Alstom : pour sauver Belfort, des TGV pour des lignes Intercités et des autobus électriques  ?

Le plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui sera présenté mardi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, comprend une commande publique de 16 rames TGV et de leurs 32 motrices.

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(Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)

Le plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui sera présenté mardi par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, comprend une commande publique de 16 rames TGV et de leurs 32 motrices, a indiqué à l'agence Reuters un proche du dossier, confirmant des informations du Monde. Ce qui, à 30 millions d'euros la rame et ses deux motrices, constitue un contrat de près de 500 millions d'euros, sans que l'on sache à ce stade comment il sera financé ou qui exploitera ces nouveaux TGV (la SNCF ou un autre opérateur après l'ouverture à la concurrence du transport de passagers). Ces TGV ne seraient pas exploités sur des lignes à grande vitesse (LGV) mais Interciités.

"Ces rames de TGV seront mises sur des lignes Intercités, pas sur des lignes à grande vitesse", a précisé le même proche du dossier à Reuters.

Cette commande permettra d'assurer deux ans de travail au site de Belfort, de quoi combler partiellement un "trou" de trois ans dans les carnets de commande du groupe, en 2019-2020-2021, avant de retrouver de la visibilité en 2022 grâce au "TGV du futur".

Diversification du site

Ce site sera par ailleurs transformé par Alstom en centre européen de la maintenance ferroviaire, soit un investissement de 70 millions d'euros. Le groupe y produira aussi à l'avenir des autobus électriques, ajoute-t-on de mêmes sources.

Ces deux mesures doivent assurer à plus long terme la pérennité du site en constituant un début de diversification.

Des appels d'offres et des commandes étaient déjà dans les tuyaux mais ne suffisaient pas à garantir la pérennité de l'usine de Belfort sans affecter d'autres sites d'Alstom.C'est le cas de la fourniture à la SNCF de six rames de TGV pour la liaison Paris-Turin-Milan Paris ou de locomotives de secours pour les lignes à grande vitesse, deux dossiers sur lesquels les discussions se sont accélérées ces dernières semaines.

Eviter un nouveau Florange

Il y a également des appels d'offres en cours ou à venir pour la fourniture de nouvelles rames pour le RER francilien ou de trains dit "d'équilibre du territoire".

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, présentera mardi à Belfort les propositions du gouvernement aux représentants syndicaux d'Alstom et aux élus locaux en présence du président du groupe, Henri Poupart-Lafarge. -

Le gouvernement tentera ainsi d'éviter que le dossier Alstom ne se transforme en piège politique à sept mois de l'élection présidentielle.

L'enjeu immédiat est la survie du site historique du groupe, spécialisé dans la production de motrices, où 400 emplois sont en jeu, à quoi s'ajoutent quelque 800 emplois indirects, selon les estimations d'élus locaux.

La direction d'Alstom a annoncé le 7 septembre son transfert en Alsace pour cause de commandes publiques atones, réveillant immédiatement le spectre des hauts-fourneaux de Florange, en Moselle, dont le chef de l'Etat, François Hollande, n'a pas réussi à empêcher la fermeture définitive, malgré ses promesses.

"Mardi, nous sauverons le site d'Alstom à Belfort", a promis dimanche Manuel Valls.

Prudence

Les parlementaires du Territoire de Belfort, pourtant membres de l'opposition, se montrent plutôt satisfaits de la façon dont ils ont été associés à la recherche d'une solution, à laquelle les collectivités territoriales participeront aussi par le biais d'investissements.

"Je pense que le gouvernement a travaillé avec sérieux et demain on devrait avoir un certain nombre d'annonces qui vont dans le bon sens", a ainsi déclaré à Reuters le député-maire Les Républicains de Belfort, Damien Meslot.

Les élus locaux interrogés se montrent cependant prudents et souhaitent la mise en place d'un comité de suivi pour garantir que les engagements du gouvernement et d'Alstom seront bien mis en oeuvre au-delà de la présidentielle.

La même prudence est observée du côté des syndicats.

"Il faut que ce soit d'un autre niveau que quelques commandes", a ainsi dit à Reuters Claude Mandart, coordinateur CFE-CGC. "La diversification est incontournable et il faut vraiment une relance de la politique ferroviaire en France."

Les discussions engagées depuis début septembre par le gouvernement avec la direction d'Alstom et les autres acteurs de la filière ferroviaire dépassent le sort de Belfort.

Si le groupe, recentré sur ses activités ferroviaires depuis la cession de sa branche énergie à General Electric, a un carnet de commandes de plus de 30 milliards d'euros, il le doit à ses commandes internationales et ses activités à l'étranger. En France, où Alstom a environ 9.000 salariés sur quelque 31.000 personnes employées dans une soixantaine de pays, plusieurs sites souffrent de la faiblesse des commandes nationales ou de la concurrence d'autres constructeurs.

