Alstom sera-t-il privilégié dans les appels d'offres en cours ? Un concurrent le craint

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Après l'emballement médiatique autour de la fermeture du site de Belfort, les déclarations du chef de l'Etat indiquant lundi qu'il fallait "apporter des commandes à Alstom", l'énumération le lendemain des cinq dossiers en cours pouvant sauver le site de Belfort par secrétaire d'Etat aux Transports, le constructeur espagnol CAF,craint un parasitage des les appels d'offres en cours.
Le groupe espagnol est en lice pour deux appels d'offres : le premier portant sur 12 locomotives pour la RATP et le second pour 274 RER NG (nouvelle génération) en Île-de-France, un contrat d'une valeur de 3,5 milliards d'euros. Deux contrats évoqués par Alain Vidalies. La construction des 12 locomotives assurerait, selon lui, « 3 ou 4 mois d'activité à Belfort ». Le contrat géant du STIF (syndicat des transports d'Île-de-France) ne concerne pas à proprement parler Belfort.
La pression est forte sur les épaules de ces décideurs du STIF et de la RATP. Si CAF était choisi au détriment de l'industriel français, le retentissement serait énorme.
Déjà, sur la préparation du cahier des charges de l'appel d'offres que va lancer l'Etat d'ici à la fin de l'année pour une vingtaine de trains d"équilibre du territoire, Alain Vidalies a déjà fait le choix de la vitesse : 200 km/h qui, comme il le reconnaît "n'est pas le mauvais choix pour Alstom".
Dans une tribune publiée dans les Echos, le député PS de Gironde Gilles Savary estime pour sa part qu'Alstom paye son "addiction" aux commandes publiques en France.
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Gilles Savary plaide pour que les sites français du groupe, jusqu'à présent essentiellement dédiés selon lui à la commande publique française, puissent bénéficier du dynamisme du groupe à l'international où Alstom a notamment décroché une mégacommande aux Etats-Unis.
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