Après une entrée en Bourse décevante, Uber fait le ménage dans sa direction

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(Crédits : Kacper Pempel)
L'entreprise de VTC a congédié son directeur opérationnel, qui fait souvent office de numéro deux, ainsi que le responsable marketing. Le Pdg, Dara Khosrowshahi, souhaite "s'impliquer davantage".

Uber a annoncé vendredi le départ de deux hauts responsables, signe que son patron Dara Khosrowshahi souhaite asseoir davantage son pouvoir un mois pile après une entrée en Bourse très décevante. Les départs du directeur opérationnel (COO, qui a souvent le rôle de numéro deux) et du responsable marketing ôtent un niveau hiérarchique : les équipes des deux plateformes du groupe --la réservation de voitures et la livraison de repas UberEats-- en réfèreront désormais directement à M. Khosrowshahi, selon un email interne dont l'AFP a obtenu copie.

Maintenant que l'entrée en Bourse est passée, "j'ai désormais la possibilité de m'impliquer davantage, au quotidien, dans nos deux principales activités", a indiqué le dirigeant dans ce courriel adressé aux employés du groupe américain. C'est pour lui un gage d'efficacité, au moment où Uber veut devenir une vaste plateforme de mobilités, un "Amazon des transports", diversifié dans d'autres activités que la réservation de voitures, véritable gouffre financier dont la rentabilité n'est pas pour l'instant pas à l'horizon.

Une perte d'un milliard de dollars au premier trimestre

Outre UberEats, le groupe est présent aussi dans les vélos et trottinettes électriques en libre-service mais aussi dans la livraison de marchandises par camion et même les trajets en hélicoptères, avec UberAIR, ou encore la voiture autonome.

"Il n'y a jamais de bon moment pour annoncer des départs ou des changements comme ceux-ci mais avec l'entrée en Bourse derrière nous, j'ai pensé que c'était le moment de simplifier notre (organisation)", a encore écrit Dara Khosrowshahi.

Uber a fini la séance vendredi à 44,16 dollars alors qu'il était entré à Wall Street à 45 dollars. Il avait fini sa première journée de cotation en baisse de 8%, une sortie de route inhabituelle pour une opération de cette ampleur. Au premier trimestre, Uber a accusé une perte d'un milliard de dollars, pour un chiffre d'affaires de 3,1 milliards.

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Commentaires
a écrit le 10/06/2019 à 9:42 :
il y a un moment où la réalité économique..... oblige a regarder a la réalité........en face....
un chauffeur une voiture l entretien et l essence ça a un coût....
si on veut être chez le client en trois mon.....il faut une bardée de voitures dispos ...mais qui vont bosser deux heures par jour......le reste du temps , soient les chauffeurs restent au garage mais....ne gagnent plus leur vie, soit il sont dispo et Uber baisse des tarifs pour qu ils bossent.....et la, cata pour tout le monde.....
trop d offre tu l offre.....
a écrit le 10/06/2019 à 0:13 :
Quand on est mono produit.... la prise de risque est importante, d'autant plus que l'activité "transport" n'est pas révolutionnaire, c'est la manière de faire qui est inhabituelle, et manifestement le concept ne paie pas. S'il n'y a pas de diversification rapide (autre que le transport), je vois mal comment Uber sera rentable.
a écrit le 08/06/2019 à 10:20 :
Leur modèle reposant sur le dumping social semble tellement à contre courant de l'air du temps que même en licenciant la direction je ne vois pas ce qu'ils vont pouvoir faire dans l'avenir.

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