Air France : les syndicats haussent le ton et menacent de faire grève à nouveau
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Air france: un nouveau pdg avant tout rapprochement, dit borne
Christian Hartmann
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Air france: un nouveau pdg avant tout rapprochement, dit borne
Christian Hartmann
Au football c'est qui s'appelle un match retour. L'intersyndicale de la compagnie Air France (CGT, FO, SUD, SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL et Alter) repart au combat après la grève de quinze jour entamée au premier trimestre 2018. Dans un communiqué commun diffusé jeudi 30 août, il a regretté "l'attitude totalement irresponsable des dirigeants d'Air France" et a menacé d'un "fort durcissement du conflit" pour arriver à ses fins.
Les syndicats s'émeuvent que près de quatre mois sans grève n'aient pas permis la reprise des discussion sur leur demande de hausse des salaires. Ils réclament un rattrapage générale de 5,1 % des salaires correspondant à l'inflation 2012-2017. Cette doléance avait provoqué quinze jours de grève en début d'année et le départ, en mai, du PDG Jean-Marc Janaillac suite au refus d'une proposition d'accord salarial pour une majorité des salariés. Les syndicats fustigent d'ailleurs le maintient du statu quo de la part de la direction en l'absence du nouveau patron d'Air France-KLM, Ben Smith, attendu au plus tard le 30 septembre.
L'intersyndicale"rendra publiques sous peu les actions qu'elle proposera à l'ensemble du corps social de la compagnie Air France pour rattraper et mettre fin définitivement au blocage des salaires", poursuit le texte. Une nouvelle intersyndicale doit se réunir le 7 septembre pour déterminer les modalités. Mardi 28 août, Vincent Salles, délégué CGT de la compagnie, évoquait de "fortes probabilités" d'une nouvelle grève. Pour cause, fin juillet, l'intersyndicale avait annoncé qu'avec ou sans PDG pour succéder à Jean-Marc Janaillac, le conflit pour les salaires reprendrait en septembre. Le syndicat de pilotes SNPL avait surenchéri par la suite en menaçant de "quinze jours de grève" si la négociation avortée sur les salaires ne reprenait pas. Ce qui est actuellement le cas.
(Avec AFP)
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