Bruxelles planche sur "un fonds européen de garantie pour le remboursement des billets d'avion" (Adina Valean)
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LA TRIBUNE - La pandémie a été à l'origine d'une crise sans précédent. Attendez-vous une reprise dans les mois qui viennent ?
ADINA-IONA VALEAN - L'an passé la reprise temporaire du trafic durant l'été a été suivie d'une longue période de stagnation. Le risque d'un nouveau variant étant toujours présent, cela pourrait remettre en cause rapidement un scénario optimiste. Selon les estimations, le trafic ne devrait pas revenir au niveau de 2019, avant 2023, 2024 ou 2025. Depuis le début de la crise, la Commission a pris de nombreuses mesures pour aider l'industrie du transport aérien dans son ensemble à surmonter les effets terribles de cette pandémie. Pour éviter les vols "fantômes", nous avons autorisé l'an dernier les compagnies aériennes à ne pas utiliser leurs créneaux horaires, sans prendre le risque de les perdre l'année d'après, conformément au règlement européen sur les créneaux horaires. Il faut en principe qu'une compagnie aérienne utilise au moins 80% de ses créneaux pour éviter de perdre ses droits historiques. Nous préparons actuellement une extension du « slot relief » pour la saison d'hiver 2021/2022. Concernant les soutiens financiers, la Commission a mis en place un cadre temporaire et flexible pour que chaque Etat puisse apporter des aides à leurs compagnies aériennes et aux aéroports en difficulté, dans le respect des règles. S'il faut attendre 2025 pour avoir une reprise complète de l'activité, beaucoup de dettes se seront accumulées, et l'industrie aura sans doute besoin de temps pour faire face à ces défis.
Les passeports sanitaires seront-ils suffisants pour permettre aux passagers de voyager à nouveau facilement ?
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Je l'espère. C'est pour cela que la Commission a proposé aux Etats membres une approche commune, celle d'avoir les mêmes certificats Covid, afin que la reprise du trafic soit aussi homogène que possible. J'espère que le pass sanitaire aidera nos citoyens à voyager sans le poids des quarantaines et des tests systématiques. Mais cela dépendra aussi de la situation sanitaire le moment venu, et des décisions des dirigeants de chaque pays. Au niveau européen, nous nous basons sur des données scientifiques pour déterminer les zones oranges ou rouges, et espérons que cet été, à partir du 1er juillet, le pass sanitaire sera mis en place par tous les Etats membres. La question demeure sur le système de vérification de ces certificats. Nous travaillons avec l'industrie afin de déterminer le meilleur moyen de mise en œuvre, qui soit homogène et efficace.
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