 :
Plus, les syndicats sont subventionnees par l'Etat.
Cherchez l'erreur.
a écrit le 17/08/2018 à 11:19 :
Encore un qui va se gaver de stocks options,augmenter les dividendes et essayer d'augmenter le profit a tout prix!Aucune chance que cela marche,il aurait mieux valu nommer quelqu'un de plus politique et de plus social
a écrit le 17/08/2018 à 9:14 :
Si le SNPL veut choisir le nouveau PDG c'est simple, il rachète les 14% de l'état dans le capital.
Dans l'autre cas il n'a pas son mots à dire.
a écrit le 17/08/2018 à 6:23 :
bon il a interet à venir aux réunions en t-shirt et en short....
par ce que sa chemise, elle risque de ne pas durer.

que vient il faire dans la galère AF? peut etre finir la liquidation. 6 mois , on ferme tout et on repart à zéro
a écrit le 17/08/2018 à 0:31 :
Voilà qui remet certaines rentes de situation en cause.
a écrit le 16/08/2018 à 23:39 :
En clair, le canadien coche toutes les cases de compétence, sauf une : il n'a pas un passeport français... si c'est le seul reproche que les syndicats ont à lui faire, c'est qu'ils sont vraiment tombés encore plus bas que je ne le pensais !!!
Réponse de le 18/08/2018 à 9:04 :
Air canada a aussi connu son lot de grèves entre 2012 et 2015.

Le gouvernement Harper (conservateur) est intervenu directement dans le conflit en légiférant pour faire interdire le droit de grèves aux personnels des compagnies aériennes au motif "qu'il se devait de protéger l'économie canadienne et les familles canadiennes en cette période de relâche scolaire."

On appréciera le souci de protéger les vacances des canadiens mais pas de ceux qui rendent possible les vols.

Cette loi a fini par être invalidée par le conseil constitutionnel en janvier 2015.

Si Mr Smith s'attend à "négocier" avec les syndicats de AF et KLM en usant des mêmes arguments qu'au Canada, je pense qu'il va au devant de désillusions.
a écrit le 16/08/2018 à 21:37 :
Tant que l'état ne dira pas aux syndicats de pilote très clairement que la compagnie Air France ne revêt pas un caractère stratégique , les pilotes continueront de l'enfoncer car ils seront assurés d'un renflouement par le contribuables.... Ils se sont fait déja manger par le bas avec Ryanair et Easyjet , la prochaine étape est de se faire manger par le haut .... et à la fin , cette boite deviendra un gouffre financier comme la sncf ... ce à quoi je dis stop , bazarder les ...et que ces divas de pilotes aillent pointer à pôle emploi .
a écrit le 16/08/2018 à 17:08 :
Il y a de quoi être mort de rire devant une telle situation qui devient ubuesque.. la société devient incontrôlable !
Aujourd'hui, des prétentieux et arrogants syndicalistes s'attribuent le rôle des responsables ...du jamais vu...
Tout ça va mal finir, on peut le craindre car ce n'est pas possible que ce "cirque " continue !
a écrit le 16/08/2018 à 14:56 :
Il est tout-à-fait anormal que le droit de grève permette d'infliger de telles pertes à une entreprise qui plus est appartenant à l'état , comme on l'a vu à la SNCF et AF-KLM. Benjamin Smith ne peut rien faire tout seul contre cette situation, c'est à l'Assemblée Nationale de la résoudre, on le sait depuis longtemps mais ça traine.
Réponse de le 16/08/2018 à 15:45 :
Avec 14% dans Air France, la compagnie n’appartient certainement pas à l’état. Quand vous et beaucoup d’autres l’auront compris, la France aura fait un grand pas. Mais en attendant il faut avoir un esprit moins étriqué...
Réponse de le 16/08/2018 à 16:23 :
@Euh Vraiment: Avec 14% du capital d'une société de cette dimension vous en avez le contrôle, déjà parce qu'il n'y a aucun actionnaire plus gros que vous et ensuite parce que les administrateurs dont vous disposez vous permettent de bloquer toute les décisions stratégiques ou de gestion significatives... Donc l’État fait le beau temps et surtout la pluie chez AF ce que même un esprit moins étriqué que celui que vous attribuez à Char peut comprendre...
Réponse de le 16/08/2018 à 19:36 :
L'état français possède 14.3% des parts mais pour d'obscures raisons historiques détient 30% des droits de vote au conseil d'administration de l'entreprise mère Air France-KLM.

.....Laquelle possède 100%de Air France.

C'est de plus loin le plus gros actionnaire, il fait donc, sinon la pluie et le beau temps, du moins une grosse partie de la météo.