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Commentaires 19
à écrit le 05/10/2016 à 0:40
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L'Etat devrait surtout avoir une stratégie industrielle.

à écrit le 04/10/2016 à 20:34
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Voir des politiciens exercer enfin leur fonction de dirigeants est une bonne chose, surtout quand il s'agit de la perspective de chômeurs en plus. Mais là s'arrête le compliment. Comment peut-on admettre un comportement à la hussarde, nous ne sommes ...

à écrit le 04/10/2016 à 14:23
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Les promesses de l'Etat reviennent à 1.25 million d'euros par emploi sauvé!!! en septembre il y a eu 50000 emplois de perdus: faites le compte: cela aurait coûté à l'Etat 62.5 milliards d'euros s'il avait voulu les sauver. Est-ce que le contribuable ...

à écrit le 04/10/2016 à 11:01
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C'est excellent tout cela. Bon ils auraient pu l'éviter en étant un peu plus attentif aux problèmes des Français.

à écrit le 04/10/2016 à 10:43
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15 rames pour l'état, c'est parfait ils pourrons tenir les conseils des ministres dans un train qui circulera dans toutes la France. Le président aura son appartement et l'on pourra mettre en vente l'Elysée. De grosses économie en perspective.

à écrit le 04/10/2016 à 10:43
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15 rames pour l'état, c'est parfait ils pourrons tenir les conseils des ministres dans un train qui circulera dans toutes la France. Le président aura son appartement et l'on pourra mettre en vente l'Elysée. De grosses économie en perspective.

à écrit le 04/10/2016 à 10:12
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Le gouvernement pourra peut être expliqué au français pourquoi ils doivent acheter des TGV inter cité pour 500 millions d'euros alors que des inter cité normaux offrant les même prestation notamment de vitesse coute trois fois moins chère (le même no...

le 04/10/2016 à 14:45
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Le carnet de commande n'implique pas que les produits vendus soient réalisés en France avec des matières premières provenant de l'industrie française. La vision comptable de résultats n'a pas forcément un impact comparable au niveau de l'emploi chez ...

à écrit le 04/10/2016 à 9:43
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on voit que droite comme gauche ne calculent qu'en voix ,pas en euros d'où l'etat de la FRANCE

à écrit le 04/10/2016 à 9:30
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L'agonie de cette ploutocratie est lente, tres lente. En attendant les con tribuables vont devoir signer des cheques.

à écrit le 04/10/2016 à 9:16
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anti nationalisation par principe, il me semble qu'à ce niveau de bétise, celle-ci devrait pourtant être obligatoire... quel est l'engagement d'Alstom en face de cette commande de complaisance ? produira-t-il les trains à marge zéro ? je ne le...

à écrit le 04/10/2016 à 9:02
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Encore un polytechnicien qui perçoit à titre personnel plus de 2 millions d'euros de salaire provenant de l'argent public. Cette oligarchie (renault, peugeot, sfr, thales, air france etc.) est composée d'une clique d'individus qui n'ont, de leur vie,...

à écrit le 04/10/2016 à 8:41
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ha ! quelle stratégie politique ..le résultat est la

à écrit le 04/10/2016 à 8:10
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Quelques dizaines de km au sud il y a un fabricant de montures de lunettes qui est aussi dans la mouise. On parle de centaines d'emplois menacés, y'a moyen de les aider? Ca coutera pas 500 million je vous rassure.

à écrit le 04/10/2016 à 8:04
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On rêve là ? Alsthom ne va pas mal et il faut que la restructuration se fasse sinon que se passera t il la prochaine fois ? Belfort restera ouvert mais Reichshoffen fermera ou un autre site en France ?

à écrit le 04/10/2016 à 7:38
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Des entreprises en faillite, leurs patrons incompétents se gavent et elles finissent à la charge de la collectivité...! Elle est pas belle la vie économique libérale !

à écrit le 04/10/2016 à 7:33
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Alstom disparaitra à cause des charges sociales. Les charges sociales doivent être réparties sur la production et sur la consommation pour réduire le cout du travail. Quand le comprendrons nous?

le 04/10/2016 à 15:07
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Alstom disparaîtra parce qu'il est de plus en plus petit. Dans les années 60, c'était un fleuron de l'industrie française par sa diversification dans une forme de conglomérat d'industries complémentaires. le manque de vision de ses patrons successifs...

à écrit le 04/10/2016 à 6:26
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ce gouvernement qui est actionnaire d'alstom mette tout en œuvre pour virer les dirigeants qui ont voulu fermer le site de Belfort avec la meme energie que lui impose les pdg de grouppe donc il est actionnaires

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