Immobilier : les taux de crédits ont fondu en 2024
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La baisse des taux a encouragé les candidats à l'achat d'un logement et le marché « a maintenant renoué avec son dynamisme passé », assure Crédit Logement.
Prathankarnpap©/AdobeStock
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La baisse des taux a encouragé les candidats à l'achat d'un logement et le marché « a maintenant renoué avec son dynamisme passé », assure Crédit Logement.
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Le taux moyen des crédits immobiliers a « constamment reculé » en 2024, pour s'établir à 3,38 % au quatrième trimestre, contre 4,20 % un an plus tôt, tandis que le nombre de prêts accordés est reparti en forte hausse, selon les calculs de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiés mardi.
Sur la deuxième partie de 2024, ce reflux s'est appuyé sur « trois diminutions des taux de refinancement de la Banque centrale européenne (BCE) », explique l'organisation. « La baisse des taux se poursuit en janvier 2025 », indique l'Observatoire, avec un taux moyen « affiché à 3,24% ».
Cependant, s'il recule, le taux moyen des prêts immobiliers est encore loin de son niveau du printemps 2022, lorsqu'il était encore à peine supérieur à 1 %. Toujours est-il que cette baisse des taux, que l'Observatoire Crédit Logement qualifie de « rapide », « traduit la volonté des banques de redynamiser un marché de l'immobilier en récession ».
Ainsi, la baisse des taux a encouragé les candidats à l'achat d'un logement et le marché « a maintenant renoué avec son dynamisme passé », assure Crédit Logement. Au quatrième trimestre de 2024, la production de crédits - les montants prêtés - a notamment augmenté de 43 %, et le nombre de prêts accordés a crû de 50 % en glissement annuel. Des chiffres qui corroborent ceux de la Banque de France pour qui la production de crédits immobiliers a dépassé les 10 milliards d'euros en octobre, en progression par rapport à septembre.
Les candidats à un emprunt immobilier « ont été rassurés par le ralentissement de l'inflation, le recul des taux de crédits et une offre bancaire plus dynamique », résume Crédit Logement.
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Seul indicateur à rester sur la même dynamique que l'année dernière, la durée moyenne des prêts accordés connaît un « allongement inédit », à 249 mois au quatrième trimestre de 2024, soit 20 ans et 9 mois, un mois de plus que l'année dernière. Elle était de 13,6 ans en 2001 et 17,1 ans en 2014. Selon l'Observatoire, cet allongement de la durée des prêts permet aux banques de compléter « l'effet baisse des taux de crédits » et de faciliter « l'amélioration de la solvabilité de la demande ».
Si les choses se sont nettement améliorées, la dynamique va-t-elle se poursuivre? Les avis sont divisés. Ainsi, « les baisses sont moins prononcées, mais nous devrions converger vers les 3,2-3,3% à la fin de l'année pour un crédit à 20 ans », affirmait, à La Tribune en décembre, Pierre Chapon, président de Pretto, qui table cependant sur la poursuite du rebond du marché.
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À l'inverse, certains courtiers pensent que l'incertitude politique française pourrait faire rebondir le taux d'emprunt à 10 ans de la France et, par ricochet, les coûts des crédits. « Au mieux, ils ne bougeront pas, au pire, ils vont remonter », alertait auprès de La Tribune toujours en décembre, la directrice de la communication de Meilleurtaux, Maël Bernier. Et d'ajouter « les gens qui ont une offre de prêt aujourd'hui feraient mieux de signer tout de suite ».
(Avec AFP)
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