Pour autant, les grêves ne sont pas une spécialité française. KLM, Lufthansa, Ryan Air ont récemment été touchées par des grèves dures.
a écrit le 16/08/2018 à 14:11 :
LE SNPL 😂 MDR
Quand on voit ce que le meilleur des représentants des pilotes Air France a donné avec Air Lib/AOM. Mort de rire si ce n'était grave. Le buen cynique J-C CORBET, chef du SNPL qui a conduit 3500 vies, personnes au chômage en 18 mois et qui a été condamné par la justice. Élu chef du SNPL Air France, aucun commentaire après coup de la part du comité exécutif ni des PNT air France.
Ce syndicat de pilotes qui eux se prennent pour des experts en gestion d'entreprise et en management alors qu'ils ne sont que des gestionnaires de paramètres de vol (comme je l'ai été avec humilité durant toute ma carrière) et pas les meilleurs du monde : regardez les incidents et accidents Air France impliquant à chaque fois les pilotes (Toronto, Rio pour les plus retentissants et j'en passe... ) et le classement sécurité d'Air France au niveau mondial.
Ce SNPL est juste une histoire drôle mais si grave. N'oubliez pas que les seuls pilotes au monde ayant vendu une catégorie de personnel (de cabine en l'occurrence) contre des gratifications, améliorations financières et de carrières sont ceux d'Air France. Avaient-ils menacé la direction d'Air France de 15 jours de grève pour changer les sondes sur A330 ?
Leur priorité n'a jamais été la sécurité ni la cohésion des salariés et encore moins des équipages mais celle de leurs intérêts uniquement financiers.

(Pnt retraité heureux d'une autre compagnie (non française). Oui on peut être pnt non Air France et avoir très bien vécu)

(Humilité, partage, don de soi et responsabilités. C'est une question d'éducation, d'éthique, d'intelligence et de confiance en l 'humain)
Réponse de le 16/08/2018 à 21:03 :
C’étaient pas des anciens d’air inter?
a écrit le 16/08/2018 à 13:25 :
Il était si bien ce Mr Janaillac...
a écrit le 16/08/2018 à 13:25 :
quels guignols ces pilotes... J’espère qu'il a prévu un bon parachute tout de même...
a écrit le 16/08/2018 à 13:24 :
Le SNPL , un club de racketteurs sur le dos de tous les autres personnels . Le pilote automatique est bien plus fiable et ne râle pas . Cette profession doit être recadrée .
a écrit le 16/08/2018 à 13:23 :
Le SNPL , un club de racketteurs sur le dos de tous les autres personnels . Le pilote automatique est bien plus fiable et ne râle pas . Cette profession doit être recadrée .
a écrit le 16/08/2018 à 13:05 :
espérons que les syndicaliste vont arrêter de détruire leur entreprise
a écrit le 16/08/2018 à 13:02 :
ah, ce bon racisme de gauche!
faudra que gerard filoche donne son avis sur la situation, pour savoir si c'est conforme a la morale socialiste, qui est plus que selective ( ' discriminatoire', comme dit l'usage)
a écrit le 16/08/2018 à 12:21 :
Un dépôt de bilan serait plus adéquat, cela finira par arriver, plus il est retardé plus
ce sera dommageable pour les salariés et l'entreprise.
Où comment un syndicat coule une entreprise.
a écrit le 16/08/2018 à 11:50 :
C'est comme les dockers de la CGT qui organisaient eux même le travail, qui avaient le monopole des embauches et fixaient les salaires, on a vu le résultat la décadence et la faillite des grands ports français malgré les aides de l'état.
a écrit le 16/08/2018 à 11:26 :
C’est une excellente nouvelle , un excellent recrutement pour notre belle Compagnie Nationale .
Vive Air France .
a écrit le 16/08/2018 à 11:11 :
Faut encore qu'il obtienne un permis de travail en france, et c'est pas gagné, les canadiens on les laisse pas rentrer aussi facilement que ça.
Réponse de le 16/08/2018 à 11:22 :
En plus si ça se trouve il est même pas menacé chez lui, encore un migrant économique qui vient manger le pain des français.
Réponse de le 16/08/2018 à 21:46 :
Le problème c'est qu'il n'y a plus de Français candidat au poste!
a écrit le 16/08/2018 à 10:52 :
AF marcherait mieux sous forme de coopérative autogérée par les salariés.Que les salariés rachètent le capital et montent leur coop,ça leur apprendra les réalités du terrain,et les sauvera d'un encadrement et d'un actionnariat trop cupides
Réponse de le 16/08/2018 à 11:01 :
Quand les ténèbres s’abattront sur notre pauvre monde, seuls les illuminés n'auront pas besoin de lampe de poche. Ce jour-là, vous aurez un avantage incontestable sur le reste de l'humanité...
Réponse de le 16/08/2018 à 11:13 :
Ca pourrait s'appeler air france sovietique
Réponse de le 16/08/2018 à 21:44 :
Vous énoncez une des meilleures solutions... la déconfiture ne va pas assez vite, mais il faut choisir le PDG au SNPL!
a écrit le 16/08/2018 à 10:26 :
L'intersyndicale ne veut pas d'un patron étranger. Les syndicats d'air France sont racistes mais cela ne dérange personne.
a écrit le 16/08/2018 à 10:23 :
pour sortir les contributeurs de LT de leur petit cocon anti-français et anti pilote.

