Crash de l'A320 : vers la thèse du suicide du copilote

Le procureur de Marseille a donné des détails sur l'écoute de la boîte noire après le crash de l'A320 de la compagnie Germanwings. Le copilote était seul dans le cockpit, et c'est lui qui a actionné les commandes de descente de l'appareil.
Le procureur de Marseille, Brice Robin, s'appuyant sur les résultats des écoutes de la boîte noire retrouvée sur les lieux du crash, a expliqué que  c'est bien le copilote, et non le pilote, qui s'est retrouvé seul dans le cockpit quelques minutes avant le crash. L'identité du copilote a été révélée. Il s'agit d'Andreas Lubitz, un Allemand de 28 ans. (Photo prise en juin 2014, au moment de l'affaire Pastor)
Le procureur de Marseille, Brice Robin, s'appuyant sur les résultats des écoutes de la boîte noire retrouvée sur les lieux du crash, a expliqué que c'est bien le copilote, et non le pilote, qui s'est retrouvé seul dans le cockpit quelques minutes avant le crash. L'identité du copilote a été révélée. Il s'agit d'Andreas Lubitz, un Allemand de 28 ans. (Photo prise en juin 2014, au moment de l'affaire Pastor) (Crédits : Reuters)

L'enquête sur le crash s'oriente vers la thèse du suicide, selon les éléments fournis jeudi 26 mars par le procureur de Marseille, Brice Robin. Selon lui, c'est bien le copilote, et non le pilote, qui s'est retrouvé seul dans le cockpit quelques minutes avant le crash. L'identité du copilote a été révélée. Il s'agit d'Andreas Lubitz, un Allemand de 28 ans.

Le procureur de Marseille a retracé le fil des événements avant le crash. Durant les vingt premières minutes du vol, les deux pilotes ont conversé "de manière courtoise". Mais ensuite, alors que "l'on entend le commandant de bord préparer le briefing de l'atterrissage", les réponses du copilote "deviennent laconiques", explique le procureur, s'appuyant sur les résultats des écoutes de la boîte noire retrouvée sur les lieux du crash.

"Action volontaire"

Le commandant de bord demande ensuite à son copilote de prendre les commandes, vraisemblablement "pour satisfaire un besoin naturel". Le copilote est alors seul aux commandes et seul dans le cockpit. Il active "les boutons du Flight Monitoring System", pour faire descendre l'avion. Le procureur de Marseille précise que cette action ne "peut être que volontaire".

"On entend ensuite le commandant de bord appeler pour entrer dans la cabine", poursuit Brice Robin. Mais le copilote ne donne "aucune réponse". Pour écarter la thèse du malaise, le procureur de Marseille précise que, à partir de ce moment et jusqu'au crash de l'avion, "on entend un bruit de respiration" qu'il qualifie de "normale".

La conduite du copilote de l'Airbus A320 de Germanwings "peut s'analyser comme une volonté de détruire l'avion", a ajouté le procureur. Mais la thèse terroriste n'est pas privilégiée pour le moment. "Rien ne permet de dire qu'il s'agit d'un attentat terroriste", a-t-il conclu. C'est ce qu'affirme également le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizière.

La réponse de la Lufthansa

Carsten Spohr, PDG de la Lufthansa, maison-mère de Germanwings, s'est exprimée lors d'une conférence de presse, assurant

"cette tragédie ne remet aucunement en question la confiance que nous avons dans nos pilotes. Ce sont les meilleurs au monde".

Le copilote de l'Airbus A320 avait suivi les formations imposées par la Lufthansa et passé tous les tests psychologiques nécessaires avant de prendre les commandes, a expliqué Carsten Spohr. "Il était tout à fait apte à piloter l'avion".

Quant au verrouillage de la porte du cockpit, le PDG de la Lufthansa a précisé qu'il s'agit d'une obligation depuis les attentats du 11 septembre 2001. "Mais le commandant peut utiliser un code pour ouvrir la porte de l'extérieur. Donc deux choses ont pu se passer : soit il ne connaissait pas le code, soit il l'a tapé mais le copilote avait verrouillé le code pour bloquer l'ouverture de la porte", a-t-il ajouté.

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Commentaires 7
à écrit le 26/03/2015 à 21:47
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C'est certainement un suicide, mais les victimes sont à mettre au compte d'alquaida, car, sans le 11 septembre, les portes des cockpits ne seraient ni fermées, ni blindées.

à écrit le 26/03/2015 à 16:51
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Si la thèse du suicide se vérifie, il faut avoir un sacré égo pour entraîner avec soi 149 autres personnes, en plus du coût exorbitant qui doit se chiffrer en millions d'euros?

le 27/03/2015 à 18:01
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Ou un sacré desespoir qui fait perdre toutes les notions de notre société...

à écrit le 26/03/2015 à 16:41
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il y a un précédente : celui de l'Europe de Bruxelles, pendant que François est parti se soulager, Angela a actionner le bouton de descente

le 27/03/2015 à 18:02
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150 victimes assassinées... Mais oui, continuez vos blagues de comptoir sur l'Europe, c'est le moment. Je suis mort de rire, vous en avez d'autres ?

à écrit le 26/03/2015 à 16:18
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Et si c était un attenta ?

à écrit le 26/03/2015 à 15:20
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Pauvres gens. Lorsqu'on se suicide (si c'est officiel) on n'entraîne pas avec soi d'autres personnes. Au moins c'est premiers éléments de l'enquête feront taire les commentateurs qui prédisaient la fin d'Airbus

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