Air France, Lufthansa, IAG... La demande sur les États-unis résiste à Trump
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British Airways va continuer de centrer le développement ses capacités vers l'Amérique du Nord.
John Sibley
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British Airways va continuer de centrer le développement ses capacités vers l'Amérique du Nord.
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Donald Trump ne peut pas avoir d'effet sur tout. C'est le cas des vols transatlantiques, du moins pour les compagnies européennes. Depuis leurs résultats annuels jusqu'à ces derniers jours, les trois acteurs majeurs que sont Air France-KLM, Lufthansa et IAG ont assuré que la demande restait forte, en dépit des tensions géopolitiques et de la guerre commerciale menée par les États-Unis avec ses principaux partenaires économiques. Chacun affirme sa confiance dans le marché nord-américain, qui devrait rester au cœur de leurs développements respectifs en 2025.
« A ce jour, nous ne voyons aucun changement important dans les réservations depuis ou vers les États-Unis », assurait il y a encore quelques jours Benjamin Smith, directeur général d'Air France-KLM. Une affirmation reprise cette semaine par Anne Rigail, directrice générale d'Air France, à l'occasion de la présentation de la nouvelle La Première : « Nous sommes extrêmement vigilants, mais à ce stade nous ne voyons aucun infléchissement ».
Le son de cloche est le même chez ses principaux concurrents européens. Lors des résultats de Lufthansa, le directeur général du groupe Carsten Spohr a affirmé « continuer de voir une demande très forte sur l'Atlantique Nord avec un marché robuste et durable ». Nicholas Cadbury, directeur financier d'IAG, ne dit pas autre chose assurant que la forte dynamique sur le marché transatlantique se confirme au premier trimestre.
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Ce début d'année s'inscrit dans la continuité de la fin d'année dernière. En effet, le marché nord-américain a été central dans les bonnes performances réalisées par les groupes européens au quatrième trimestre 2024, Benjamin Smith parlant du « point fort des ventes », Carsten Spohr mettant en avant une croissance plus forte que sur les autres marchés (excepté l'Asie-Pacifique qui est en phase de rattrapage) et rentable, et Nicholas Cadbury ne revenant toujours pas de la croissance à deux chiffres de ses rendements par rapport au dernier trimestre 2023.