Les personnels de KLM aussi ont émis des menaces de grêves pour les mêmes raisons que les pilotes d'AF.

Il semble donc que le nouveau président, quelque soit sa nationalité, n'aura pas d'autre choix que de négocier. Mettre les pilotes les deux épaules au sol, comme d'aucun le suggère, n'est même pas une option.

AF KLM a déjà des problèmes de recrutement et le trafic aérien explosant au niveau mondial les pilotes européens, qui sont très bien formés, n'ont aucun mal à se recaser ailleurs.
Réponse de le 16/08/2018 à 11:09 :
Oui, mais ça ne sera plus logé dans le confort douillé des beaux quartiers parisiens ou des hôtels particuliers de Senlis... A Abu Dhabi, Dubaï, Los Angeles, Manille, Bombay l'herbe est moins verte et on y trouve pas facilement des camemberts et des bouteilles de bordeaux. Et surtout il va falloir travailler un peu plus et un peu plus longtemps...
Réponse de le 16/08/2018 à 13:20 :
Je sais ca vous ennuie tout ce syndicalisme !

Mais même chez Ryanair ils font grêve ! Et Luftahnsa !
a écrit le 16/08/2018 à 10:20 :
Un canadien, quelle honte!!! N’y a r il de patron français capables de prendre les rênes d’AF.....
Air Canada accepterait elle un français à sa tête???
J’espère pour lui qu’il ne vient pas en ayant la volonté de passer en force, car sinon il y aura du degats....
a écrit le 16/08/2018 à 10:15 :
L'action du SNPL est vraiment efficace : il y a eu multiplication de rémunération par trois au sein de la compagnie ... mais, et ce n'est qu'un détail, au profit seul du DG.
a écrit le 16/08/2018 à 10:14 :
Un anglophone, encore un, décidément c'est une manie ! Comme si le fait de parler anglais pouvait résoudre les problèmes ... On commence à s'en apercevoir, en effet.
a écrit le 16/08/2018 à 9:57 :
C'est fini.
Le SNPL va connaitre l'enfer sur terre.
Ce type est un guerrier et n'aura de cesse de mettre tous les pilotes d'AF-KLM les deux épaules au sol.
La plus grande bêtise de ce syndicat est d'avoir éliminé électoralement le dernier des biens veillant. Il vont comprendre beaucoup trop tard ce qu'ils ont perdu.

Ils iront voir ailleurs combien sont payés leurs homologues ...
Et le réveille va être terrible.

GB
Réponse de le 16/08/2018 à 19:55 :
"Ce type est un guerrier et n'aura de cesse de mettre tous les pilotes d'AF-KLM les deux épaules au sol."
Bien sûr vous le connaissez intimement et vous croyez au sauveur providentiel... Le chef à poigne qui saura reconnaître les élus. MdR.
Pauvre France. (Et je ne dis pas çapour AF....)
a écrit le 16/08/2018 à 9:50 :
Je propose Jean-Marc PANACLOC parce que c'est le seul qui ne soit pas encore encarté.
Ou sinon de rapidement changer le statut pour le passer en statut de SCOOP avec vote à main levée tous les jours pour décide si on va travailler ou pas.
Et si on décide de ne pas travailler, on va en réunion pour être quand même payé. Les clients on s'en fout mais les sous, pas du tout...
a écrit le 16/08/2018 à 9:40 :
Il faut casser ce syndicat néfaste et destructeur.
Ben Smith a le bon profil pour ça.
Il a été nommé parce que l’État français a décidé de lâcher AF: il a rudement bien fait !
a écrit le 16/08/2018 à 9:35 :
Hélas, il faut un traitement de choc. Airfrance végète depuis des lustres et pareille à l'économie française, elle ne croît pas ou plus. Prix souvent plus élevés, service pas meilleur et grèves à répétition... Pourquoi ne pas avoir choisi un européen ? Je crois que le pdg néerlandais de klm était très bien, non ?
a écrit le 16/08/2018 à 8:27 :
En France, beaucoup estiment que les dirigeants doivent être nommés par le personnel..
Réponse de le 16/08/2018 à 9:17 :
Et pourquoi pas? Au moins il y aurait consensus.... Et moins de conflits sociaux....
Réponse de le 16/08/2018 à 9:32 :
En France beaucoup plus estime que la compagnie doit etre dissoute ou vendue au canada
Réponse de le 16/08/2018 à 10:07 :
Parfait pour obtenir le consensus évoqué par Olivier. Et au moins, un an après la liquidation de la société ils pourraient tous se serrer les coudes chez leur nouvel employeur: Paul Emploi...

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