Air France-KLM : les pilotes du SNPL menacent de faire grève à la rentrée, l'action chute
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Air france-klm: choix du nouveau pdg dans les prochaines semaines
Marcus Donner
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Air france-klm: choix du nouveau pdg dans les prochaines semaines
Marcus Donner
La question des salaires chez Air France-KLM est toujours sur la table. Chez nos confrères du Parisien, Philippe Evain, le président du premier syndicat de pilotes de la compagnie aérienne (SNPL), a menacé la direction d'une nouvelle grève de "quinze jours" à la rentrée si le futur Pdg de l'entreprise décide de ne pas reprendre la négociation (avortée) sur les salaires des pilotes.
Le risque d'une nouvelle crise sociale chez Air France-KLM a pesé (à nouveau) ce 13 août sur le cours de Bourse : dans les premiers échanges, l'action a perdu 5,27% à 8,478 euros, signant la plus forte baisse de l'indice SBF120 (0,55%). Depuis le début de l'année, le cours d'Air France-KLM a chuté d'environ 40%.
Sans patron depuis le départ de Jean-Marc Janaillac début mai, Air-France-KLM a décidé de tripler la rémunération de son futur Pdg pour attirer les candidats, au risque de jeter de l'huile sur le feu après l'échec des négociations salariales et les grèves à répétition du printemps.
Cet avertissement clair du SNPL fait écho à celui de l'intersyndicale d'Air France, dont les dix organisations ont annoncé fin juillet que "avec ou sans Pdg, dès le mois de septembre (...) le conflit pour les salaires reprendra et seul un accord pourra y mettre fin". Un regain de tension estivale lié aux atermoiements dans la désignation du successeur de Jean-MarcJanaillac. En juin, la nomination de Philippe Capron, énarque et directeur financier de Veolia, a tourné au fiasco après avoir été éventée dans la presse.
Comme nous l'avons évoqué la semaine dernière sur La Tribune, le comité de nomination d'Air France-KLM négocierait avec un candidat nord-américain baignant dans l'univers du transport aérien. Il s'agirait, selon les informations du Monde, de Benjamin Smith, le directeur de l'exploitation d'Air Canada, entré dans la compagnie aérienne canadienne en 2002 et membre du comité exécutif depuis 2007.
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Sur Twitter, Philippe Evain parle ni plus ni moins d'une "grave erreur".
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Par ailleurs, il souligne dans les colonnes du Parisien que "deux ou trois talents, des industriels, qui connaissent le marché européen, sont écartés sans aucune raison objective". Avant d'ajouter :
Paul Farges, représentant des pilotes actionnaires au conseil d'administration d'Air-France-KLM, s'étonne pour sa part, dans une tribune du JDD, du choix d'un candidat canadien, qui reviendrait à "placer Air France sous influence nord-américaine" et serait le signe que Paris "aurait renoncé à sa souveraineté aérienne".
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La nomination d'un non-Français à la tête d'Air France-KLM n'est plus un tabou, le groupe s'étant de plus en plus mondialisé après l'entrée à son capital il y a un an de la compagnie américaine Delta Air Lines et de China Eastern, tandis qu'un projet de coentreprise sur l'Atlantique Sud avec Air Europa a été dévoilé le 1er août. Pour rappel, les salariés détiennent 3,9% des actions de la société, loin derrière l'État français (14,3%) et les compagnies Delta Airlines et China Eastern, entrées l'an dernier au capital à hauteur de 8,8% chacune.
(avec AFP et Reuters)
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