Air France : les syndicats calment bizarrement le jeu

Le gouvernement dresse le portrait d'un patron pour air france
CHRISTIAN HARTMANN

Le gouvernement dresse le portrait d'un patron pour air france
CHRISTIAN HARTMANN
Virage sur l'aile pour l'intersyndicale d'Air France. La semaine dernière, elle menaçait la direction "d'un fort durcissement du conflit", en indiquant qu'elle se réunirait le 7 septembre pour déterminer les modalités d'action pour obtenir une revalorisation salariale pour les salariés. Aujourd'hui, elle calme le jeu en disant qu'elle n'a pas l'intention de lancer "de préavis ni d'ultimatum dans l'immédiat", selon des propos tenus par des sources syndicales à l'agence Reuters.
Pourtant, entre ces deux déclarations, les hausses de salaires obtenues par les pilotes de KLM avait accentué l'agacement des syndicats, déjà irrités par le refus de la direction d'Air France de reprendre les négociations tant que le nouveau directeur général, Ben Smith, n'avait pas pris ses fonctions.
Son arrivée officielle est prévue d'ici à la fin du mois. Mais les syndicalistes veulent le voir le plus vite possible.
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La volte-face est étrange. Ben Smith a-t-il envoyé en coulisse des messages rassurants ? L'intersyndicale a-t-elle compris qu'un préavis lancé avant l'arrivée du nouveau patron n'était peut-être pas approprié pour espérer une bonne mobilisation des salariés ? D'autant qu'une telle mesure n'aurait pas été envisagée si le candidat qu'elle soutenait pour prendre les rênes d'Air France-KLM avait été choisi.
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