Interrogé ce dimanche lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI", le Premier ministre n'a pas hésité à affirmer "Mardi nous sauverons le site d'Alstom à Belfort", ajoutant que "l'activité ferroviaire à Belfort sera maintenue".
Une réunion de travail est programmée mardi à Belfort entre le secrétaire d'Etat à l'Industrie, les syndicats et la direction d'Alstom. A cette occasion, Christophe Sirugue leur présentera ses propositions pour le sauvetage du site. Lors de son entretien, Manuel Valls a notamment évoqué le rôle de la commande publique et celui des investissements consentis par l'entreprise, ainsi que les projets du "TGV du futur", et du "bus du futur".
Le Journal du Dimanche rapporte d'ailleurs comment, en coulisse, l'Etat fait pression sur la SNCF afin qu'elle avance sa commande de six TGV pour la ligne Paris-Turin-Milan. Mais la SNCF, dont la dette, que l'Etat ne veut pas reprendre, s'élève à 50 milliards d'euros, n'est pas pressée de passer commande. Elle voudrait prendre le temps de négocier pour obtenir des prix plus bas. Un sujet débattu entre les trois partie prenantes.
Le JDD évoque également la possibilité de commandes par l'Etat de trains Intercités.
Le site historique du groupe, où Alstom est installé depuis 1879 et qui a vu naître le premier TGV, est confronté à un creux dans ses commandes susceptible de durer deux ans. Dans ce contexte, le PDG de l'entreprise Henri Poupart-Lafarge a annoncé son projet de ne conserver à Belfort que les activités de maintenance, ce qui entraînerait la suppression de 400 emplois sur un total de 480.
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Cette annonce avait fait grand bruit dans le monde politique français, et lors d'une convocation du PDG à l'Elysée le 12 septembre, François Hollande avait fixé comme "objectif" la pérennisation du site de Belfort.
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